Carey Price a stoppé tous les tirs dirigés vers lui vendredi pour aider son équipe à éliminer les Penguins de Pittsburgh en quatre matches avec une victoire de 2-0.
Carey Price a stoppé tous les tirs dirigés vers lui vendredi pour aider son équipe à éliminer les Penguins de Pittsburgh en quatre matches avec une victoire de 2-0.

L'affaire de Price, oui, mais aussi du reste de l’équipe

La Presse Canadienne
Tous les facteurs pointaient en faveur des Penguins de Pittsburgh dans leur série de qualification face au Canadien de Montréal. Tous, sauf la confrontation devant les filets.

Finalement, ce sont bien plus que les arrêts de Carey Price qui ont contribué au triomphe du Canadien en quatre parties.

Price a été brillant, oui, mais les centres du Canadien n’ont pas été déclassés par Sidney Crosby et Evgeni Malkin. La défensive du Tricolore a aussi offert du jeu de bien meilleure qualité que celle des Penguins.

«Nous avions besoin de nos quatre trios pour jouer avec énergie. Nous avions besoin de la contribution de tous», a souligné l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, après la victoire décisive de 2-0, vendredi.

«Honnêtement, si nous n’avions pas eu cette contribution, je ne suis pas certain que je serais ici présentement en train de commenter notre victoire dans la série, a ajouté Julien au sujet du travail des jeunes éléments de l’équipe. Oui, notre gardien a été excellent, nos trois défenseurs principaux aussi, mais tout comme le reste de l’équipe.»

Crosby a récolté deux buts et une aide pour les Penguins, tandis que Malkin a été limité à une aide. Du côté du Canadien, Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Phillip Danault ont amassé chacun deux points.

«Même Max Domi, il a joué à peine 10 minutes (vendredi), mais ce sont 10 minutes importantes, a ajouté Julien en faisant l’éloge de son quatrième trio. Dale Weise, il applique de la pression et prend de bonnes décisions pour sortir la rondelle. Alex Belzile en était à son premier match dans la LNH et il s’est bien comporté.»


« Nous, nous y croyons depuis le début du camp à Brossard. Nous pouvions voir l’énergie. »
Claude Julien

Le duo de Jeff Petry et Brett Kulak a surtout joué contre le trio de Crosby, tandis que la paire de Shea Weber et Ben Chiarot a neutralisé l’unité de Malkin.

«C’est un effort complet de l’unité de cinq. L’objectif était de fatiguer leurs meilleurs joueurs, a expliqué Weber. Nous avons quelques joueurs costauds en défensive et nous devions faire attention de ne pas leur donner du temps et de l’espace avec la rondelle.»

À l’inverse, la défensive des Penguins n’a pas réussi à contenir l’offensive du Canadien, qui a fait le nécessaire pour appuyer Price.

Les défenseurs de l’équipe ont aussi contribué en zone offensive. La brigade du Canadien a amassé 10 points en quatre matchs et celle des Penguins, trois.

Et alors que la troisième paire du Canadien, composée de Xavier Ouellet et Victor Mete, a donné de l’urticaire à certains amateurs, elle s’est mieux sortie d’affaires que celle des Penguins. Ouellet et Mete ont présenté un différentiel de chacun moins-1, tandis que Jack Johnson et Justin Schultz ont terminé la série tous les deux à moins-4.

Le Canadien a réussi à suivre la recette de ce qui fait son succès, cette recette qui lui a permis de croire qu’il pouvait vaincre les Penguins alors que très peu d’observateurs osaient exprimer ce même optimisme avant la série.

«Nous, nous y croyons depuis le début du camp à Brossard, a insisté Julien. Nous pouvions voir l’énergie. «KK» patinait bien. Suzuki était reposé. Carey était dans sa bulle. Nous avions une bonne approche avant d’arriver à Toronto. Nous l’avons démontré quand la série a commencé.»

Julien a admis que le défi est de jouer de cette manière avec constance. Le Canadien n’aura pas plus de marge de manoeuvre en quarts de finale de l’Association de l’Est.