Canadien

Kotkaniemi a fait des pas de géant

Jusqu’à quand faut-il remonter pour trouver un joueur du Canadien de Montréal choisi à titre de première étoile d’un match sans même obtenir un point ni même un tir au but? C’est peut-être ça, l’effet Jesperi Kotkaniemi.

Face aux Sénateurs d’Ottawa samedi soir, le Finlandais de 18 ans a continué d’ajouter de bonnes notes à son bulletin. De bonnes notes qui s’additionnent à un rythme impressionnant et que l’on n’aurait jamais soupçonnées au début de septembre.

Canadien

Paul Byron quatre saisons de plus avec le Canadien

MONTRÉAL — L’attaquant Paul Byron a accepté une prolongation de contrat de quatre saisons avec le Canadien de Montréal, dimanche.

La valeur moyenne annuelle de l’entente est 3,4 millions $. Le pacte s’étend jusqu’à la fin de la saison 2022-2023.

«Nous sommes très heureux d’en être venus à une entente de plusieurs saisons avec Paul Byron, a dit par communiqué le directeur général du Canadien, Marc Bergevin. Paul est un fier compétiteur, et un exemple de courage et de détermination. De par sa rapidité, son jeu dans les deux sens de la patinoire et ses habiletés, il représente un élément très important de notre équipe.»

Byron a fourni 20 buts et 35 points la saison dernière, disputant tous les matches du Tricolore.

«Je suis extrêmement content et fier, a dit Byron sur Instagram dimanche, suite à l’annonce de cette prolongation de contrat. Merci à ma famille, mes amis, mes coéquipiers, aux entraîneurs et aux dirigeants qui m’ont aidé et soutenu. Merci beaucoup au Canadien de prendre une chance avec moi et de me donner cette opportunité. J’ai très hâte au début de la saison.»

Byron a raté une seule rencontre lors de la saison 2016-17, inscrivant 22 filets et 43 points.

L’Ontarien de 29 ans a été un choix de sixième tour des Sabres de Buffalo, en 2007. Le CH l’a réclamé au ballottage le 6 octobre 2015, des Flames de Calgary.

Le Canadien va disputer son prochain match préparatoire lundi, à Toronto. Le groupe de Claude Julien montre une fiche de 3-1-0.

Canadien

Le Canadien défait les Sénateurs 3-2

MONTRÉAL — Depuis le début du camp d’entraînement que les joueurs du Canadien de Montréal insistent sur l’importance de gagner des matchs de hockey dès maintenant. Après quatre sorties en calendrier préparatoire, ils comptent déjà un gain de plus qu’en huit parties l’année dernière.

Les hommes de Claude Julien ont signé une troisième victoire en septembre alors qu’ils ont vaincu les Sénateurs d’Ottawa par le score de 3-2 samedi soir au Centre Bell.

Face à une équipe qui se dirige vers une saison laborieuse et qui a subi une quatrième défaite en autant de matchs préparatoires, le Canadien ne l’a pas eu facile. Julien l’a d’ailleurs admis après le match.

«Ce que j’ai aimé de notre équipe ce soir, c’est qu’on a trouvé le moyen de gagner. Et quand ça ne va pas toujours bien et que tu trouves le moyen de gagner, c’est un bon signe.»

Comme ce fut le cas lundi contre les Devils du New Jersey, le Canadien a eu besoin de buts rapides en début de troisième période pour faire tourner le vent en sa faveur.

Paul Byron a sonné la charge avec son premier but du camp d’entraînement à 1:18, quand il a battu Craig Anderson d’un tir des poignets que le gardien des Sénateurs n’a pas semblé voir partir. Seulement 23 secondes plus tard, Tomas Tatar a brisé l’égalité en faisant dévier un tir à ras la glace de Brendan Gallagher, décoché de la ligne bleue.

