LHJMQ

Le supplice des Cataractes est terminé

La 49e saison des Cataractes appartient maintenant aux livres d’histoire. Les hommes de Daniel Renaud ont conclu leur calendrier régulier samedi après-midi par une défaite de 5-3 encaissée aux mains des Voltigeurs de Drummondville.

Écartés des séries, les Shawiniganais ont ainsi collectionné un 15e revers consécutif. Le scénario de samedi colle à la réalité des derniers mois, ils ont été totalement éclipsés sur les unités spéciales. Les Voltigeurs, dont le sort au classement était pourtant scellé, sont apparus aussi plus affamés que leurs visiteurs et après avoir pris rapidement les devants 2-0, ils n’ont plus jamais eu besoin de regarder derrière.

Tirant de l’arrière 5-1 en troisième, les Cataractes ont réussi deux buts d’affilée pour au moins éviter de se faire déclasser. L’un des buteurs de cette poussée fut le vétéran de 20 ans Samuel Blier, qui a terminé samedi un stage de cinq saisons dans la LHJMQ.

«Ce fut une journée spéciale, remplie d’émotions. J’avais une quarantaine d’amis et de parents dans les gradins pour vivre ce moment avec moi. C’est plate de finir ça sans séries. Par contre, je m’estime chanceux d’avoir pu vivre une finale avec les Cataractes il y a deux ans», soulignait le sympathique attaquant, qui va joindre les rangs des Patriotes de l’UQTR la saison prochaine. 

«Je ne serai pas trop loin de Shawinigan! Je compte d’ailleurs rester dans les parages, m’impliquer d’une façon ou d’un autre si on m’en donne l’occasion. J’espère être au repêchage en juin.»

Daniel Renaud y sera assurément, lui, au repêchage, pour préparer la deuxième saison de son règne chez les Cataractes. La première s’est terminée samedi sur une note amère, son club n’a pas été en mesure de stopper cette séquence de défaites. «C’est dur à accepter. On est tous des fiers compétiteurs, on veut tous gagner. Mais en même temps, le hockey, ce n’est pas juste une question de victoires et de défaites. On fait grandir les jeunes, on pousse certaines valeurs. Collectivement, les résultats n’ont pas été au rendez-vous en fin de saison, mais individuellement, j’ai vu plusieurs de nos jeunes progresser. C’est bon signe pour le futur.»

Renaud et tout le personnel hockey vont rencontrer les joueurs une dernière fois lundi et mardi. Puis, il y a aura le post mortem avec la presse en milieu de semaine. Puis les Cataractes vont se concentrer sur les Assises de la LHJMQ qu’ils vont recevoir en début juin. Au repêchage, point culminant de ce rendez-vous annuel, les Cataractes disposeront de deux choix de premier tour, et trois sélections de deuxième ronde pour regarnir leurs effectifs avant le début de la deuxième saison de ce cycle.

LHJMQ

Cataractes: reflet de la saison

Shawinigan — C’est par une défaite de 2-1 subie en fusillade face aux Saguenéens de Chicoutimi que les Cataractes ont conclu leur saison à domicile samedi après-midi. Une foule de 3913 spectateurs a assisté à ce match sans enjeu pour les locaux, qui avaient été éliminés de la course aux séries la veille à Victoriaville. Ces gradins presque remplis à pleine capacité portent à 109 680 le nombre de personnes qui ont franchi les tourniquets du Centre Gervais Auto cette saison, le cinquième plus haut total dans la LHJMQ.

Jérémy Manseau a été le seul marqueur des Cataractes face aux Saguenéens. Son but réussi dans les derniers instants du match à créé l’égalité 1-1 et provoqué la tenue du temps supplémentaire. C’est un bijou de Vladislav Kotkov qui a départagé les deux clubs en fusillade.

