Hockey

Samuel Girard reste avec l’Avalanche

C’est fait ! Le Robervalois Samuel Girard passera le reste de la saison avec l’Avalanche du Colorado. Les dirigeants de l’équipe lui ont confirmé la bonne nouvelle samedi soir, tout de suite après le match contre son ancienne équipe, les Predators de Nashville. C’est donc avec l’esprit plus tranquille qu’il a disputé le match de dimanche soir contre les Red Wings de Detroit.

Malgré la défaite des siens face aux Predators samedi soir, le défenseur de 19 ans avait une excellente raison de se réjouir, lui qui pourra enfin poser ses bagages et s’installer au Colorado.

Jointe dimanche, la mère de Samuel, Guylaine Dion, a indiqué qu’elle et son conjoint, Tony Girard, avaient appris l’heureuse nouvelle tout de suite après la fin de match de l’Avalanche qu’ils avaient écouté à la télévision. « C’est sûr qu’il est content parce qu’il va arrêter de vivre dans ses valises. Tout de suite après le match, ils l’ont fait venir dans le bureau pour lui confirmer qu’il allait passer la saison avec eux », a relaté Mme Dion.

La confirmation de Samuel avec l’Avalanche est un soulagement aussi pour les parents. « On est soulagés parce qu’il va pouvoir vraiment s’installer. On lui a dit qu’on était contents pour lui. Et c’est un stress de moins pour nous en sachant qu’il reste là-bas pour la saison », ajoute-t-elle. 

Bien sûr, la nouvelle était moins bonne pour les Cataractes de Shawinigan, même si ces derniers se doutaient déjà que la « Tornade de Roberval » ne serait pas de retour de sitôt dans le circuit junior majeur. « Samuel était rendu à une autre étape, confirme sa mère. Il ne pensait plus vraiment (être retourné dans les rangs juniors). Avec Nashville, il y pensait un peu plus parce qu’il ne jouait pas beaucoup. Mais depuis qu’il est avec l’Avalanche, il joue toujours 21-22 minutes par match. Il ne pensait donc plus du tout à l’équipe junior et il avait même commencé à visiter des condos cette semaine au cas où il resterait. »

Visite éclair au Colorado

La nouvelle tombe bien parce qu’une partie de la famille se rendra au Colorado en fin de semaine prochaine pour visiter fiston en plus d’assister au match de l’Avalanche contre les Flames de Calgary samedi.

« Nous serons 8 ou 9 à partir. En plus de Tony et moi, il y aura Jean-Pierre Senneville qui nous a toujours accompagné durant cette aventure, son grand frère Christopher, le grand-père de Samuel et possiblement une de mes brus qui n’avait pu être du voyage la dernière fois. Ce sera un voyage éclair de deux ou trois jours. Nous allons aller voir le match samedi et passer du temps avec lui dimanche et lundi », mentionne Guylaine Dion, heureuse et fière de son garçon. 

Quant à Samuel, la semaine sera chargée puisqu’en plus du match à Detroit dimanche, l’Avalanche accueillera les Stars de Dallas mercredi avant d’aller affronter le Wild au Minnesota vendredi. Heureusement, son amoureuse s’était occupée du déménagement de leurs affaires de Nashville à Denver en attendant de connaître la suite des choses. Le couple pourra donc quitter l’hôtel pour s’installer pour de bon.

Mentionnons que Girard est devenu le deuxième Québécois de 19 ans à décrocher un poste à temps dans la LNH cette saison, après Pierre-Luc Dubois à Columbus. Avant le match de dimanche, le Robervalois avait récolté deux passes en quatre rencontres dans l’uniforme de l’Avalanche et présentait un différentiel de +2. 

LHJMQ

Une sixième défaite de suite

Shawinigan — Pas facile de sortir d’une tempête. Surtout pour une équipe bourrée de recrues. Les Cataractes n’ont pas ménagé les efforts dimanche après-midi, mais ils ont néanmoins encaissé un revers de 4-0 face aux Voltigeurs de Drummondville, ce qui prolonge à six leur séquence noire de revers.