Ces deux buts ont donné le ton à une période que le Canadien a totalement dominée alors qu’il a obtenu 14 de ses 32 tirs. De son côté, Carey Price n’a vu que sept rondelles au troisième vingt, et seulement 18 au total. Brady Tkachuk et Cody Ceci ont été les seuls à déjouer sa vigilance.

«Il y avait beaucoup de chimie aujourd’hui, a noté Price, qui en était à son premier match complet. Nous avons joué avec beaucoup de rapidité et j’ai eu l’impression qu’ils [les Sénateurs] étaient toujours à notre poursuite.»

Nikita Scherbak, tard en deuxième, a également touché la cible pour le Canadien.

Quant à Jesperi Kotkaniemi, qui a remplacé Max Domi entre Jonathan Drouin et Joel Armia, il a continué de gagner des points en continuant de jouer avec assurance. Pourtant, il a été tenu en échec et n’a pas obtenu de tirs au but... officiels. À sa décharge, le jeune homme a joué de malchance.

À mi-chemin de la première période, après de belles manoeuvres en zone adverse, le Finlandais a décoché un vif tir des poignets de l’enclave qui avait battu Anderson. Toutefois, la rondelle a donné sur la barre horizontale. Kotkaniemi a de nouveau vu un de ses tirs frapper le poteau avec un peu plus de trois minutes à jouer au premier vingt.

«Nous ne sommes pas de bons amis!» a d’ailleurs blagué Kotkaniemi en parlant des poteaux des buts.

Drouin a eu de bons mots à l’endroit de son jeune coéquipier.

«Je l’ai trouvé vraiment bon. Tu vois qu’il est calme, qu’il est capable de tirer la rondelle vraiment bien. Ce n’est pas le plus gros joueur, mais il s’implique quand même et il va dans les coins et devant le filet.»

Kotkaniemi se comporte comme quelqu’un qui ne semble pas intéressé à retourner en Finlande.

«C’est un excellent joueur. Tu vois les mains et le potentiel qu’il a, c’est énorme, a déclaré Phillip Danault. Ce sera une décision difficile pour Marc [Bergevin] et son personnel, c’est sûr. De ce que je vois, je le trouve excellent, mais je ne peux pas prendre la décision pour Marc.»

Après une journée de congé dimanche, le Canadien affrontera les Maple Leafs de Toronto lundi dans la Ville Reine et mercredi au Centre Bell. Le Tricolore complétera son calendrier préparatoire samedi prochain à Ottawa.

Tkachuk, le coup de vent

Avec son équipe composée majoritairement de vétérans face à une formation beaucoup moins étoffée, le Canadien a fait ce qu’il devait faire en première période: contrôler le jeu.

Mais malgré un avantage de 7-3 au chapitre des tirs, les hommes de Claude Julien sont rentrés au vestiaire en déficit de 1-0 grâce au premier but de Tkachuk depuis le début du camp.

Le premier choix des Sénateurs en juin dernier a complètement dérouté Jeff Petry avant de déjouer Price après seulement 75 secondes de jeu. Le tir suivant des Sénateurs n’est venu que quelque 16 minutes plus tard.

Le jeu a été plus égal au deuxième vingt, lors duquel les deux formations se sont échangé des buts tardifs. Ceci a d’abord battu Price d’un superbe tir des poignets d’une quarantaine de pieds après que Logan Brown eut servi une tasse de café à Jordie Benn dans le coin de la patinoire.

Scherbak a riposté 44 secondes plus tard en déjouant Anderson d’un angle presque impossible.

Les joueurs des Sénateurs ne le savaient pas encore, mais le Canadien venait d’amorcer sa remontée.

Canadien

Le Tricolore vainqueur devant la foule de Québec

Chaque fois qu'il était appelé à commenter la performance de l'un de ses joueurs après le match de jeudi soir, Claude Julien avait de bonnes choses à dire. Il faut admettre que ceux-ci ne lui ont pas vraiment donné le choix.

