Le Canadien a gaspillé des avances de 4-0 et 5-3, samedi, lors du revers de 6-5 subi face aux Rangers de New York, à Montréal.

Canadien: une myriade d’erreurs en défensive

Après trois revers au cours desquels l’attaque a été montrée du doigt par l’entraîneur-chef Claude Julien, c’est le jeu défensif du Canadien qui a fait défaut lors de la déconfiture de samedi.

Julien a affirmé que le contexte était différent lors du revers de 6-5 face aux Rangers de New York, quand la formation montréalaise a gaspillé des avances de 4-0 et 5-3.

Malgré le déficit, les Rangers ne jouaient pas du mauvais hockey. Puis, les erreurs commises par le Canadien ont été nombreuses sur les séquences qui ont permis aux Rangers de gagner après avoir accusé un retard d’au moins quatre buts pour une quatrième fois dans leur histoire.

De son côté, le Tricolore a perdu un match après avoir mené par quatre buts pour une première fois depuis le 7 décembre 1995, selon le réseau Sportsnet.

«[Les Rangers] ont constamment attaqué à trois contre deux ou à quatre contre trois, a noté Julien après la rencontre. Nous ne pouvons pas rester coincés dans le fond de la zone à regarder l’autre équipe partir en relance.

«Je pense que la clé a été notre jeu sans la rondelle, c’est ce qui nous a fait mal.»

Julien a cité en exemple le but vainqueur des Rangers pour démontrer le genre d’erreurs effectuées par sa troupe, insistant toutefois pour dire qu’il ne visait pas seulement Jesperi Kotkaniemi dans sa critique.

«Nous avons un jeune joueur, qui n’est âgé que de 19 ans, qui force un jeu, ce qui provoque un dégagement refusé. Il perd ensuite la mise au jeu et la rondelle se retrouve dans le fond du filet, a noté Julien. Ce sont des erreurs coûteuses. Vous devez retenir la leçon, peu importe que vous soyez âgés de 19 ou 30 ans. Vous devez comprendre que ce sont des erreurs que vous ne pouvez pas commettre.»


« Nous ne pouvons pas rester coincés dans le fond de la zone à regarder l’autre équipe partir en relance »
Claude Julien

Si Julien est revenu sur le sixième but des visiteurs, il est facile de voir des erreurs sur les autres buts des Rangers.

Les deux premiers buts ont été inscrits sur des relances alors que les attaquants du Canadien tardaient à revenir appuyer les défenseurs. Le troisième a été marqué en avantage numérique, après que Shea Weber eut raté un dégagement.

Sur le quatrième but des Rangers, Brendan Gallagher est arrivé en retard pour couvrir Artemi Panarin après que Phillip Danault eut chuté le long de la rampe.

Le cinquième but des Rangers a été marqué en infériorité numérique, quand une hésitation des attaquants du Tricolore au moment où Brady Skjei a dégagé a permis à Brett Howden et Brendan Lemieux d’attaquer à deux contre un puisque le défenseur Jeff Petry était le seul joueur local à la ligne bleue.

Mea culpa

Les joueurs ont fait leur mea culpa après la partie, admettant que le résultat était inacceptable. Max Domi et Artturi Lehkonen n’avaient pas le cœur à la fête malgré des soirées de chacun deux buts et une aide. «Nous connaissons l’importance de chaque match. Nous n’avons pas besoin de nous le faire rappeler, a mentionné Gallagher. Nous savons à quel point le classement est serré. Nous sommes passés par là l’hiver dernier. Nous ne pouvons pas laisser des points nous glisser entre les doigts comme ça. Des matchs comme celui-là, ce sont ceux qui vous frustrent encore pendant l’été quand vous repensez à la saison.

«C’est décevant, mais la seule chose que nous pouvons faire, c’est de retenir la leçon et s’assurer que ça ne se reproduise plus.»

La série de quatre revers du Tricolore coïncide aussi avec les absences de Jonathan Drouin et Paul Byron, passés sous le bistouri. Julien a rappelé l’importance des deux joueurs au sein de l’équipe, mais a aussi indiqué que les joueurs appelés en relève devaient en donner plus dans leurs nouvelles responsabilités.

Le Canadien profitait d’une journée de congé dimanche, ce qui était probablement une bonne chose afin de se changer un peu les idées.

«Ensuite, c’est le retour au travail lundi, a rappelé Carey Price, qui a aussi reconnu qu’il aurait aimé faire un arrêt ou deux de plus. Nous allons analyser le match, puis passer au suivant.

«Nous ne pouvons pas nous apitoyer trop longtemps sur notre sort», a-t-il conclu.