Carey Price semble avoir retrouvé ses réflexes depuis son retour de l'infirmerie.

La bonne vieille recette

COMMENTAIRE / Fans du Canadien, réjouissez-vous: votre joueur de concession vient de livrer deux performances inspirées de suite, une première depuis le début de la saison.

Samedi, on pouvait être sceptique un brin. Après tout, ses rivaux étaient les pauvres Sabres de Buffalo, qui inventent à toutes les semaines de nouvelles façons de perdre. Mais lundi soir, il y avait des clients pas mal moins commodes en face de Carey Price, qui a été tout aussi électrisant. 

D’ailleurs, c’est la bonne vieille recette du Canadien qui a permis à Claude Julien de placer deux points de plus sur le gros tableau. Beaucoup d’opportunisme en territoire ennemi et un gardien qui multiplie les gros arrêts pendant que ses chums sont débordés! L’Élu a stoppé 73 des 74 rondelles dirigées vers lui en deux matchs, depuis qu’il a terminé de soigner sa mystérieuse blessure. Évidemment qu’avec un Price aussi étincelant, les séries deviennent soudainement accessibles.

Où est Pacioretty?

Cette victoire a été acquise sans deux éléments importants. Shea Weber a l’excuse d’être coincé à l’infirmerie. Déjà vulnérable, on peut comprendre que la défensive souffre sans son principal leader.

Mais dans le cas de Max Pacioretty, il est plus que temps qu’il se débarrasse de la cape d’invisibilité dans laquelle il se cache depuis deux semaines. D’accord, un marqueur fonctionne par séquence. Mais au moins, un gars en léthargie doit offrir un effort soutenu pour tenter de s’en sortir, non?

Permettez-moi d’insister. Le gars est capitaine, son club est en danger de ne pas recevoir d’invitation pour la grande danse du printemps. La moindre des choses, c’est de sentir que Pacioretty n’est pas très heureux de son jeu. 

Difficile de comprendre comment il peut être autant éteint, alors qu’un gars comme Brendan Gallagher mange les bandes pas trop loin de lui. Un vrai lapin Energizer, ce Gallagher. Même l’an dernier, alors que rien ne fonctionnait pour lui, ça n’a jamais été une question de désir. S’il y a un joueur dans cette équipe qui mérite d’avoir
le C cousu sur son maillot, c’est bien lui.