Propulsé par une première période qui a frôlé la perfection et un bel effort de groupe, le Canadien de Montréal a signé une deuxième victoire en calendrier préparatoire alors qu'il a défait les Capitals de Washington par la marque de 5-2 au Centre Vidéotron.

Dix joueurs différents ont inscrit leur nom sur la feuille de marque pour le Tricolore, à commencer par Brendan Gallagher. Le combatif attaquant du Canadien a donné le ton à une poussée de trois buts sans riposte en première période en marquant dès la quatrième minute de jeu.

Il a ajouté une superbe mention d'aide sur celui d'Artturi Lehkonen, qui donnait alors au Canadien une avance de 4-0 tôt au deuxième vingt.

Michaël Chaput a de nouveau attiré l'attention avec son premier but du camp d'entraînement. Jacob De La Rose a également trouvé le fond du filet en première période face à Pheonix Copley, qui a fait face à 24 rondelles en 40 minutes de jeu.

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Le défenseur Rinat Valiev a complété en troisième période contre Vitek Vanecek, qui n'a reçu que quatre tirs.

Dans sa ville natale et devant sa famille et ses proches, l'ailier droit Alexandre Alain a mérité une aide sur le but de De La Rose. Joel Ward a aussi obtenu un point à sa première sortie dans l'uniforme du Canadien.

La riposte des Capitals est venue en deuxième période, grâce à Alexander Ovechkin et au défenseur Connor Hobbs, pendant autant d'avantages numériques. Peu visible à son premier match du calendrier préparatoire, Ovechkin a tout de même ajouté une aide.

Culture victorieuse

Gallagher et ses deux coéquipiers de trio, Phillip Danault (0-2) et Tomas Tatar (0-1), ont terminé la rencontre avec cinq points et un ratio défensif de plus-6, et ont complètement supplanté Ovechkin, Evgeny Kuznetsov et Tom Wilson au point d'être sélectionnés les trois étoiles du match.

«Ils se parlent beaucoup sur la glace et à l'extérieur de la patinoire, a constaté Julien. Ils travaillent fort pour apprendre à bien se connaître, à bâtir une bonne chimie. Ç'a été un bon trio pour nous ce soir. C'était beau à voir. Si nous pouvons bâtir trois autres trios comme celui-là, nous serons corrects.»

Bien que ce soit encore très tôt au camp et que les trois joueurs n'ont passé que deux parties ensemble, Gallagher affirme avoir du plaisir avec Danault et Tatar. Mais au-delà de ce semblant de chimie, Gallagher constate que tout le monde dans l'équipe s'est déjà donné le mandat d'accumuler les victoires.

«Tous ceux qui étaient ici l'an dernier savent comment tout a commencé. Tout a commencé pendant le calendrier préparatoire. Nous avions une attitude nonchalante et c'est ce que nous voulons corriger, a déclaré Gallagher.

«Chaque match est important et nous mettons l'accent sur la victoire. Lorsque vous créez cette culture victorieuse, ça laisse un bon feeling au sein du groupe et vous voulez continuer dans cette direction», a renchéri l'ailier droit du Tricolore.

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Par ailleurs, même sans l'apport de joueurs plus aguerris comme Jeff Petry, Jordie Benn, Karl Alzner, Victor Mete, Mike Reilly et Noah Juulsen, la brigade défensive du Canadien s'est défendue avec aplomb et a bien protégé la forteresse de Charlie Lindgren.

Le rendement défensif du Canadien a été particulièrement étincelant au premier vingt. Les Capitals ont dû patienter presque 16 minutes avant d'obtenir un premier tir sur Lindgren. Un tir de la pointe gauche du défenseur Michal Kempny que le jeune portier du Tricolore a facilement stoppé.

Julien a notamment eu de bons mots pour David Schlemko et Xavier Ouellet. Ce dernier en était à un deuxième match en autant de soirs et Julien était d'avis qu'il avait été encore meilleur face aux Capitals que mercredi contre les Panthers de la Floride.