«Ça aurait été l’fun que ça tourne de notre bord en fusillade», confiait Daniel Renaud, pilote des Cataractes. «Le match a été un peu le reflet de notre saison. Les gars ont compétitionné mais il nous manquait un petit quelque chose pour faire pencher la balance en notre faveur. Ce n’était pas un match évident à jouer, on a eu moins de 20 heures pour se remettre de notre élimination.  C’est peut-être ce qui explique notre départ un peu plus difficile. Mais plus le match avançait, plus je sentais l’énergie sur le banc.»

Les Cataractes ont une fois de plus été coulés par leur incapacité à s’imposer sur les unités spéciales. Ils ont mordu la poussière sur huit avantages numériques, dont un cinq contre trois de près d’une minute. «C’est arrivé souvent cette saison, on a laissé beaucoup de points sur la table en raison de nos problèmes dans ce rayon», soupirait Renaud, qui n’en revenait pas de voir autant de gens dans les gradins. «Incroyable comme support. Ce fut le cas toute la saison et même aujourd’hui, les gens étaient au rendez-vous. Nous sommes très chanceux de compter sur un tel appui.»

Dans l’autre camp, Yannick Jean était satisfait de repartir de la Mauricie avec deux points de plus. «On a joué un bon match. On a frappé six ou sept poteaux. Pas évident comme match, les Cataractes jouaient sans pression. J’ai aimé notre concentration», livrait Jean, dont l’équipe peut améliorer son sort d’ici la fin de la saison. «Mais la priorité à ce stade-ci de l’année, c’est vraiment notre façon de jouer. Peu importe qui on va jouer en première ronde, nous sommes assurés de rencontrer une excellente équipe. Il faut donc se concentrer sur nos choses, et se préparer le mieux possible pour le défi qui s’en vient.» 

Il reste deux matchs à la saison des Cataractes, qui seront disputés sur la route le week-end prochain.

Sports

S’inspirer de 2013

Trois-Rivières — Vingt-sept points séparent les Draveurs et les Éperviers au classement de la Ligue nord-américaine de hockey. Les premiers adversaires de Trois-Rivières en séries ont fini l’année au premier rang, avec 12 victoires de plus qu’eux. Mais l’entraîneur-chef Alain Côté ne s’en soucie guère. Des surprises, il y en a eu quelques-unes depuis qu’il dirige cette équipe.

Son meilleur souvenir associé aux éliminatoires remonte au printemps 2013. Cette année-là, le Caron et Guay avait sorti l’Isothermic de Thetford, la meilleure formation du circuit, en cinq parties. En prolongation de surcroît!

LHJMQ

Neuviève revers d’affilée pour les Cataractes

Les Cataractes se dirigent tout droit dans le mur. Vendredi soir au Centre Gervais Auto, ils ont subi un neuvième revers d’affilée, pliant l’échine 5-1 devant les Olympiques de Gatineau.

Logiquement dominés la veille face à la meilleure équipe de la ligue, l’Armada, les hommes de Daniel Renaud n’ont guère mieux paru face à une formation pourtant beaucoup plus accessible. Il manquait en effet quelques soldats de qualité chez les Olympiques, qui avaient en plus délégué Creed Jones entre les poteaux, un gardien qui n’avait qu’une seule victoire en carrière dans la LHJMQ.

Les Shawiniganais ont été coulés vendredi soir par leurs pires défauts. Il est évidemment question de leur incapacité à profiter de leurs avantages numériques, et leur tendance à se faire piler dessus en deuxième période. Tirant de l’arrière 1-0 après 20 minutes, les locaux ont vu les Olympiques se détacher au deuxième tiers, eux qui ont alors porté la marque à 4-1. Incapables de percer la défensive des visiteurs en troisième, les Cataractes ont accepté leur sort sans trop rechigner. Certains, malheureusement, semblent avoir déjà la tête aux vacances.

Vasily Glotov et Jan Drozg font partie de ceux qui ont connu une dure soirée. Les deux ténors de l’attaque ont été cloués au banc en troisième, sauf pour une attaque massive de deux hommes au milieu de l’engagement. Multipliant les revirements sur des manœuvres individuelles, ils ont été largement déclassés par Dawson Theede et Shawn Boudrias, qui ont fourni quatre buts aux Olympiques.