Si les Remparts et le Titan ont eu la vie relativement facile vendredi et samedi face aux hommes de Daniel Renaud, cette fois les Shawiniganais ont vendu chèrement leur peau. Chances de marquer pour chances de marquer, les visiteurs n’ont pas dominé. Le hic, c’est que le gardien des Voltigeurs Olivier Rodrigue était en grande forme et il a réussi à étouffer toutes les menaces. Il a notamment bloqué deux fois Cameron Askew en échappée, dont une alors que le pointage était de 1-0. 

Son vis-à-vis Mikhail Denisov avait moins de magie à sa disposition dans son équipement, et il a cédé quatre fois sur les 26 tirs dirigés vers lui. 

Le match a basculé en fin de deuxième. Les Voltigeurs menaient alors 2-0 et Rodrigue a fourni quelques gros arrêts à son club. Puis, tout juste avant l’entracte, les équipiers de Dominique Ducharme ont coupé les jambes de leurs rivaux et tué l’enthousiasme des quelque 3100 spectateurs au centre Gervais en allant chercher un troisième filet, l’œuvre de Pavel Koltygin. 

En troisième, il n’y avait plus d’essence dans le réservoir pour cette équipe qui a essentiellement joué à trois trios à forces égales au cours du week-end, malgré la rude séquence de trois matchs en moins de 48 heures. 

«On a demandé à nos joueurs de vider le réservoir aujourd’hui et c’est ce qu’on a obtenu. Chapeau à Rodrigue, je le connais bien et il a été excellent. De notre côté par contre, la chance n’est pas de notre côté actuellement. Le message aux joueurs, c’est qu’il faut continuer de pousser de la sorte. C’est une question de temps, ça va finir par être payant», martelait le pilote Daniel Renaud, qui insiste sur le fait qu’il a vu plusieurs choses positives au cours de la fin de semaine malgré les trois revers. Le brio en désavantage numérique vient en tête de la liste, cette facette du jeu  ayant été si malmenée depuis le début de la saison. «Les gars ont suivi le plan, ils ont accepté de se sacrifier. Les progrès sont clairs.»

LHJMQ

Cinquième revers de suite pour les Cataractes

Les Cataractes n’ont pas été en mesure de freiner leur glissade samedi après-midi. Le Titan d’Acadie-Bathurst leur a fait subir un cinquième échec d’affilée en s’imposant 3-1 devant près de 3000 personnes réunies au centre Gervais Auto.

Après avoir fait du bon boulot en première période pour contenir la grosse offensive des visiteurs, le barrage a cédé en deuxième. Le Titan a contrôlé facilement cette période, mettant sur pied une poussée de trois buts. Limités à deux tirs au cours de cette engagement, les locaux ont tout de même redonné espoir à leurs partisans avant de rentrer au vestiaire pour le deuxième entracte, Antoine Demers touchant la cible dans la dernière minute de jeu.

En troisième, le Titan s’est surtout appliqué à protéger son avance de deux buts. Les Cataractes n’ont généré que cinq tirs cadrés, pour un faible total de 12 au cours de l’affrontement. Dans ces circonstances, impossible de rattraper l’ennemi.

Les Cataractes vont compléter cette rude séquence de trois matchs en moins de 48 heures avec la visite des Voltigeurs de Drummondville à 16h dimanche. Vincent Senez sera de retour au jeu après avoir purgé une suspension de trois matchs.

LHJMQ

Le pire désavantage numérique de l’histoire?

Shawinigan — Si les Cataractes souhaitent participer aux prochaines séries éliminatoires, ils devront trouver une façon de rehausser leur niveau de jeu en désavantage numérique.

Les déboires du jeu de puissance ont été largement médiatisés depuis le début de la saison et pourtant, c’est le rendement à court d’un homme qui laisse le plus à désirer dans les performances collectives de l’équipe.

