Charles Beaudoin et les Cataractes ont été blanchis par les Huskies.

Cataractes : l’effort y était

Shawinigan — Dans la vraie vie, David ne parvient pas toujours à vaincre Goliath.

À défaut de réussir cet exploit, les Cataractes ont tenu tête aux puissants Huskies samedi après-midi au Centre Gervais Auto. Les hommes de Daniel Renaud ont farouchement défendu leur peau, bien davantage que le pointage de 4-0 ne le laisse présager.

La différence dans le match, ce fut l’opportunisme. Même si les Shawiniganais ont amassé plus de chances de marquer que leurs visiteurs en première période, le pointage était vierge après 20 minutes. Puis, en début de deuxième, Zachary Émond a eu le dessus sur Gabriel Denis en échappée, une autre grosse chance de marquer qui s’évanouissait. Le retour du balancier est revenu rapidement : Patrick Hrehorcak a brisé la glace quelques secondes plus tard, après une mise en jeu gagnée en zone offensive. Le capitaine Rafaël Harvey-Pinard a ensuite doublé l’avance des visiteurs sur un tir qui a échappé à Justin Blanchette. Ce fut son seul faux-pas : Blanchette a été poivré de 56 tirs cadrés au cours de la soirée! Plus le match avançait, plus les tirs adverses étaient menaçants.

En avance 3-0 après 40 minutes, les Huskies ont gardé le meilleur pour la fin. Les Cataractes n’ont pas touché beaucoup à la rondelle en troisième. La commande était trop lourde sans opportunisme, tout simplement. «Ça aurait l’fun d’aller chercher un but en première. Les gars ont connu un bon départ. C’est plate de donner un premier but sur une mise en jeu. Un but de merde», expliquait Renaud. «Par la suite, on a vu pourquoi les Huskies formaient l’une des trois meilleures équipes de notre ligue. Ils ont ouvert la machine en milieu de deuxième. Les gars ont quand même travaillé jusqu’à la fin. Ils ont bloqué des tirs lors des trois avantages numériques des Huskies en troisième... Dans le processus, je pense que l’on peut dire que nous avons vu une progression aujourd’hui. Vendredi, je pense que nous méritions un meilleur sort. Aujourd’hui, comme équipe, les gars se sont battus.»

Dans l’autre camp, Mario Pouliot n’était pas totalement rassasié. «On s’en doutait un peu, après le match émotif de la veille à Drummondville. Je me suis aperçu rapidement que nous n’étions pas dans notre identité en première, quand j’ai vu un de nos défenseurs faire une passe avec une sauce de trois pieds à son coéquipier défenseur! On a accordé six très bonnes chances de marquer en première. Heureusement, notre gardien a été très alerte», faisait valoir Pouliot à propos de Zachary Émond, qui n’a pas encore été battu en temps réglementaire cette saison. «Ah oui? On ne parle pas de ça à l’interne! Mais ce que je peux dire, c’est qu’il récolte ce qu’il sème. Son éthique de travail est irréprochable. Si on demande aux gars d’être à l’aréna à 8h, lui il est dans le gym à 7h. Pas étonnant que sa progression soit aussi éclatante.»