«Ils travaillent, mais ils ne le font pas de la bonne façon. Marquer des buts et bien jouer, ce sont deux choses différentes. Marquer des buts, plusieurs gars peuvent faire ça. Ce n’est pas ça par contre qui va t’amener au prochain niveau», soupirait Daniel Renaud, qui écartait toutefois l’idée de se passer de leurs services dimanche face aux Remparts. «On va continuer de travailler avec eux pour les amener à jouer de la bonne façon. On ne les lâchera pas.»

Les deux Européens ne sont pas les seuls coupables de ce revers, bien entendu. De façon générale, le sentiment d’urgence était resté au vestiaire. «Je ne suis pas satisfait du niveau d’engagement. Trois des buts des Olympiques ont été marqués avec trois gars dans l’enclave. On a aussi eu des chances, mais on a essayé de marquer de l’extérieur. On n’était pas aussi affamé qu’eux. Nos ennuis sur l’avantage numérique affectent aussi le reste de notre match, c’est assez clair. C’est plate parce qu’en début de deuxième, je sentais que nous avions de l’énergie.»

C’était une neuvième défaite d’affilée pour les Cataractes, qui restent à six points des séries en raison du revers des Foreurs face aux Screaming Eagles. Ils ne disposent toutefois plus que de six matchs à combler l’écart.

«On n’a pas le choix d’y croire. Il nous reste trois matchs à la maison, c’est faisable», martelait Renaud.

Même son de cloche de la part de la part d’Antoine Demers, seul buteur de son équipe. «On a travaillé ce soir. Le problème, c’est qu’on n’a pas profité de nos chances. On se doit d’être plus opportunistes. On peut toujours réussir à se rendre en séries.»

Dans l’autre vestiaire, Éric Landry était satisfait de sa troupe, qui s’est imposée devant plus de 3300 personnes réunies sur l’avenue Jacques-Plante. «On a joué à notre façon, en limitant les grosses chances de marquer. À deux semaines des séries, je sens qu’on s’en va dans la bonne direction.»

Carnet de notes

Dans le cadre de leur 50e anniversaire, les Cataractes ont honoré trois travailleurs de l’ombre avant le match face aux Olympiques. Arthur Lord et Jacques Lamy étaient accompagnés de leur famille pour cette reconnaissance, tandis que Jean-Claude Gélinas a vécu ce moment avec Patrick Léonard, André Baker, René Arbour et Maxime Plourde, avec qui il travaillé comme préposé à l’équipement.

Sports

Les Cataractes démolis à domicile

Shawinigan — Habitués de livrer des matchs serrés, dans la victoire comme dans la défaite, les jeunes Cataractes ont dérogé à cette bonne habitude samedi au Centre Gervais Auto. Après avoir pris les devants 1-0, les équipiers de Daniel Renaud ont perdu le nord, et le Drakkar en a profité pour les démolir 7-2 devant 3300 amateurs présents sur l’avenue Jacques-Plante.

Le Drakkar ne connaît pas la saison espérée sur la Côte-Nord, alors la bande à Martin Bernard ne s’est pas gênée quand elle a senti qu’un pique-nique s’offrait à elle. Il y a eu une poussée de cinq buts – amorcée par l’ex-Estacades Shawn Element - en première qui a envoyé Mathieu Bellemare aux douches.

Hockey junior

Un point pour les Cataractes

Shawinigan — Les quelque 3000 personnes réunies au Centre Gervais Auto ont failli assister à un miracle vendredi soir. Insipides au cours des 40 premières minutes de jeu, les Cataractes sont revenus de l’arrière à deux reprises en troisième, dont une fois à l’aide d’une poussée de trois buts. Ce fut suffisant pour pousser ce match un peu fou face au Phoenix en prolongation, mais ce sont les visiteurs qui ont eu le dernier mot et qui ont encaissé le point boni grâce à une victoire de 5-4.

Marek Zachar a inscrit le but gagnant en battant Mathieu Bellemare dans la lucarne. Une fin un peu injuste pour le petit portier, qui s’est battu comme un chien pour garder son équipe dans le match. Au chapitre des chances de marquer, les visiteurs ont nettement dominé.