Avec un rendement de 66 %, les Cataractes sont bons derniers dans la LHJMQ à ce chapitre. Pire, ce chiffre les fait flirter avec le record de médiocrité (65.3 %) établi par le Canadien Junior de Verdun , en 1987-88. René et Nathalie Simard faisaient des malheurs à cette époque avec leur tournée Tourne la page, et le salaire minimum venait 

d’être augmenté à 4,55 $. C’était il y a une éternité, hein? Au cours des trois dernières décennies, une seule fois le dernier de classe n’a pas atteint la barre des 70 % et ça s’est passé à Victoriaville (69.4) en 1993-94.

On pourrait penser que l’horrible séquence de huit défaites d’affilée en début de saison fausse les données alors que le cap du tiers de la saison n’est pas passé. Faux. C’est le contraire. Depuis la première victoire des 

Shawiniganais, le taux de succès est à 62 %. Pour ceux qui se posent la question, le record d’équipe a été établi à 69 % en 1977-78, au cours de la triste saison de trois victoires des Dynamos. C’est dire à quel point le désavantage numérique des Cataractes est mauvais cet automne!

«Au-delà des chiffres, on va se concentrer sur le présent et le futur, pas sur le passé. On va placer des objectifs à atteindre à court terme», prévient le pilote recrue Daniel Renaud, conscient que la situation est hautement problématique. «On va trouver des solutions.»

Si l’efficacité du jeu de puissance est directement reliée aux habiletés offensives contenues dans un vestiaire, celui du désavantage numérique est plus facile à bâtir. Une stratégie claire, de la cohésion, et des joueurs prêts à se sacrifier représentent une formule universelle connue de tous les entraîneurs. Qu’est-ce qui cloche? 

«On a des joueurs qui, cette année, ont de nouvelles responsabilités offensives et ils se valorisent davantage là-dedans. On va devoir remettre l’emphase sur ce rôle, et trouver de nouveaux joueurs en mesure de contribuer. C’est clair qu’on a besoin de plus d’engagement», martèle Renaud, en ciblant une facette à améliorer. «Il faut améliorer notre présence au filet. C’est vrai en attaque, c’est vrai aussi dans notre zone. Faut y gagner nos batailles, récupérer les retours. On a travaillé là-dessus à l’entraînement cette semaine. La base de tout, c’est le travail.»

Un luxe

Les Cataractes viennent de traverser une semaine ponctuée de deux jours de congé, puis de trois entraînements consécutifs. Un luxe rare sur la planète LHJMQ! Les piles doivent être rechargées, puisqu’un parcours de 12 matchs en 23 jours les attend à partir de vendredi soir. Un duel face aux Remparts déclenche ces hostilités, où il y aura notamment trois rencontres au cours des 48 prochaines heures face à trois équipes du top 8 au classement général. «C’est correct de regarder qui est devant nous mais au départ, on joue contre nous-mêmes. Il faut mettre l’accent sur nos trucs», propose Renaud, qui ne sait pas s’il pourra compter sur les services de Jérémy Manseau (blessé face aux Olympiques vendredi dernier) face aux Remparts. «Il va jouer en fin de semaine, mais je ne sais pas quand!»

LHJMQ

L'offensive des Cataractes en panne

Gatineau — Daniel Renaud espérait certainement une meilleure performance des Cataractes dans son patelin. Les Shawiniganais ont été battus dans tous les rayons vendredi à Gatineau, et ils sont repartis de l’Outaouais avec une défaite sans appel de 6-1 subie aux mains des Olympiques.

La vitesse des locaux a fait mal paraître à plusieurs reprises la défensive des visiteurs. Mais ce sont surtout les revirements qui ont causé leur perte, les Olympiques se nourrissant de ces erreurs provoquées essentiellement par un surplus de dentelle en zone neutre. 

