Canadien

Deuxième échange en 48 heures du Canadien

À deux semaines de la date limite des transactions, le Canadien de Montréal a procédé à un deuxième échange mineur en 48 heures, lundi.

Deux jours après avoir annoncé le retour de Dale Weise au sein de son organisation, et quelques heures après son rappel du Rocket de Laval, le Tricolore a acquis les services de l’attaquant Nate Thompson des Kings de Los Angeles.

Dans cette transaction, le Canadien a aussi mis la main sur un choix de cinquième ronde en 2019 (obtenu des Coyotes de l’Arizona), et cédé un choix de quatrième tour en 2019 (acquis des Flames de Calgary).

Thompson se rapportera au Canadien, a aussi fait savoir la direction de l’équipe par voie de communiqué.

Âgé de 34 ans, Thompson a participé à 53 matchs cette saison avec les Kings, inscrivant quatre buts et six points, avec un ratio défensif de + 3. L’attaquant de six pieds et un pouce et 207 livres a remporté 53,3 % de ses mises en jeu.

En 672 rencontres en saison régulière avec les Bruins de Boston, les Islanders de New York, le Lightning de Tampa Bay, les Ducks d’Anaheim, les Sénateurs d’Ottawa et les Kings, Thompson a totalisé 134 points (57 buts, 77 aides).

Originaire d’Anchorage, il a ajouté 18 points (7 buts, 11 aides) en 62 parties de séries éliminatoires en carrière. Thompson a été le choix de sixième tour de Boston (183e au total) en 2003.

Déjà de retour

Quant à Weise, qui a été obtenu en compagnie du défenseur Christian Folin, il revient à Montréal sans avoir eu besoin de revêtir l’uniforme du Rocket. Surtout, il retrouve une équipe où il a connu ses meilleurs moments dans la LNH.

En 152 parties avec le Canadien entre les saisons 2013 et 2016, Weise a inscrit 59 points dont 27 buts. En comparaison, pour le même nombre de matchs avec les Flyers de Philadelphie et les Canucks de Vancouver, Weise avait obtenu 34 et 26 points respectivement.

Cette saison, l’attaquant de six pieds et deux pouces et 206 livres a participé à 42 parties avec les Flyers. Il a récolté 11 points, dont cinq buts.

«Je suis heureux de le revoir, a dit l’attaquant Brendan Gallagher au sujet de Weise. Je crois que les partisans ont beaucoup de bons souvenirs de son premier séjour. Je sais qu’il est heureux d’être de retour avec l’équipe.»

Depuis ses débuts dans la LNH en 2010-2011, Weise a pris part à 481 parties en saison régulière. Il a aussi porté les couleurs des Rangers de New York pendant 10 matchs, et des Blackhawks de Chicago lors de 15 autres.

En carrière, l’attaquant originaire de Winnipeg a amassé 120 points, dont 54 buts. Il a également produit 11 points en 40 matchs des séries éliminatoires.

Agostino au New Jersey

Par ailleurs, le Canadien a perdu les services de l’attaquant Kenny Agostino, réclamé par les Devils du New Jersey.

L’arrivée de Thompson signifie également que le Tricolore compte 24 joueurs dans sa formation, un de plus que le maximum permis.

Le directeur général Marc Bergevin devra donc soumettre un joueur au ballottage dans le but de le rétrograder au sein du Rocket ou procéder à un autre échange afin de se conformer aux règles du circuit.

Canadien

Danault poursuit sa progression dans l’ombre de Drouin

Jonathan Drouin accapare une bonne partie de l’attention ces derniers temps dans l’entourage du Canadien, mais cela n’empêche pas un autre joueur de son trio de poursuivre sa progression dans l’ombre.

Il n’y en a que pour Drouin depuis que le Tricolore a profité de 10 jours de congé. Le Québécois a amassé neuf points lors des quatre derniers affrontements des siens. Drouin a notamment fait des flammèches en enfilant deux buts et en ajoutant deux aides à sa fiche, pour permettre aux siens de s’imposer jeudi soir face aux Jets de Winnipeg.