«Collectivement, en défensive, on a vraiment fait du bon travail. Les Capitals possèdent l'un des bons avantages numériques, on le sait, et ils ont trouvé le moyen de capitaliser. À part ça, on ne leur a pas vraiment donné beaucoup de chances», a déclaré Ouellet, qui était très satisfait de son rendement défensif.

Les hommes de Todd Reirden n'ont finalement décoché que 13 rondelles en direction de Lindgren, premier gardien du Canadien à jouer pendant 60 minutes depuis le début du calendrier préparatoire.

Lindgren a réalisé ses deux plus beaux arrêts contre Nathan Walker tard au premier vingt, puis aux dépens d'Axel Johsson-Fjalbby en troisième période sur une échappée pendant une supériorité numérique du Tricolore.

Le Canadien tiendra une séance d'entraînement vendredi matin au Complexe sportif Bell en prévision de son quatrième match de la semaine, samedi soir au Centre Bell face aux Sénateurs d'Ottawa.

D'ici là, Claude Julien devrait avoir procédé à une première coupe parmi son groupe de joueurs.

LNH

Ovechkin n'a pas oublié Québec

Applaudi après son but et son aide alors que ses coéquipiers étaient systématiquement hués, Alexander Ovechkin a apprécié l’accueil qui lui a été réservé au Centre Vidéotron, jeudi à Québec.

«Oui, j’ai été un peu surpris des applaudissements, mais c’est toujours agréable de jouer devant des fans, qu’ils t’aiment ou qu’ils te haïssent», a déclaré le Russe, qui se souvenait encore de la victoire de son pays au Mondial de hockey de 2008 sur la glace du Colisée de Québec.

«Nous avons gagné le championnat ici à Québec et c’était un grand moment. Québec est une ville de hockey, alors pourquoi n’y aurait-il pas une équipe de la LNH ici?» a-t-il répondu à la question d’un journaliste après la défaite de 5 à 2 des Capitals face au Canadien.

Le numéro 8 a avoué qu’après avoir remporté la Coupe Stanley il y a quelques mois, plusieurs joueurs étaient un peu rouillés, notamment ceux qui, comme lui, disputaient leur premier match hors concours de l’année. «La première période a été un peu dure. On s’est réveillés un peu durant la deuxième, mais tu veux toujours gagner», a poursuivi l’attaquant, qui a toujours connu du succès contre le Canadien, ayant inscrit 49 points en 45 matchs en saison régulière contre le Bleu-Blanc-Rouge.

«Maintenant, il faut mieux sentir la rondelle, mieux sentir le rythme, on commence à se sentir mieux et, après avoir tout gagné dans la LNH, la première motivation est de répéter ça. Pour y arriver, il faut se remettre en route et continuer à travailler.

«Nous sommes tous des professionnels, on sait tous ce qu’on doit faire avec notre corps pendant la saison morte. Maintenant, la fête est finie et il faut continuer à travailler.»

Une question de temps

Son entraîneur-chef Todd Reirden a lui aussi eu de bons mots pour Québec et les 11 296 spectateurs qui ont assisté au match.

«C’est un amphithéâtre fantastique et la foule ce soir était vraiment bonne. Je pense que c’est juste une question de temps avant que la LNH revienne à Québec. Il y a ici des fans qui adorent le hockey et qui appuyaient bien les Nordiques à l’époque.»

Il reconnaissait cependant que ses protégés n’avaient pas joué à la hauteur de leur talent. «Il y avait de jeunes joueurs dont l’exécution ne cadrait pas avec le rythme de jeu et d’autres dont c’était la première partie cette saison. Je m’attends à une meilleure prestation demain contre la Caroline.

«On essaie d’augmenter le niveau de conditionnement physique de nos joueurs à nos entraînements depuis sept jours. Maintenant, il faut travailler notre jeu avec la rondelle, car c’était erratique ce soir.»

