Mikaël Robidoux est l’un des joueurs les plus craints de la ligue.

Cataractes: «on ne se fera plus brasser»

Shawinigan — Martin Mondou n’a pas chômé au cours des derniers jours. Dimanche, lors de l’ouverture du marché des transactions, le directeur-gérant des Cataractes a officialisé quelques transactions, dont deux auront un certain impact à court terme.

Dans un premier temps, comme le rapportait Le Nouvelliste samedi, il a mis la main sur le gardien Justin Blanchette, cédant Lucas Fitzpatrick en retour. Puis, il a acquis Mikaël Robidoux, l’un des joueurs les plus craints dans la LHJMQ, en retour d’un choix de quatrième tour.

«Blanchette avait besoin d’un nouveau départ, Fitzpatrick aussi. Blanchette est un compétitieur, un gars de caractère. Ce genre de joueur peut parfois se mettre les pieds dans les plats. Mais ici, il part avec une page blanche et il aura l’occasion de continuer à développer son beau potentiel», a indiqué Mondou.

«Quant à Robidoux, c’est un gars qui s’en vient offrir un peu de sécurité et d’espace à nos jeunes. On ne se fera plus brasser en deuxième moitié de saison. Robidoux a passé toute sa carrière avec les Remparts, souvent c’est un signe qui ne ment pas. Notre entraîneur [Daniel Renaud] le connaît très bien. On sait qu’il sera en mesure de nous donner un coup de main.»

Les emplettes de Mondou ne sont peut-être pas terminées. Le directeur-gérant n’a rien contre brasser sa soupe à nouveau si l’occasion se présente. «C’est une saison de hauts et de bas. On voit que nos jeunes sont bons. Il faut être patients avec eux, mais déjà, ils vont chercher beaucoup de millage. Par contre, il y a des petites choses au sein de l’équipe que nous aimons moins et c’est la raison pour laquelle nous avons procédé à des transactions et que mon téléphone reste ouvert.»

Il faut s’attendre encore à du mouvement en défensive. Surtout que Benjamin Thibeault a avisé l’équipe qu’il mettait fin à son expérience de retour au jeu. «Il a joué quelques matchs, il devait maintenant prendre une décision. Visiblement, le feu est éteint. C’est correct, il est venu valider son choix, c’est ce qu’on lui offrait. On doit maintenant se tourner vers d’autres solutions pour améliorer notre défensive.»

Blanchette a hâte

Si les transactions ont été officialisées dimanche, Blanchette a quand même assisté au match de sa nouvelle équipe samedi. Le gardien de 18 ans disait avoir hâte de remettre les grosses jambières. «Steve Ahern a fait son show dans les médias de Baie-Comeau, c’est son droit. Moi, je vais me contenter de dire que je n’étais plus sur la même longueur d’onde que le Drakkar. Et que je suis très heureux de rejoindre les rangs d’une organisation de première classe.»

Blanchette quitte une équipe de première place, pour une autre qui se bat pour entrer en séries. Mais n’allez pas croire que ce nouveau casting l’indispose. «Je sais à quoi m’attendre, j’étais dans la même situation lors des deux saisons précédentes. Mon boulot, c’est de donner une chance à l’équipe de gagner. Tous mes efforts seront concentrés là-dessus», promet-il.

Celui qui fait le chemin inverse était dans le même état d’esprit. «Un changement décor peut être bénéfique pour moi. C’est une certaine surprise d’aller à Baie-Comeau, mais c’est une belle surprise. Une belle opportunité m’attend là-bas», expliquait pour sa part Fitzpatrick.

Robidoux en état de choc

Mikaël Robidoux acceptait quant à lui difficilement son départ de Québec. «J’ai toujours pensé que je finirais ma carrière junior avec les Remparts», disait-il, dimanche matin.

Robidoux a appris la nouvelle après la défaite de 2-1 contre Chicoutimi, samedi soir, quand l’entraîneur-chef et directeur général Patrick Roy l’a convié dans son bureau. «Il m’a juste dit que j’étais échangé à Shawinigan et qu’il me remerciait pour mes services. Il ne m’a pas expliqué pourquoi, mais je le comprends, car j’ai grandi dans la mentalité de Philippe [Boucher]», soulignait le joueur qui en était à sa quatrième saison à Québec.

Robidoux admettait même avoir été en état de choc dans les minutes ayant suivi l’annonce. Il était d’ailleurs encore un peu secoué lorsqu’on lui a parlé, dimanche matin. «J’ai toujours eu le logo des Remparts tatoué sur le coeur, j’ai failli mourir l’an passé avec le chandail de l’équipe sur le dos. Je l’avoue, j’ai été pris par surprise, car je pensais vraiment être à Québec pour y rester», soulignait l’auteur de 15 buts et 32 points en 149 matchs.

Le passage de Robidoux à Québec a été marqué de plusieurs suspensions, dont une récente de 15 matchs en début de campagne. La saison dernière, il avait raté les deux derniers mois du calendrier en raison de l’ablation de la rate.

Avec Le Soleil