Le séjour de la professeure Caroline Poulin à Abidjan, lors des Jeux de la Francophonie, pourrait avoir des retombées pour les étudiants actuels et futurs de l'UQTR.

Caroline Poulin, de l'UQTR aux Jeux de la Francophonie

Lorsqu'ils seront blessés, ou que leur corps leur demandera une pause, les athlètes canadiens aux Jeux de la Francophonie pourront profiter de l'expertise trifluvienne afin de se remettre sur pied. Caroline Poulin, enseignante en chiropractie à l'Université du Québec à Trois-Rivières, sera de la compétition qui s'amorce samedi à Abidjan en Côte d'Ivoire.
La Trifluvienne déballera ainsi son cadeau de Noël huit mois après avoir appris que sa candidature avait été retenue par l'équipe canadienne pour les Jeux. Elle sera la seule chiropracticienne au sein du personnel médical qui devra s'occuper de 116 athlètes.
«C'est un bel honneur que de pouvoir représenter le Canada, souligne Caroline Poulin. J'étais allée aux Jeux panaméricains il y a deux ans à Toronto, mais je travaillais pour l'organisation des Jeux. Cette fois, je suis vraiment dans l'équipe canadienne.»
La professeure devait s'envoler pour la Côte d'Ivoire mardi matin, et faire la connaissance de ses futurs collègues de travail dans l'avion qui amènera la délégation canadienne en Afrique.
«C'est tout nouveau pour moi. Après s'être rencontrés, on va arriver au village des athlètes, apprendre à travailler ensemble et s'assurer que les athlètes seront en mesure d'offrir de bonnes performances. Il faut savoir réagir vite.»
Des retombées pour le campus trifluvien?
Bien sûr, cette expérience sera des plus enrichissantes sur le plan personnel pour la professeure. 
L'aventure pourrait aussi avoir des retombées pour les étudiants actuels et futurs de l'UQTR. Depuis six ans, le domaine de la chiropractie sportive est l'un des pans sur lequel beaucoup d'efforts ont été investis.
«L'idée, c'est d'aller chercher de l'expérience et de la connaissance, pour que je puisse revenir à l'Université et les partager avec mes étudiants. Le rôle d'un prof, c'est aussi d'ouvrir des portes à des collaborations et des partenariats pour permettre à d'autres de vivre cette expérience.»
Comme l'institution trifluvienne est la seule au Canada à offrir cette formation en français, qui sait si la présence de Caroline Poulin en Côte d'Ivoire ne permettra pas à l'UQTR de recruter de futurs étudiants.
«Je ne sais pas s'il y a de la chiropractie ailleurs qu'en Afrique du Sud. Je sais par contre que je donnerai des entrevues là-bas et je vais parler à des gens. Il y a deux places dans le programme pour des étudiants étrangers. Qui sait s'ils ne pourraient pas être originaires de la Côte d'Ivoire.»