Après avoir remporté la Coupe Stanley, Reirden est conscient que les attentes seront élevées pour les Capitals. «Nous avons eu une odyssée fantastique vers les plus hauts niveaux du hockey. Les joueurs y ont goûté et je sais qu’ils ont apprécié et qu’ils veulent le faire de nouveau. Ce seront les attentes qu’on aura de nous chaque soir cette saison.»

Reirden a aimé le jeu de son joueur de centre Evgeny Kuznetsov, qui a eu du temps de glace en infériorité numérique à quelques reprises, jeudi. «J’ai apprécié son jeu, son sens du hockey est impressionnant. On aime le voir quand il a la rondelle, mais c’est agréable aussi de le voir étoffer son jeu comme ça pour écouler des pénalités.»

L’ancien choix de première ronde au repêchage de 2010 a pour sa part avoué que le retour sur la patinoire représentait un certain défi après l’euphorie de la finale de la Coupe Stanley. «Les quelques premiers matchs ne sont pas faciles.»

Comme son coéquipier et compatriote Ovechkin, Kuznetsov a lui aussi apprécié sa première expérience au Centre Vidéotron. «J’aime toujours jouer dans de nouveaux amphithéâtres, j’aime découvrir comment la rondelle rebondit sur les bandes. C’est toujours quelque chose d’agréable.»

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LNH

En jouant à Québec avec le Canadien, Alexandre Alain vivra un rêve d’enfance

MONTRÉAL - Si Alexandre Alain avait eu à choisir de jouer dans un seul match préparatoire pendant le camp d’entraînement du Canadien de Montréal, il aurait probablement encerclé la date du 20 septembre sur son calendrier. Or, Claude Julien lui permettra de réaliser cet objectif.

Environ 24 heures avant le moment qu’Alain espérait tant, l’entraîneur-chef du Tricolore a informé le jeune homme de 21 ans qu’il revêtira l’uniforme bleu blanc rouge jeudi, à l’occasion de l’affrontement contre les Capitals de Washington.

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Au-delà du fait qu’il va se frotter à Alexander Ovechkin, Evgeny Kuznetsov et au robuste défenseur Brooks Orpik, trois piliers de la première conquête de la coupe Stanley de l’histoire des Capitals en juin dernier, Alain jouera dans son patelin, devant ses proches, et dans un chandail qu’il admire depuis qu’il est gamin.

Et c’est ce qui rendra ce moment si exaltant pour le hockeyeur natif de la Vieille Capitale.

«C’est une date à laquelle je pense depuis longtemps, mais je n’ai pas encore reçu la confirmation», avait déclaré Alain lors d’une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne quelques heures avant d’apprendre la bonne nouvelle.

«On ne se le cachera pas, c’est un match dans lequel j’aimerais vraiment jouer, avait-il aussi avoué. Le simple fait de porter le chandail du Canadien pour une rencontre préparatoire, c’est un objectif que je m’étais fixé dans la vie. De le faire devant ma famille, mes amis, à Québec, la ville où j’ai grandi, et d’avoir la possibilité d’affronter un joueur aussi électrisant qu’Ovechkin, c’est sûr que ce serait spécial.»

Alors qu’il attendait encore de connaître la décision de Julien, Alain essayait de faire la part des choses entre toute la fébrilité qui accompagnerait sa participation à la rencontre, dans le contexte que l’on connaît, et la tâche à accomplir sur la patinoire.

«Si jamais je joue, je vais essayer d’en profiter au maximum. Ce n’est qu’un match préparatoire, mais ça me dit que je m’approche de mon but, a-t-il noté en faisant allusion à son rêve d’enfance.

«Mais d’un autre côté, je dois faire mes preuves, souligne-t-il. C’est un camp d’entraînement et les dirigeants vont évaluer les joueurs. Le fait que ma famille sera là, que l’on joue à Québec, ça va me procurer une motivation additionnelle, me donner plus d’énergie et me donner plus hâte de jouer. Ça va être un bon stress. Mais mon objectif est aussi de laisser une bonne impression aux dirigeants. Il faut aussi que je me concentre sur le travail que j’ai à faire.»