Jeu de puissance stérile
Tirant de l’arrière 1-0 après 20 minutes, les locaux ont cédé un deuxième but au Phoenix sur son attaque massive, l’œuvre de l’ex-Cataractes Mathieu Olivier. Ce dernier a par la suite offert à ses anciens chums une chance en or de répliquer en écopant de quatre minutes de pénalité, mais ces derniers n’ont guère menacé Brendan Cregan. En tout, en deuxième, les Cataractes ont bénéficié de huit minutes avec l’avantage d’un homme. Non seulement ils n’ont rien généré de positif, ils ont accordé une échappée à Zachar! Sans un arrêt-clé de Mathieu Bellemare à ce moment-là, le Phoenix aurait réglé le cas de leurs hôtes dès la deuxième.

En troisième, le Phoenix croyait peut-être avoir fermé les livres lorsque Samuel Poulin a porté la marque à 3-0 en profitant d’un tir de pénalité. Mais les Cataractes ont réussi ensuite à sortir de leur torpeur quand Leon Denny a fourni une passe magique à Vasily Glotov à l’embouchure du filet. En l’espace de deux minutes, les locaux ont ajouté deux autres buts, faisant bien mal paraître Brendan Cregan. Restait alors une dizaine de minutes à l’affrontement, et le momentum avait complètement basculé même si le tableau indicateur montrait une égalité de 3-3.

Yaroslav Alexeyev a toutefois offert une véritable douche d’eau froide aux partisans, avec deux petites minutes à écouler à la troisième, en déculottant la défensive adverse pour porter la marque à 4-3. Malgré ce coup dans les flancs, pas question pour les Cataractes d’abandonner, et Anthony Imbeault a ramené tout le monde à la case départ avec un superbe tir dans la dernière minute, provoquant du temps supplémentaire qui a donné le dernier mot à Zachar.

«Dans les circonstances, c’est un point de plus. Faire une remontée de trois buts, ça prouve le caractère du groupe. Ce n’est pas la première fois que ça arrive», rappelait Renaud, qui convenait aussi que les déboires du jeu de puissance continuaient de miner le rendement de sa troupe. «Il fonctionne à 20 % depuis les Fêtes, mais dans un match serré comme ce soir, on aurait eu besoin de son apport. On perd par un but, et on est -1 sur les unités spéciales.»

Cette défaite en prolongation, jumelée à la victoire des Foreurs, repousse les Cataractes à cinq points d’une place en séries. Malgré tout, Bellemare préférait voir le positif. «On n’a jamais abandonné. Ça montre qu’on veut vraiment les faire, les séries. On peut y arriver.»

Dans l’autre vestiaire, Stéphane Julien convenait que sa bande avait connu une troisième infernale. «On n’a rien donné pendant deux périodes. Nos problèmes ont commencé quand les officiels ont raté une pénalité pour bâton haut. C’est sur cette séquence que les Cataractes ont marqué leur premier but. Après, les gars ont joué avec frustration, on n’a pas été en mesure de fermer la porte. Au moins, on a trouvé une façon de l’emporter en prolongation. Chapeau aux Cataractes, ils ont travaillé très fort.»

Les Cataractes reprennent le boulot samedi après-midi en recevant la visite du Drakkar de Baie-Comeau.

Bouvet-Morrissette s’amuse face aux Draveurs
Même s’ils ont marqué le premier but du match, les Draveurs n’ont pas fait le poids devant les Éperviers à Sorel vendredi soir. Dominés 49-27 dans la colonne des tirs au but, les équipiers d’Alain Côté ont essuyé un revers de 5-2.

Le principal bourreau des Draveurs a été André Bouvet-Morrissette, qui s’est offert un truc du chapeau. Chez les Trifluviens, Jonathan Bellemare et Marco Charpentier ont enfilé l’aiguille. Les Draveurs vont renouer avec leurs partisans samedi soir, alors que les représentants de Rivière-du-Loup s’arrêteront au Colisée.

