Les Cataractes ont perdu 4-2, vendredi soir, contre le Phoenix à Sherbrooke.

Cataractes: la maturité fait la différence

Sherbrooke — Les Cataractes n’ont peut-être pas ramené de points de Sherbrooke, mais ils ont néanmoins prouvé qu’ils pouvaient tenir tête à l’équipe de l’heure dans la LHJMQ. C’est finalement un filet d’Alex-Olivier Voyer, réussi avec un peu plus de six minutes à écouler au match, qui a départagé les deux clubs dans une victoire de 4-2 du Phoenix à Sherbrooke.

Le premier duel de cette courte série aller-retour qui se terminera dimanche à Shawinigan a été l’affaire des vétérans et des gardiens. Justin Blanchette a tiré son épingle du jeu avec 37 arrêts, Samuel Hlavaj a été moins testé mais il a brillé sur de grosses chances de marquer des visiteurs, surtout dans la première moitié du match.

Les locaux ont eu droit à une excellente prestation de leur vétéran de 20 ans Félix Robert, auteur d’un doublé. L’autre attaquant de 20 ans de l’équipe, Voyer, a arraché le but vainqueur.

Chez les Cataractes, avec la suspension de Jordan Lepage, Daniel Renaud a attaqué le match avec un seul vétéran de 20 ans. Mikaël Robidoux a vidé le réservoir à essence et sa fougue a produit les deux buts de son équipe. Renaud a eu beau réduire son banc et utiliser à profusion ses meilleurs éléments, il n’a pas obtenu plus de production offensive.

En fin de soirée, Samuel Poulin a scellé l’issue de ce match enlevant et serré en touchant la cible dans un filet désert. «Le plan, c’était de garder le match le plus serré possible. À 2-2 après 40 minutes, nous étions là. Maintenant, c’est sûr que cette année, on ne veut pas compétitionner, on veut gagner, alors on ne peut se satisfaire d’une défaite de 4-2», martelait Daniel Renaud, qui commence à s’impatienter des problèmes de son avantage numérique. En début de match, les Cataractes ont bousillé un cinq contre trois de deux minutes. Ils ont eu de belles chances, c’est vrai, sans être en mesure de faire briller la petite lumière rouge.

«C’est la différence entre un jeu de puissance qui roule à 13 % et un autre comme le Phoenix qui marche à 30 %. On n’arrive pas à profiter de nos chances, ça fait mal. Si on marque sur cette séquence, c’est peut-être un match différent. Le Phoenix forme l’une des équipes les plus vieilles de la ligue, nous on a la 3e plus jeune. Nos gars ont fait du bon boulot pour compétitionner, mais ce fut insuffisant», se désolait le pilote des Cataractes, qui a aussi dû se passer des services de Vasily Ponomarev, malade.

Le Russe de 17 ans devrait toutefois être à son poste pour le match retour dimanche. Une confrontation que Robidoux espère plus robuste. «Ce sont des petites erreurs mentales qui nous ont coulés aujourd’hui. Le Phoenix est perçu comme la meilleure équipe de la ligue, c’est le genre de formation qui te fait payer cher chacune de tes erreurs. Son premier trio a été très menaçant ce soir, il faudra trouver une façon de le ralentir dimanche. La meilleure façon, c’est de le frapper. Nous sommes en mesure, comme équipe, de livrer une performance plus physique», promettait l’ex-joueur des Remparts.

Dans l’autre vestiaire, Stéphane Julien vantait les deux gardiens. «J’ai trouvé mes défenseurs excellents. Ils ont fait le travail lors du cinq contre trois des Cataractes et Samuel Hlavaj a réalisé quelques gros arrêts sur cette séquence. On a gagné du momentum durant ce moment. On a été défiés sur notre vitesse ce soir. Les gars ont toutefois bien répondu, analysait le pilote originaire de la Mauricie. «On a manqué quelques buts en deuxième période. On aurait pu mettre le match hors de portée, mais Blanchette a été bon. On a été patients en troisième période pour finalement aller chercher le gros but en fin de partie. Les Cataractes forment une bonne et jeune équipe. Par contre, on a tout de même réussi à dominer au chapitre des tirs. Ils ont eu beaucoup de temps de possession dans notre territoire, mais on gardait leurs joueurs en périphérie.»

Julien a aussi exprimé son appréciation du travail des officiels.

«On a tué chaque désavantage numérique à cinq contre trois depuis le début de la saison. Il y a trois appels sur quatre envers nous qui ont été douteux, comme ceux contre Vincent Anctil et Israel Mianscum. Heureusement, notre équipe a trouvé le moyen de limiter les dégâts.»