Alain admet également que le fait de jouer sur la glace du Centre Vidéotron lui procurera de belles émotions. Il faut dire que ç’a toujours été le cas, affirme-t-il.

«J’ai joué au Colisée avec les Olympiques de Gatineau, j’ai joué au Centre Vidéotron avec l’Armada de Blainville-Boisbriand. Le Colisée, c’était un building avec plus d’histoire et le Centre Vidéotron est un édifice plus grand et plus moderne. Mais à chaque fois que je savais que j’allais jouer à Québec, j’étais toujours un peu plus nerveux, un peu plus excité. On dirait que j’ai toujours plus d’énergie quand je joue devant ma famille et mes proches.»

Camp satisfaisant

Puisque Claude Julien avait indiqué au début du camp qu’il allait probablement procéder à une première réduction de personnel après la rencontre de jeudi, il est plausible de penser que le match contre les Capitals sera la seul auquel Alain participera pendant le calendrier préparatoire.

L’étape suivante sera le camp d’entraînement du Rocket de Laval, qui devrait s’amorcer lundi prochain. Alain cherchera alors à poursuivre sa progression sous le regard aiguisé de Joël Bouchard, son entraîneur-chef avec l’Armada lors de ses deux dernières saisons dans la LHJMQ.

Jusqu’à maintenant, Alain se dit content de ce qu’il a fait au camp du Canadien.

«Ça s’est bien passé au camp des recrues à Laval et même si on a perdu nos trois matchs, j’ai senti une progression, autant au niveau personnel qu’au niveau collectif. Et depuis une semaine au camp principal, ça va vraiment très bien. Je vis une belle expérience et j’essaie seulement de montrer ce que je suis capable de faire.»

C’est la quatrième fois que Alain participe à un camp professionnel, la deuxième avec le Canadien après ses passages à Anaheim et à Tampa Bay. Il est le premier à admettre qu’il n’a pas abordé les choses de la même manière cette année.

«Même si tu ne veux pas être intimidé par les installations, par les joueurs, quand je suis arrivé à Anaheim à 17 ans, j’étais impressionné. J’allais plus là pour vivre une expérience, pour savoir ce qu’était un camp professionnel, comment les joueurs s’entraînaient et se comportaient hors de la glace. Cette année, j’ai signé un contrat avec l’organisation, je suis plus vieux, j’ai acquis de la maturité en tant que joueur, en tant que personne et ça m’a permis d’arriver au camp en confiance.»

LNH

Match du Canadien: Ovechkin et Kuznetsov joueront à Québec

Les amateurs de hockey seront choyés, jeudi, à l’occasion du match entre les Capitals de Washington et le Canadien de Montréal. Les récents champions de la Coupe Stanley ont confirmé mercredi soir qu’Alexander Ovechkin et Evgeny Kuznetsov seraient de l’alignement.

En fait, les Capitals miseront sur leur meilleur trio pour ce match préparatoire disputé au Centre Vidéotron. En plus d’Ovechkin et Kuznetsov, l’ailier Tom Wilson fera aussi ses débuts en ce calendrier de matchs hors-concours de la LNH.

Ovechkin a bouclé la dernière saison avec 49 buts et 87 points, s’imposant comme le leader qu’il est pendant les séries éliminatoires ayant procuré aux Capitals leur premier titre. Kuznetsov avec amassé 83 points tandis que Wilson a bouclé la dernière campagne avec 35 points.

Les défenseurs Brooks Orpik et Michal Kempny seront aussi de la formation à débarquer à Québec, selon le texte publié sur le site Internet des Capitals.

Pour ce qui est du Canadien, les amateurs verront à l’oeuvre les réguliers Brendan Gallagher, Phillip Danault et Charles Hudon, de même que son premier choix au repêchage de juin, Jesperi Kotkaniemi. Les Québécois Alexandre Alain, Xavier Ouellet et Simon Després disputeront aussi ce match au Centre Vidéotron. Alain est originaire de Québec.