Sports

Cataractes: deux points sur une possibilité de six

Trois-Rivières — Les Cataractes sont revenus des Maritimes avec deux points sur une possibilité de six. De plus, les hommes de Daniel Renaud se rapprochent des Foreurs de Val-d’Or et du dernier rang donnant accès aux séries: plus que quatre points séparent ces deux formations.

Après une défaite contre le Titan à Bathurst vendredi, les Shawiniganais ont rebondi contre les Sea Dogs de Saint-John, qu’ils ont vaincu 8-5. Ils tiraient pourtant de l’arrière 3-0, tôt dans cette rencontre.
Cette superbe victoire en poche, les Cataractes devaient compléter cette éreintante séquence de trois parties en autant de jours face aux Mooseheads, à Halifax. Devant l’une des meilleures équipes de la LHJMQ, ils ont frappé un mur, avant de s’incliner 6-1.

LHJMQ

Le déclic tant attendu?

Shawinigan — Désespérement à la recherche de points à mettre au tableau afin de se tailler une place en séries, les Cataractes ont peut-être obtenu le déclic tant attendu dimanche après-midi en orchestrant une remontée qui a mené à un gain de 3-2 aux dépens de l’Océanic de Rimouski.

Incapables de percer la défensive la plus pingre de la LHJMQ en première période avec seulement deux tirs au but, les Cataractes semblaient s’enligner sur un huitième revers d’affilée. Alex Plamondon a toutefois réveillé ses coéquipiers en jetant les gants en deuxième, faisant grandir ses coéquipiers de quelques pouces. S’ils n’ont pu compter au cours de cet engagement, les hommes de Daniel Renaud ont au moins commencé à s’aventurer en territoire ennemi.

L’explosion a suivi en troisième période. En déficit de deux buts, Jan Drozg a ramené l’écart à un but sur une belle pièce de jeu en avantage numérique. La séquence a complètement changé le momentum, au point où Serge Beausoleil a senti le besoin d’utiliser son temps d’arrêt. Le hic, c’est que les Cataractes ont eux aussi peaufiné la stratégie au cours de cette petite pause et une mise en jeu et deux passes plus tard, c’était 2-2 gracieuseté du tir pesant de Simon Benoît! 

Pas trop gâtées depuis quelques semaines, les 3200 personnes au Centre Gervais Auto ont alors endossé pleinement le rôle de septième joueur. À son troisième match en moins de 48 heures sur la route, avec un gardien affilié entre les poteaux, l’Océanic n’a pas tenu le coup. Drozg a gagné sa bataille le long de la rampe, puis a alimenté Vasily Glotov qui a déculotté Anthony-Carmine Pagliarulo en enfilant le but vainqueur, rapprochant ainsi les Shawiniganais à sept points d’une place en séries. 

«Personne ne peut reprocher à notre équipe de ne pas travailler. On regarde en deuxième moitié de saison, il y a plus souvent de gros écarts dans les matchs mais ça ne nous arrive pas. On compétitionne. On l’a encore fait aujourd’hui. Notre premier but nous a donné beaucoup d’énergie», témoignait Daniel Renaud, en reconnaissant du même souffle que Plamondon avait créé une étincelle en deuxième. «Ce n’est pas la première fois qu’il se porte à la défense d’un coéquipier. C’est un gars de caractère, qui accepte de faire tous les petits détails pour mériter son temps de glace. Son combat a assurément eu un impact.»

Le jeu de puissance se fait remarquer surtout pour les mauvaises raisons depuis le début de la saison mais dimanche, il s’est manifesté au moment opportun. «Les unités spéciales sont tellement importantes. Depuis quelque temps, nous étions plus souvent qu’autrement dans le négatif. Ça fait du bien à tout le monde que ce soit le contraire.»

Auteur de 33 arrêts, Mathieu Bellemare était encouragé par le ralliement. 

«C’était un gros match, contre une grosse équipe. On perdait 2-0, on a remonté. C’est la preuve que tout est possible», argumentait le portier de 19 ans. «Sept points d’écart, c’est faisable. On a prouvé qu’on pouvait battre de grosses équipes. Il faut pousser tous ensemble.»

