Le Canadien semble avoir écouté les conseils de l’ex-défenseur Serge Savard qui disait qu’à son époque, le Tricolore se donnait comme mission d’obtenir un verdict nul de 0-0 pour se sortir d’une mauvaise séquence. Ben Chiarot (photo) a expliqué que lui et ses coéquipiers avaient resserré leur jeu défensif.
Le Canadien semble avoir écouté les conseils de l’ex-défenseur Serge Savard qui disait qu’à son époque, le Tricolore se donnait comme mission d’obtenir un verdict nul de 0-0 pour se sortir d’une mauvaise séquence. Ben Chiarot (photo) a expliqué que lui et ses coéquipiers avaient resserré leur jeu défensif.

Le CH a appris à la dure

MONTRÉAL — Quelques heures avant que le Canadien ne mette fin à sa série de huit revers le 3 décembre dernier, l’ancien défenseur Serge Savard avait affirmé qu’à son époque, la formation montréalaise se donnait la mission d’obtenir un verdict nul de 0-0 pour se sortir d’une mauvaise séquence.

Les temps ont changé et les verdicts nuls ne font plus partie de la réalité de la LNH, mais le Canadien s’est sorti de la tempête en resserrant son jeu défensif.

En cinq rencontres depuis sa séquence de huit défaites, le Tricolore a concédé seulement neuf buts. Son dossier est de 4-1-0.

«Nous savions qu’une fois après avoir gagné un ou deux matchs, nous allions retrouver de bonnes sensations et repartir dans la bonne direction», a affirmé le défenseur Ben Chiarot, auteur du but décisif en prolongation dans une victoire de 3-2 face aux Sénateurs d’Ottawa, mercredi au Centre Bell.

«Nous jouons de la bonne façon. Nous n’accordons plus des chances en or comme nous le faisions quand nous perdions soir après soir.»

Le Canadien a connu une petite baisse de régime en deuxième période face aux Sénateurs, qui ont pu attaquer trois fois en surnombre. Cependant, le gardien Cayden Primeau a fermé la porte.

Et même si le Tricolore a gaspillé une avance de deux buts avant de s’imposer contre la formation de la capitale nationale, les joueurs avaient le sentiment du devoir accompli après le match.

«Pendant la série de défaites, nous avions parfois l’impression que rien n’allait dans notre direction, a mentionné l’attaquant Nick Cousins. Là, nous trouvons le moyen de faire notre chance.»

Pendant la série de revers, l’entraîneur-chef Claude Julien avait souvent refusé de pointer du doigt le travail de ses défenseurs pour les buts accordés. Il mettait l’accent sur le travail de l’unité de cinq sur la patinoire et sur le repli des attaquants.

Il a été rapporté mardi par The Athletic que le propriétaire des Penguins de Pittsburgh, Mario Lemieux, trouvait que le Canadien jouait du hockey ennuyeux. D’une certaine manière, ce commentaire fait écho à ceux de Savard la semaine précédente : quand ça va mal, il faut se concentrer sur l’aspect défensif.

La clé dans le travail défensif

«Le jeu en zone neutre est la clé dans notre travail défensif, a admis Cousins. Notre système 1-2-2 frustre l’adversaire. Nous congestionnons le centre de la patinoire, nous rendons la tâche difficile à l’adversaire pour éviter qu’il gagne de la vitesse en zone neutre.»

Les attaquants sont un peu moins agressifs en échec-avant et sont donc mieux placés pour appuyer les défenseurs.

«Les gars sont du bon côté de la rondelle ou du joueur qu’ils couvrent, a expliqué Chiarot. Nous voyons plus de joueurs en bonne position défensive, du bon côté de la rondelle. Nous donnons donc beaucoup moins d’attaques en surnombre. Les gars sont consciencieux.

«Il a fallu apprendre à la dure. Ce n’est pas amusant, parce que vous devez travailler encore plus fort pour générer de l’attaque quand vous êtes du bon côté de la rondelle. Vous devez pratiquement chaque fois battre votre homme pour obtenir une chance. Mais nous avons accepté de relever le défi. C’est de cette manière qu’il faut jouer pour avoir du succès, d’abord en saison régulière, puis en séries éliminatoires.»

Après avoir mis fin à la série de huit défaites, les joueurs répétaient aussi qu’ils devaient se souvenir des mauvaises sensations pour éviter de revivre une situation semblable.

C’est peut-être ce qui rendra l’équipe plus forte d’ici la fin de la saison.

«Nous n’avions pas de plaisir pendant la série de huit défaites, a admis Cousins. Ce n’était pas amusant de venir à l’aréna. Mais nous avons trouvé le moyen de nous en sortir. Nous nous sommes serré les coudes et nous sommes probablement encore plus unis comme équipe maintenant. Nous sommes aussi plus forts mentalement. Là, ça clique, ça va bien. Mais il faut continuer sur cette lancée.»

La force nouvelle de l’équipe risque d’être mise à l’épreuve dans les prochaines semaines. Après la visite des Red Wings de Detroit samedi, le Canadien jouera ses sept derniers matchs de l’année 2019 à l’étranger.

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RYAN POEHLING ASSIGNÉ AU ROCKET

MONTRÉAL — Le Canadien a annoncé avoir cédé l’attaquant Ryan Poehling au Rocket de Laval, dans la Ligue américaine de hockey.

Poehling aura donc passé un peu moins de 24 heures dans l’entourage du Tricolore, même s’il a pris part à la rencontre face aux Sénateurs d’Ottawa mercredi soir. L’Américain avait été appelé en renfort à Matthew Peca, blessé mardi contre les Penguins de Pittsburgh.

D’ailleurs, le Tricolore a indiqué que l’attaquant âgé de 26 ans sera absent pour une période de six semaines en raison de cette blessure à un genou.

Poehling en était à son deuxième séjour avec le Canadien cette saison. Il avait été blanchi en quatre sorties entre les 5 et 12 novembre, avant de l’être de nouveau contre les Sénateurs.

En 26 matchs avec le Rocket cette saison, Poehling a récolté cinq buts et sept aides. Il a toutefois accumulé un but et cinq aides à ses cinq dernières sorties.

Quant à Peca, il n’a récolté aucun point en quatre matchs avec le Canadien cette saison. Il totalise cependant trois buts et huit mentions d’assistance en 18 rencontres avec le Rocket. La Presse canadienne