Même s’il a été moins flamboyant pendant cette séquence, le pivot du trio de Drouin et Brendan Gallagher, Phillip Danault, a tout de même tiré son épingle du jeu. C’est du moins ce qu’a constaté Tomas Tatar, qui a évolué sur son trio plus tôt cette saison.

«C’est un bon joueur, dans les deux sens de la patinoire, a déclaré le Slovaque à propos du hockeyeur âgé de 26 ans. Il fait de bonnes choses, et il travaille très fort. Il rend la vie très facile à ses ailiers - c’est peut-être moins évident pour les spectateurs que pour nous -, mais il fait de très bonnes choses. Il nous met en confiance.»

Les récentes performances du trio de Danault ont également attiré l’attention des Maple Leafs de Toronto, les visiteurs au Centre Bell samedi soir.

«J’ai bien aimé leur performance contre les Jets. Le trio de Drouin, Danault et Gallagher était en feu!», s’est exclamé l’entraîneur-chef Mike Babcock en entretien téléphonique, à la veille du match contre le CH.

L’homme de confiance

Danault est en quelque sorte l’homme de confiance de l’entraîneur-chef Claude Julien. L’attaquant de Victoriaville, utilisé à toutes les sauces, a d’ailleurs remporté 48 pour cent de ses mises en jeu contre l’un des meilleurs de sa profession - John Tavares.

Bien qu’il ait été blanchi de la feuille de pointage samedi soir face aux Leafs, Danault s’est illustré en muselant pendant une bonne partie de la soirée Tavares, ou du moins jusqu’à ce qu’il marque le but vainqueur en prolongation.

Danault n’est pas seulement qu’un joueur défensif, comme l’a rappelé Tatar. Il peut aussi contribuer offensivement. À ses cinq derniers matchs, Danault s’est signalé avec trois buts et quatre mentions d’assistance. Il s’est notamment illustré avec une performance de quatre points (1-3) contre les Jets, jeudi, et totalise maintenant 40 points en 56 matchs.

Interrogé à savoir si le talent offensif de Danault était sous-estimé, l’entraîneur-chef Claude Julien a indiqué plus tôt cette semaine que son joueur de centre démontre de belles choses, mais qu’il peut encore progresser.

«Phillip joue bien dans les deux sens de la patinoire. Ça reste un jeune joueur, et donc il a encore beaucoup de temps pour s’améliorer. Est-ce qu’il peut générer encore plus de points en attaque? Rien ne l’empêche d’y parvenir.»

Quant à savoir si la contribution offensive du trio de Danault peut avoir un effet d’entraînement sur les autres, Julien a indiqué qu’il pouvait stimuler certains aspects - mais pas tous.

«Je pense qu’on peut améliorer certains aspects en tant qu’équipe, en adoptant des approches assez simples, telles que de se diriger au filet pour obtenir de meilleures chances de marquer, sortir du coin avec la rondelle, par exemple», a-t-il expliqué.

«D’un autre côté, le talent du joueur fait aussi la différence. Quand on regarde un joueur comme (Alex) Ovechkin, qui marque 50 buts par saison, c’est un don. C’est une qualité exceptionnelle, et ces choses-là ne s’apprennent pas. On peut aider les joueurs, mais ceux-ci ont les atouts pour marquer des buts.»

Après une pause de quelques jours, Danault et ses coéquipiers tenteront de retrouver le sentier de la victoire jeudi soir en rendant visite à P.K. Subban et aux Predators, à Nashville.

Le Canadien complétera la semaine à Tampa et à Sunrise, samedi et dimanche.

Canadien

Drouin veut prolonger sa série de succès

MONTRÉAL — Si le long congé du Canadien a semblé faire grand bien à quelques joueurs, c’est d’autant plus vrai dans le cas de Jonathan Drouin, qui a le vent dans les voiles par les temps qui courent.