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Le match a lieu à 19h.

Canadien

Le contrat de Kirk Muller prolongé pour deux ans

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a consenti une prolongation de contrat de deux ans à l’entraîneur associé Kirk Muller.

Le Tricolore a confirmé cette nouvelle par voie de communiqué dimanche soir, au terme d’un match intra-équipe au Centre Bell.

Âgé de 52 ans, Muller en est actuellement à son troisième séjour avec le Canadien. Il a été nommé entraîneur associé en juin 2016 après avoir porté les couleurs de l’équipe de 1991 à 1995 et après avoir occupé les fonctions d’entraîneur adjoint de 2006 à 2011.

Au cours de ses cinq saisons à titre d’entraîneur adjoint du Canadien, Muller a aidé l’équipe à participer aux séries éliminatoires lors de quatre saisons consécutives, dont celle de 2010, au cours de laquelle le Bleu-blanc-rouge a atteint la finale de l’Association Est pour une première fois depuis 1993.

En 1349 matchs en carrière dans la LNH, Muller a récolté 357 buts, 602 aides et 959 points. Dans l’uniforme du Canadien, il a amassé 247 points, dont 104 buts, en 267 parties.

Muller a également obtenu 33 buts et 69 points en 127 matchs éliminatoires. Avec le Tricolore, il a inscrit 20 buts et 32 points en 38 parties, remportant la coupe Stanley avec l’équipe en 1993.

Parmi ses hauts faits d’armes en carrière, Muller a été l’auteur du but vainqueur du cinquième et dernier affrontement contre les Kings de Los Angeles en finale de la coupe Stanley, le 9 juin 1993.

Muller a aussi agi à titre de capitaine du Canadien en 1994-1995.

Canadien

«Max a demandé une transaction» plusieurs fois, affirme Bergevin

LAVAL-SUR-LE-LAC — Pour le bien de toutes les parties impliquées, incluant l'équipe, le temps était venu pour le Canadien de Montréal d'échanger Max Pacioretty, surtout que ce dernier a plusieurs fois demandé une transaction au cours de la dernière année.

C'est ce qu'a affirmé le directeur général Marc Bergevin lors d'un point de presse tenu en marge du tournoi de golf annuel de l'équipe, lundi à Laval-sur-le-Lac.

Bergevin y est allé de cette révélation lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il y a eu un moment en particulier où il a songé à offrir un pacte à long terme au capitaine du Tricolore lors des trois dernières saisons.

«Honnêtement, à plusieurs reprises l'an passé, Max a demandé une transaction. Alors, ce n'était pas une chose qui était sur la table. Nous avons décidé que c'était mieux pour les deux [parties] que Max aille dans une nouvelle direction et aujourd'hui, on lui souhaite la meilleure des chances», a déclaré Bergevin, sans vouloir préciser à quel moment Pacioretty avait présenté une première requête en ce sens.

La déclaration de Bergevin vient en totale contradiction avec celle d'Allan Walsh, l'agent de Pacioretty. Il y a deux semaines à peine, Walsh avait nié un reportage selon lequel Pacioretty avait manifesté le désir d'évoluer sous d'autres cieux.

«Je suis ici pour donner les faits. Je ne dirai pas de mensonges et je n'entrerai pas dans les détails. Ce sont des faits. Nous, comme organisation, nous avions des responsabilités à prendre, nous l'avons fait. Et aujourd'hui, nous sommes fiers de ce que nous avons été capables d'acquérir», a rétorqué le directeur général du Canadien.

Le Canadien est finalement passé à l'acte dans la nuit de lundi, échangeant son capitaine aux Golden Knights de Vegas. En retour, le Tricolore a obtenu l'attaquant Tomas Tatar, l'espoir Nick Suzuki et un choix de deuxième ronde en 2019.

