Sous la direction de Laure Tardif, éducatrice spécialisée aux Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), sept jeunes hockeyeurs abénakis ont vécu des moments inoubliables depuis la loge de la Fondation des Canadiens pour l'enfance samedi dernier. En plus de recevoir un équipement de hockey, ils ont pu côtoyer Carey Price, un modèle pour ces jeunes autochtones.

Carey Price a fait le bonheur de sept jeunes Abénakis

Pour les jeunes sportifs autochtones, il n'y a pas de plus beau modèle à l'heure actuelle que Carey Price. Le gardien du Canadien a donc rendu sept hockeyeurs abénakis très heureux le 5 avril dernier en acceptant de les rencontrer après un match face aux Red Wings de Detroit.
En plus de recevoir chacun un équipement complet grâce au programme Goals and Dreams de l'Association des joueurs de la LNH, ces jeunes de la Nation Waban-Aki ont été reçus dans une loge du Centre Bell pour assister au duel face aux Red Wings, avant de pouvoir fraterniser avec le portier vedette.
«Même si c'est un gars timide, il était centré sur les jeunes lors de la rencontre. Il a pris le temps de signer les chandails, de poser avec eux. Il a été généreux», raconte Laure Tardif, éducatrice spécialisée au sein de la Nation Waban-Aki et instigatrice du projet.
«Nous avons été chanceux de le rencontrer car après le 6 mars, en principe il ne devait plus faire ce genre d'activités. Le plus vieux de notre groupe était un gardien et il maîtrisait un peu plus l'anglais, alors il y a eu encore plus d'interaction entre eux. C'était beau à voir.»
Tardif ne mesurait pas pleinement la portée d'un tel projet lorsqu'elle a soumis la candidature du groupe pour ce programme. Elle a réalisé le 5 avril à quel point c'était gros pour ces jeunes de vivre pareille expérience.
«Juste de se retrouver au Centre Bell, c'est spécial. Dans la loge, ils ont eu droit à la visite de Réjean Houle, puis à celle de Youppi. Reste que c'est de la rencontre avec Price dont ils vont tous se rappeler. On l'attendait au niveau de la glace depuis une vingtaine de minutes lorsqu'il est arrivé. Quand les jeunes l'ont vu à l'autre bout du corridor, ce fut le silence complet. Il y en a même un qui m'a dit que c'était le plus beau jour de sa vie! Franchement, je n'aurais pu espérer un tel impact.
«Parce que la réussite de Price, c'est la preuve que ces jeunes peuvent eux aussi accomplir de grandes choses. Après tout, il est autochtone comme eux, et il vient même d'un village beaucoup plus défavorisé. C'est le genre de rencontre qui marque sur le coup, et qui continue d'avoir des retombées positives pendant des années», conclut-elle.