Si les Cataractes ont été malchanceux en début de rencontre, une pénalité étant imposée à Tommy Cardinal alors que c’est un joueur des Olympiques qui aurait dû se retrouver au cachot, ce qui a provoqué le premier but de la soirée, ils ne peuvent pas trop maugréer pour le reste. Ils ont été battus par une équipe plus concentrée, qui a gagné beaucoup de bagarres à un contre un et qui faisait circuler rapidement la rondelle. Sans Mikhail Denisov, l’écart aurait été encore plus important au tableau indicateur.

En retard 1-0 après 20 minutes, les Cataractes ont été largués en deuxième, avec une poussée de trois buts. En troisième, les Cataractes ont privé Mathieu Bellemare d’un blanchissage en touchant la cible durant un avantage numérique, mais les locaux ont répliqué avec deux autres buts pour transformer la soirée en festin offensif. «Le seul point positif ce soir, c’est que nous avons brûlé une partie à nos deux suspensions», pestait Daniel Renaud, qui a reçu deux bonnes claques en autant de sorties devant ses parents et amis. 

«Chapeau aux Olympiques, ils ont fait du bon boulot pour protéger leur gardien. Je compare notre défensive bourrée de recrues à celle des Olympiques pas mal plus expérimentée. On a vu la différence en relance, dans la façon de protéger l’enclave. Nous sommes en train de faire grandir notre équipe.»


Cataractes

Les Cataractes blanchis en Abitibi

Trois-Rivières — Les Cataractes repartiront de l’Abitibi les mains vides jeudi matin. Après avoir été battus 6-4 mardi soir à Val-d’Or, les hommes de Daniel Renaud ont subi un revers de 3-1 mercredi devant les Huskies à Rouyn-Noranda.

Si les Shawiniganais avaient dominé deux des trois périodes à Val-d’Or, ils ont été moins convaincants face aux Huskies. 

Confronté à seulement 20 tirs, Samuel Harvey a eu la vie relativement facile pour s’offrir une 75e victoire en carrière, un nouveau record pour un gardien chez les Huskies. 

«On a été moins actifs qu’à Val-d’Or. Mais on a quand même eu quelques chances. À 1-1 en milieu de deuxième, Cam Askew s’est échappé mais il n’a pas marqué. Quelques instants plus tard, les Huskies ont obtenu une chance semblable et eux, ils en ont profité. Ce fut le point tournant du match. Quand tu viens en Abitibi, tu sais que tu vas devoir affronter deux très bons gardiens», faisait valoir Renaud.

Si ce dernier avait peu de choses à reprocher à son offensive, il était moins tendre avec la performance défensive de sa troupe. «Les trois buts des Huskies sont le résultat de grosses erreurs directes de notre part. Si tu donnes trois buts à une équipe aussi travaillante que les Huskies, ton pourcentage de chances de gagner diminue beaucoup. Il faut apprendre à être plus constant d’une présence à l’autre au cours d’un match.»

Plutôt que de retourner à la maison, les Cataractes reprennent la route en direction de l’Outaouais jeudi matin, où ils vont croiser le fer avec les Olympiques à Gatineau vendredi. 

Ce temps passé ensemble va permettre à Renaud et à ses adjoints de programmer quelques réunions. «On a des choses à corriger et du temps devant nous. On va en profiter.»

Vasily Glotov a été l’unique marqueur des Cataractes. Mikhail Denisov a quant à lui repoussé 31 rondelles. Par ailleurs, Mathieu Samson, qui a été atteint par un tir en plein visage mardi, va s’en tirer avec une bonne frousse. Les examens subis à l’hôpital n’ont pas révélé de fracture. «Il a une bonne mâchoire, le kid!», sourit Renaud.

Cataractes

Montpetit frustre encore les Cataractes

Trois-Rivières — C’était soir de retrouvailles à Val-d’Or pour les Cataractes et les Foreurs, après leur série du printemps dernier.