Depuis que le Tricolore a profité de 10 jours de congé, l’attaquant a amassé neuf points lors des trois derniers affrontements des siens.

Jeudi soir, Drouin s’est donné en spectacle et a tenu en haleine les partisans du Centre Bell en enfilant deux buts et ajoutant deux aides pour permettre aux siens de s’imposer face aux Jets de Winnipeg.

Une performance qui lui a valu la fameuse cape de fourrure, remise au joueur par excellence du match, et un sourire franc.

«Il connaît une bonne séquence, c’est certain, a avoué l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Et je pense que depuis qu’il est arrivé avec nous, c’est probablement sa séquence la plus dominante jusqu’à présent. Ce sont donc de bons signes.»

Après une maigre récolte entre le 9 décembre et le 23 janvier, période au cours de laquelle il n’a amassé que quatre buts et sept aides en 22 matchs, Drouin a semblé retrouver ses repères lorsqu’il a traversé la patinoire d’un bout à l’autre pour clore le débat en prolongation, face aux Oilers d’Edmonton, dimanche après-midi.

«C’est toujours plaisant de marquer un but comme celui-là, a révélé l’attaquant de 24 ans. Ce n’est pas un soulagement, mais c’est plaisant parfois de se sentir bien après. Ce sont des choses comme ça qui t’aident à continuer de jouer.»

Drouin a reconnu que les récents succès de son trio, complété par Phillip Danault et Brendan Gallagher, l’avaient certainement poussé à se surpasser. Lors des quatre derniers matchs, Danault a récolté sept points, dont trois buts, tandis que Gallagher a obtenu deux buts et trois mentions d’aide.

«Ce sont des gars qui [ont toujours la pédale au plancher], qui en demandent beaucoup, et qui sont exigeants envers eux-mêmes aussi, a raconté Drouin. De jouer avec ces gars-là, je dois être prêt à chaque présence sur la glace, je dois être là mentalement.»

Objectif : constance

À son arrivée à Montréal, Drouin a beaucoup fait jaser. Les attentes envers lui et son apport offensif ont toujours été élevées. Au cours des deux dernières saisons, et même depuis le début de sa carrière, le manque de constance est ce qu’on lui a reproché le plus souvent.

Et ça, il souhaite y remédier.

«Je suis agressif en ce moment, je saute plus sur la rondelle, j’attends moins le jeu, je vais plus de l’avant, a-t-il expliqué. C’est une bonne séquence d’une semaine en ce moment, mais je veux plus de constance que ça.»

Le problème, c’est qu’il est difficile dans la ligue d’aujourd’hui, avec un calendrier aussi chargé, de toujours être à son plein potentiel.

«Tous les joueurs connaissent des hauts et des bas, a souligné Julien. On oublie parfois que Drouin est encore jeune. Pour nous, ce n’est pas de l’accepter, mais de continuer de travailler avec lui et d’essayer de l’aider à trouver sa constance.

«Lorsque nous avons procédé à la transaction, nous savions que nous obtenions un bon joueur. Nous avions vu le potentiel, le talent. Peut-être que son arrivée a été ternie en raison de la saison que nous avons connue l’an dernier. Il n’avait pas le même genre de joueurs qu’il a aujourd’hui pour l’entourer. Tout va dans une bien meilleure direction cette année et les gars commencent à s’illustrer lorsqu’ils évoluent dans de telles conditions.»

Bien qu’il n’existe pas de formule magique pour arriver à trouver un rythme constant, Drouin a bien l’intention de se nourrir de ses récents succès pour poursuivre sur la même vague jusqu’à la fin de la campagne.

«Ce sont des choses qui sont difficiles à expliquer. Tu peux avoir une bonne partie et ça te relance vraiment pour un bout. En ce moment, je me sens bien, a fait savoir l’attaquant. Je vois ce que je suis capable de faire dans cette ligue contre les bonnes équipes et il faut que je continue de faire les mêmes choses.»

