Les trois derniers mois de confinement ont permis à Jonathan Drouin de panser ses blessures.
Les trois derniers mois de confinement ont permis à Jonathan Drouin de panser ses blessures.

Relance de la LNH: une occasion pour Jonathan Drouin 

Jonathan Drouin espère profiter de la relance de la LNH pour confirmer qu'il est rétabli des blessures qui ont miné sa campagne et démontrer qu'il peut atteindre un autre niveau en séries éliminatoires.

L'attaquant du Canadien de Montréal avait amassé 15 points en 18 matchs et était plus impliqué dans les différentes phases du jeu que par le passé avant qu'il ne tombe au combat le 15 novembre face aux Capitals de Washington. Ce soir-là, Drouin a subi une blessure au poignet gauche qui l'a contraint à rater près de trois mois d'action.

Il a ensuite subi une entorse à une cheville à sa troisième sortie en février.

Les trois derniers mois de confinement ont donc permis à Drouin de panser ses blessures.

«Je n'ai pas reçu de traitements pendant le confinement, mais même pour mon poignet, ç'a fait du bien, a admis Drouin, mercredi, lors d'une conférence téléphonique. Je n'ai pas de crainte ou quoi que ce soit. Je peux jouer sans avoir à subir des traitements ensuite. C'est une bonne nouvelle.»

Lors de son retour au jeu en février, Drouin avait été blanchi en huit sorties et avait présenté un différentiel de moins 10. L'équipe avait ensuite décidé de lui donner du temps pour soigner ses blessures.

«Une blessure, ça peut aller, mais deux... C'est également difficile de retrouver son synchronisme après trois mois sur la touche», a admis Drouin, qui avait noté à l'époque que son poignet n'avait pas encore retrouvé toute sa flexibilité.

Drouin a pu tester son poignet et sa cheville mardi, alors qu'il a fait partie du premier groupe de joueurs de l'organisation du Canadien à reprendre l'entraînement sur glace au Complexe sportif Bell, à Brossard. Il a été accompagné sur la patinoire par les attaquants Paul Byron, Charles Hudon et Laurent Dauphin, ainsi que le gardien Michael McNiven.

Ils ont dû se soumettre à un protocole de santé et sécurité strict, mais rien pour les faire rebrousser chemin.

«Nous ne pouvons pas nous détendre dans le lounge, a noté Drouin. Nous prenons notre température à l'arrivée. Nous nous changeons, effectuons l'entraînement hors glace, puis sur la glace. Habituellement, nous passons ensuite du temps dans le sauna ou le bain. Nous ne pouvons pas faire ça.

«Nous portons aussi un masque. Il y a plein de choses à respecter. (...) Mais nous sommes chanceux de pouvoir revenir à l'aréna, et ce sera bénéfique si le hockey reprend», a-t-il ajouté.

La LNH a permis la reprise des entraînements dans les installations des équipes la semaine dernière et le Canadien a emboîté le pas cette semaine. La prochaine date clé dans la reprise des activités est maintenant le 10 juillet, quand la LNH espère pouvoir commencer la phase 3 de son plan de relance, avec le début des camps d'entraînement des équipes dans les «villes bulles».

Drouin est conscient que le Canadien aurait été exclu du tournoi printanier, à moins d'un miracle, n'eut été de la refonte des séries avec un tournoi à 24 équipes. Le Tricolore affrontera les Penguins de Pittsburgh dans une ronde de qualification au meilleur de cinq matchs - si la LNH obtient le feu vert des autorités de la santé pour relancer ses activités.


« Nous ne pouvons pas nous détendre dans le lounge. Nous prenons notre température à l'arrivée. Nous nous changeons, effectuons l'entraînement hors glace, puis sur la glace. Habituellement, nous passons ensuite du temps dans le sauna ou le bain. Nous ne pouvons pas faire ça. »
Jonathan Drouin

Acquis du Lightning de Tampa Bay en juin 2017, Drouin n'a toujours pas eu l'occasion de jouer en séries éliminatoires dans l'uniforme bleu-blanc-rouge. Il avait brillé lors du printemps 2016 avec le Lightning, amassant 14 points en 17 rencontres, et il espère avoir une autre occasion de prouver qu'il est un joueur des grandes occasions.

«Mon jeu passe à un autre niveau en séries, a insisté Drouin. Même quand j'étais jeune, lors des tournois, ou à mon époque dans le junior, c'était la même chose. Le hockey de séries, ce n'est pas pareil. Ce sont des sensations différentes. Je ne suis pas le seul à ressentir ça.»

Drouin a d'ailleurs pris les moyens pendant le confinement pour continuer à peaufiner son jeu.

Espionner d'autres joueurs de la LNH

L'attaquant âgé de 25 ans a étudié des séquences vidéo de son début de saison. Il a également passé du temps à espionner d'autres joueurs de la LNH par vidéo.

«J'ai travaillé sur mon lancer, a indiqué Drouin. J'ai regardé des gars comme Auston Matthews et Patrik Laine, qui tirent de partout. Si vous n'avez pas profité des trois mois de confinement pour améliorer votre jeu, vous avez perdu votre temps.

«J'ai donc passé beaucoup de temps sur mon patio à décocher des tirs et à regarder des vidéos pour améliorer mon lancer», a-t-il renchéri.

Drouin espère avoir la chance d'appliquer les leçons dès cet été, et surtout d'effacer les mauvais souvenirs de l'hiver dernier.