Éliminés par les Foreurs à la surprise générale, les vétérans de Daniel Renaud espéraient évidemment s’offrir une petite revanche. Étienne Montpetit avait d’autres plans et il s’est dressé devant les Shawiniganais pour guider les Foreurs à un gain de 6-4.

Amorçant un voyage de trois matchs en cinq jours, les équipiers de Daniel Renaud ont connu un excellent départ mardi soir. Ils menaient 14-6 dans la colonne des tirs aux buts mais grâce à Montpetit, c’était 1-1 au tableau indicateur. Le vétéran gardien de 20 ans a fait encore mieux en deuxième. Même si son club a été dominé 18-8 sur les tirs cadrés, il s’est débrouillé pour rentrer au vestiaire au deuxième entracte sur une égalité de 2-2.

Ses coéquipiers ont alors pris le relais en troisième. Les Foreurs ont encaissé un troisième but dans les premiers instants du dernier vingt, avant de répliquer avec une furieuse poussée de quatre filets! Même si Vincent Senez, avec son deuxième du match, a réduit l’écart à 6-4 avec un peu plus d’une minute à écouler au cadran, les Foreurs ont empoché une dixième victoire cette saison.

«On a joué de façon impeccable lors des deux premières périodes. Nous sommes même allés chercher un troisième but tôt en troisième. Mais par la suite, la chaîne a débarqué solide», analysait Daniel Renaud, en relevant évidemment le brio de Montpetit. 

«Quand tu mènes 32-14 dans les tirs après 40 minutes, tu t’attends à mener le match. Ça n’a pas été le cas. Nous ne sommes pas la seule équipe à vivre ça contre les Foreurs, au contraire. C’est un gardien que tu dois battre rapidement sinon, c’est toute son équipe qui prend confiance graduellement.»

Le match avait un cachet particulier pour les vétérans, ce qui rend cette défaite encore plus amère. «Certains ont voulu prendre la parole avant le match. Ça paraissait dans les deux premières périodes qu’ils voulaient gagner! En troisième, on a mal géré nos émotions.»

Outre Senez, Antoine Demers et Cameron Askew ont aussi marqué pour les Cataractes, qui ont perdu les services de Mathieu Samson, blessé par un tir d’un coéquipier qu’il a reçu en plein visage. Les Cataractes vont maintenant se préparer à affronter les Huskies à Rouyn-Noranda mercredi soir.

Cataractes

Encore Askew: les Cataractes l’emportent 3-2 en prolongation

Shawinigan — Récolte parfaite pour les Cataractes ce week-end. Après avoir renversé les Voltigeurs de Drummondville vendredi, les hommes de Daniel Renaud ont enchaîné samedi avec un gain de 3-2 acquis en prolongation aux dépens des Sea Dogs de St-John.

C’est Cam Askew qui a départagé les deux clubs, avec un filet dans la lucarne marqué d’un angle difficile. C’était un cinquième but pour le gros Américain au cours des trois derniers matchs. Les Cataractes ont connu un départ timide, mais ils ont réussi à revenir de l’arrière après avoir encaissé les deux premiers buts en première période. 

Nommé la première étoile du match, Lucas Fitzpatrick a empoché sa première victoire à domicile en carrière en repoussant 30 rondelles. L’offensive des Cataractes a été menée par Gabriel Sylvestre, auteur d’un but et une passe. L’autre filet de l’équipe favorite des 3000 fans réunis au Centre Gervais Auto a été réussi par Antoine Demers. 

«Réussir une remontée de trois buts, c’est une étape dans notre cheminement. On vient de lancer un autre message à travers la ligue. À mon avis, on a grandi comme équipe», soulignait Sylvestre, heureux évidemment de contribuer plus en offensive cette année. 

Le grand vétéran de 19 ans montre maintenant une fiche de cinq buts et autant de passes. «C’est une question de confiance. C’est tellement important pour un joueur. Quand nous étions petits, nous étions tous de bons joueurs offensifs. En grandissant, parfois on te confie un rôle différent.»