Canadien

Trop tôt pour s'emballer sur les séries chez le Canadien

BROSSARD — L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, a rappelé l’importance de ne pas trop s’emballer au lendemain d’une victoire sans équivoque contre les Jets de Winnipeg, l’une des puissances de la LNH.

Et le message n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. D’ailleurs, selon l’attaquant Charles Hudon, le fait que les joueurs aient «acheté» le système de jeu de Julien cette saison explique en bonne partie leurs récents succès.

«Cette saison, nous suivons un plan différent, qui est axé sur la vitesse, sur nos forces, a expliqué Hudon. Nous avons acheté son système, et ça va bien. Il va seulement falloir continuer dans cette direction.»

Le CH (31-18-6) passera un autre test, samedi soir, à l’occasion de la visite des Maple Leafs (33-17-3) de Toronto. Ce match est d’autant plus important qu’un seul point sépare les deux équipes au classement de l’association Est, bien que les Torontois aient deux matchs de plus à disputer.

«Les Leafs représentent le même défi que les Jets. Ce sont deux équipes offensives, qui sont très talentueuses et qui sont capables de marquer des buts, a déclaré Julien. Il va falloir aborder le match de demain [samedi] avec beaucoup de respect, mais sans les craindre.»

Il s’agira également du premier match entre les deux équipes depuis le premier de la saison, le 3 octobre, remporté 3-2 en prolongation par les Leafs. Depuis ce temps, la troupe de l’entraîneur-chef Mike Babcock a mis sous contrat l’attaquant William Nylander et acquis le défenseur Jake Muzzin.

«Nous avons relevé un gros test [jeudi] contre les Jets, et là il reste Toronto. Nous devons retenir ce qu’on a fait de bien, et le répéter lors du prochain match. [...] Il ne faut pas monter trop haut avec une victoire comme celle-là, ni se laisser abattre lorsque ça va moins bien, a mentionné Hudon.

«C’est toujours le fun de briser l’ordre établi. Peu de monde nous voyait là au classement à cette date-ci, a-t-il ajouté. Mais il faut qu’on se concentre sur nous. Nous démontrons beaucoup de vitesse, nous travaillons avec acharnement et nous mettons beaucoup de pression sur les défenseurs. Il faut continuer dans cette direction.»

Optimisme

Julien et les joueurs du CH sont donc conscients du défi qui les attend, bien qu’ils semblaient plutôt optimistes, vendredi matin — surtout après la performance du Canadien, jeudi soir. Le Tricolore a alors décoché un total de 53 tirs, un sommet cette saison, vers le gardien des Jets de Winnipeg Connor Hellebuyck, en route vers une victoire à sens unique de 5-2.

«Le match de jeudi, ç’a été un de nos bons cette saison, a admis Julien. Mais au cours d’une saison de 82 rencontres, il y en aura toujours des bons, et d’autres qui le seront moins. Nous en avons vécu de toutes les sortes. Le but ultime, c’est de répéter ce genre de match-là demain contre les Leafs. C’est pour ça que c’est important pour nous de ne pas s’emporter, de garder le même niveau de concentration et la même attitude.»

Ceci étant dit, à la lumière de la performance du Canadien contre les Jets, Julien a assuré qu’il n’ira pas cogner à la porte du directeur général Marc Bergevin afin d’avoir du renfort, à l’approche de la date limite des transferts établie au 25 février.

«Si tu regardes le match d’hier [jeudi], nous nous sommes bien débrouillés, a-t-il noté. Il n’y a aucune raison de ne pas continuer de cette façon-là. Souvent, les acquisitions, c’est pour ajouter de la profondeur. Mais au moment où l’on se parle, avec l’équipe que j’ai sous la main, je n’ai aucun problème.

«Au point où nous en sommes, nous n’hypothéquerons pas notre avenir en offrant des choix au repêchage ou de jeunes joueurs juste pour mettre un pansement sur une blessure», a-t-il conclu.