Carey Price a rejoint Patrick Roy dans le livre des records du Canadien lors de la victoire de 3-2 aux dépens des Flames de calgary mardi soir.

Chapeau, Carey

CHRONIQUE / On a cru pendant une trentaine de minutes que Carey Price allait encore une fois devoir attendre avant de rejoindre Patrick Roy au deuxième rang des hommes masqués les plus victorieux dans l’histoire du Canadien.

Puis, à force d’insister auprès de David Rittich, les efforts ont fini par payer. Et comment! Trois buts en 3:21! Tout ça mené de main de maître par Jonathan Drouin.

Cette poussée productive a donc permis à Price d’égaler Roy avec une 289e victoire en carrière dans l’uniforme bleu-blanc-rouge. Même s’il ne jouit pas de la même réputation que le légendaire 33, il importe de souligner que Price n’a eu besoin que de 13 matchs de plus pour atteindre ce plateau.

Pendant la soirée, sa Sainteté a aussi battu la marque appartenant à Jacques Plante pour le plus grand nombre de minutes passées devant la cage tricolore. Ces faits d’armes s’ajoutent à ses records d’équipe pour le plus grand nombre de matchs joués, de lancers reçus, d’arrêts effectués et, sur une note moins glorieuse, de défaites.

Dans un avenir rapproché, il devrait aussi ajouter la marque du plus grand total de victoires avec le Canadien. Présentement à 25 gains du record appartenant à Jacques Plante, il pourrait se l’offrir dès cette saison.

Bref, tous ces chiffres confèrent une place de choix à Price dans la riche et glorieuse histoire du Canadien. Cependant, toutes ces marques sont reliées à la saison régulière. Voilà pourquoi sa Sainteté Carey Price n’est pas toujours apprécié à sa juste valeur pour sa contribution avec les Glorieux. Il lui manque un petit – ou gros – quelque chose pour asseoir son héritage.

Depuis son arrivée chez le Tricolore, lors de la saison 2007-2008, les fièvres printanières ont généralement été assez courtes. Il y a bien eu l’épopée de 2010, mais un certain Jaroslav Halak multipliait alors les miracles entre les poteaux. Puis, tout semblait possible au printemps 2014, jusqu’à ce que Chris Kreider ne fasse dérailler l’épopée montréalaise, en plein carré d’as.

À 31 ans, sa feuille de route est déjà bien étoffée. Il lui reste maintenant les prochaines années afin de redorer son blason éliminatoire.

Le nombre de conquêtes des Plante, Dryden et Roy sont pratiquement inatteignables. Mais un seul sacre lui permettrait d’être associé à jamais à cette liste d’immortels.