Au plan collectif, Sylvestre relevait quand même un départ un peu erratique. «Ça fait quelques-uns d’affilée, il faut corriger ça. On doit imposer notre rythme dès le départ.»

Daniel Renaud préférait louanger les Sea Dogs pour leur départ canon. «Chapeau aux Sea Dogs. Ils étaient prêts, même si c’était leur troisième match en trois jours. Ils ont eu un avantage numérique en partant, ils ont capitalisé et ça leur a donné du momentum. Par contre, en troisième, c’est nous qui avons repris ce momentum et on a créé de belles choses. Quand je regarde le tableau indicateur, je me dois d’être satisfait», racontait le pilote recru. 

«Ce genre de match, on les perdait par un but en début de saison. Ce soir, on l’a gagné. C’est le signe d’une équipe qui s’est améliorée.»

Dans l’autre camp, Josh Dixon était un peu déçu de sa fin de journée. 

«On a connu un bon départ, il fallait toutefois continuer à appliquer de la pression. On l’a moins fait à partir de la deuxième. Et malheureusement, sur le but égalisateur des Cataractes, nous avons fait un très mauvais jeu. »

Ostap Safin et Joe Veleno ont inscrit les buts des visiteurs, qui ont pris la place des Cataractes au 18e et dernier rang du classement.

Retrait préventif pour Drozg

Les Cataractes étaient privés de Jan Drozg, blessé face aux Voltigeurs vendredi. Bonne nouvelle toutefois, son absence devrait être de courte durée. Il sera du voyage en Abitibi au milieu de la semaine et devrait être en uniforme mardi à Val-d’Or. 


LHJMQ

Manseau et Askew se font plaisir

Shawinigan — Cameron Askew et Jérémy Manseau ont dû dormir comme des bébés vendredi soir. Les deux ex-Voltigeurs sont revenus hanter leur ancienne équipe. Askew a fourni deux buts, Manseau a pour sa part réussi le but vainqueur, et les Cataractes ont renversé les surprenants Voltigeurs de Drummondville 4-3 devant plus de 3000 témoins au centre Gervais Auto.

Dommage que ces deux clubs ne soient plus dans la même section, car leurs duels ne manquent jamais de piquant. Il y avait de l’intensité au pouce carré sur la glace et ça produit un match excitant du début à la fin.

Les Voltigeurs avaient réussi à se forger une avance de 3-1 quand Askew a fait virer le vent de côté. Le gros Américain a rétréci l’écart à un but en deuxième après avoir converti une passe papillon de Mathieu Samson. Puis il a ramené tout le monde à la case départ quelques minutes plus tard avec un tir des ligues majeures. 

L’égalité de 3-3 en troisième a ensuite été rompue par Manseau, durant un avantage numérique. Le Trifluvien, qui affrontait les Voltigeurs pour la première fois depuis cette transaction qui l’a expédié dans sa Mauricie natale, a été discret vendredi mais il s’est manifesté au bon moment, afin de permettre à son club de mettre la main sur les deux points au classement à l’enjeu. 

Cette récolte a été en danger dans les derniers instants du match, quand les officiels ont accordé un lancer de pénalité aux visiteurs avec moins de six secondes à égrainer au cadran ! Robert Lynch a été délégué par Dominique Ducharme pour tenter de créer l’égalité, mais Mikhail Denisov a eu le dessus dans la confrontation pour confirmer le gain des siens, qui leur a permis de s’extirper du 18e et dernier rang au classement général. 


Cataractes

Jérémy Manseau face à ses anciens coéquipiers

Shawinigan — Avez-vous déjà eu la douce impression d’être à la bonne place au bon moment?

C’est ce que vit Jérémy Manseau en ce moment chez les Cataractes. À 19 ans, le Trifluvien s’est enfin établi dans la LHJMQ, son rêve. Il a fait sa place au sein de l’équipe qu’il a encouragée dans sa jeunesse, où on était prêt à lui offrir les responsabilités offensives qu’il convoitait. 