Dans l’autre vestiaire, Serge Beausoleil ne cachait pas son agacement de repartir de la Mauricie les mains vides. «Il fallait éviter d’ouvrir la porte aux Cataractes, une équipe avec une bonne offensive. Il y a eu une pénalité en zone neutre, puis une autre alors que nous avons répliqué à un cheap shot… Quand tu réveilles des gars comme Glotov, ça peut faire mal. Les Cataractes ont fait un beau retour», expliquait le pilote de l’Océanic. «De notre côté, il faut mieux contrôler nos actions. Quand on le fait, les résultats sont bons.»

Les Cataractes vont reprendre le boulot dès mardi, avec la visite des Remparts de Québec.

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Tapis rouge pour les Tigres

Shawinigan — La défaite semble faire de moins en moins mal dans le camp des Cataractes. Les hommes de Daniel Renaud ont subi une septième défaite de suite vendredi soir face aux Tigres de Victoriaville en s’inclinant par la marque de 5-2.

Même s’ils ont pris l’avance 2-0 dès les premiers instants du match, les locaux ont montré peu d’appétit pour se sortir de cette vilaine séquence par la suite. Sans trop de mal, les Félins ont créé l’égalité avant la fin de l’engagement.

Puis, en deuxième, les Cataractes ont déroulé le tapis rouge aux visiteurs. Ils ont d’abord accordé un but en désavantage numérique. Oui, oui, pour un quatrième match de suite! Puis, le capitaine Samuel Blier a offert un double avantage numérique aux Tigres, en frappant le gardien adverse alors que son club se défendait à court d’un homme. Résultat, Ivan Kosorenkov et Dominic Cormier en ont profité pour porter la marque à 5-2.

Cette marque a duré jusqu’à la fin de la soirée. Les Tigres ont continué à attaquer en troisième, mais ils ont été incapables de battre Lucas Fitzpatrick. Au cours de cet engagement, le vétéran de 20 ans Chase Harwell a invité la recrue Frédérick Théorêt à jeter les gants et ce dernier n’a ni reculé, ni mal paru. Ce fut probablement le seul moment de réjouissance des 3200 personnes présentes au Centre Gervais Auto au cours du dernier vingt.

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Les Cataractes s'effondrent

SHAWINIGAN — À la remorque pour une place en séries, les Cataractes avaient besoin d’empocher deux points face aux Wildcats de Moncton dimanche. Malgré un effort décent, les hommes de Daniel Renaud ont dû se contenter d’un seul, acquis dans une défaite de 4-3 subie en prolongation devant 3200 personnes au Centre Gervais Auto.

Le filet vainqueur a été inscrit par Mika Cyr, sur une belle mise en scène de l’ex-Cataracte Nicholas Welsh. Une fin amère pour une équipe qui lutte avec le désespoir pour s’extirper du 18e et dernier rang donnant accès aux séries. 

Mais cette scène, les Cataractes en sont un peu coupables. Ce match n’aurait jamais dû se rendre en prolongation. Les locaux détenaient une avance de 3-1 en milieu de match, face à une équipe qui peine sur la route et qui en était à un troisième match en moins de 48 heures. Ajoutez que c’était le jeune gardien auxiliaire Matthew Waite entre les poteaux et tous les ingrédients étaient réunis pour gagner ce duel, quand les Shawiniganais ont pris les devants par deux buts. 

Le hic, c’est que cette avance n’aura pas duré deux minutes. Sur la séquence suivante, en avantage numérique, Alexander Khovanov a ramené l’écart à un seul but. Puis avant la fin de l’engagement, Jacob Hudson s’est fait plaisir en désavantage numérique pour provoquer un tout nouveau match. Ce pointage de 3-3 a tenu durant toute la troisième, si bien que les deux formations ont dû faire du temps supplémentaire pour faire un maître. Welsh s’est alors occupé de fournir une passe magique à Cyr, qui n’a pas raté sa chance.