La route pour se rendre là a été sinueuse. Il n’a pas été repêché dans le circuit Courteau. Pas un agent ne voulait de lui. Il a dû pourchasser Paul Corbeil pour qu’il accepte de le prendre sous son aile chez Paraphe! Manseau est passé par le junior AAA, et c’est en tant qu’invité qu’il s’est frayé un chemin jusqu’au camp des Voltigeurs de Drummondville. 

Ces derniers lui ont donné une première chance l’an passé dans un rôle de soutien, avant de l’échanger cet été contre une caisse de rondelles aux Cataractes. Le dernier élément fut le déclic dont avait besoin Manseau pour faire virer le vent en sa faveur.

«J’ai toujours cru en moi. Si j’ai un conseil à donner aux jeunes, c’est de ne jamais lâcher. Il n’y a pas qu’un seul chemin qui est bon dans le hockey. Même quand je jouais dans le junior AAA, je m’entraînais très fort, j’étais convaincu que ça allait finir par payer», confie l’ex-Estacades. 

«Je n’en veux pas aux Voltigeurs de m’avoir échangé, au contraire. Ils ont pris une décision que je respecte. C’est drôle, la journée de la transaction, j’ai dit à Paul (Corbeil) que la meilleure place pour moi, ce serait Shawinigan. Et puis quelques heures plus tard, c’est arrivé. Je n’aurais pas pu demander mieux.»

Depuis, Manseau s’est assuré de montrer aux Cataractes qu’ils avaient eu raison de lui accorder cette seconde chance. Sa fiche de cinq buts et sept passes le place au troisième rang des marqueurs de l’équipe, derrière deux Européens repêchés dans la LNH. Son différentiel de +4 est le meilleur de son groupe. Tout ça pour un très modeste choix de 12e tour! 

«Ça ne m’a pas offusqué d’être échangé contre un choix aussi lointain. Ça ne change rien. Tout ce que je voulais, c’était une autre chance. Les Voltigeurs m’ont accordé une première chance l’an passé, puis ils ont manœuvré de façon à trouver une équipe prête à m’en accorder une deuxième. J’en suis très reconnaissant.»

Manseau convient quand même qu’il espère bien les battre vendredi au centre Gervais Auto. «Tout joueur qui se fait échanger veut montrer à son ancien club qu’il a fait une erreur! Ça ajoute une petite motivation de plus. Ce match ne sera pas facile, les Voltigeurs forment une bonne équipe», mentionne l’attaquant, en ajoutant que les Cataractes vont de mieux en mieux. 

«Personne ne paniquait à l’interne avec notre fiche de 0-7 car nos performances n’étaient pas mauvaises. Ça prenait un peu de temps pour tout mettre en place. C’est ce qui se passe depuis quelques semaines et je pense que ça va se poursuivre, car nous avons un bon personnel d’entraîneurs et une excellente chimie dans le vestiaire.» 

S’ils veulent décrocher une sixième victoire cette saison face aux Voltigeurs, les Shawiniganais devront être préparés à affronter une jeune équipe aux dents longues. À la surprise générale, la bande de Dominique Ducharme est actuellement installée au quatrième rang du classement général. 

«C’est une équipe rapide, très rapide. Elle a connu quelques années difficiles, elle a pu repêcher rapidement et tu vois que le talent est présent. Les additions d’attitude avec les vétérans de 20 ans Mongo et Adams-Moisan rapportent. C’est aussi une équipe très bien dirigée», encense le pilote des Cataractes Daniel Renaud. «On a travaillé nos bagarres un contre un cette semaine, de même que nos unités spéciales. C’est un beau défi qui nous attend.»

Et Renaud est bien content d’avoir Manseau à bord plutôt que de l’autre côté! 

«C’est une transaction certainement rentable pour nous. On avait une place pour Jérémy dans notre top 6, il en profite au maximum. Il compétitionne à tous les soirs.»