Circonstances propices

Annoncée par communiqué peu après 1h lundi matin, la transaction vient mettre un terme à un roman-savon qui durait depuis des lunes et qui a atteint son point culminant au cours des dernières semaines.

L'un des points marquants de cette saga aura été la poignée de mains que se sont échangé Pacioretty et Bergevin — que plusieurs ont qualifiée de peu chaleureuse — lors du tournoi de golf du capitaine, le 28 août dernier, à la Vallée-du-Richelieu.

L'échange a également épargné l'organisation montréalaise d'un épisode de relations publiques potentiellement cauchemardesque, non seulement lundi au tournoi de golf de l'équipe mais à compter de vendredi alors que le Tricolore lancera son camp d'entraînement.

D'ailleurs, beaucoup d'observateurs ont estimé que Pacioretty avait mieux paru que le Canadien dans toute cette histoire.

«D'aussi loin que nous pouvons remonter, le Canadien de Montréal est une organisation qui a beaucoup de classe, qui fait les choses de la bonne façon, a déclaré Bergevin à cet égard. Nous n'amènerons jamais des débats sur la place publique. Si quelqu'un décide de faire autrement, ça lui appartient. Nous, nous allons toujours faire les choses de la bonne façon pour le joueur et pour l'organisation.»

Questionné lui aussi à ce sujet, Geoff Molson a répondu que cet épisode n'était nullement une bataille de relations publiques.

«L'intégrité de la Ligue nationale, de l'équipe du Canadien de Montréal et de Max sont à protéger. Ça, c'est notre perspective. Et nous n'avons rien dit publiquement depuis le début de ces discussions avec Max. Nous n'avons rien dit parce que nous voulions protéger le joueur et l'équipe. Tout ce qui se dit publiquement, ça ne vient pas de nous. Aujourd'hui, on est ici, on a fait un échange, on tourne la page et on transmet à Max nos meilleurs voeux.»

Corroborant les propos de Bergevin selon lesquels les pourparlers avec les Golden Knights se sont intensifiés au cours des deux derniers jours, Molson a affirmé que l'équipe ne ressentait pas de pression additionnelle à agir à cause de la proximité du camp d'entraînement.

«Le timing, c'était le timing. Ça prend deux équipes pour faire l'échange, et l'autre équipe a décidé hier d'avancer dans le dossier. Nous ne voulions pas que ça sorte avant qu'on ne l'annonce parce que c'est notre capitaine, c'est Max et nous avons beaucoup de respect pour lui. Ça s'est terminé à minuit ou quelque chose du genre et nous étions prêts à faire l'annonce. Il n'y pas de lien entre le fait que nous soyons ici aujourd'hui et le fait qu'il ait été échangé hier soir.»

Pour l'entraîneur-chef Claude Julien, la présence de Pacioretty au camp, vendredi, n'aurait rien changé à sa façon de faire.

«Que Max ait été avec l'équipe ou pas, j'allais de l'avant et il aurait fait partie de ce groupe-là. Ça n'aurait pas été un problème pour moi, pas dans mon esprit», a déclaré Julien, tout en niant les allégations selon lesquelles il existait un froid entre lui et son capitaine.

Avenir prometteur?

Malgré le départ d'un autre vétéran, Bergevin se refuse toujours de parler de reconstruction. Selon lui, son équipe ne repart pas à zéro avec des vétérans comme Carey Price et Shea Weber ainsi que de jeunes joueurs prometteurs. Il estime d'ailleurs qu'une participation aux séries éliminatoires demeure un objectif réaliste dès cette saison.

Au sujet des nouveaux venus, il a dit que Tatar peut compenser en partie la contribution offensive de Pacioretty et que Suzuki est promis à un bel avenir. Il a d'ailleurs précisé que le Canadien l'avait classé 11e sur sa liste l'année de son repêchage et que c'est un joueur capable de jouer à l'aile et au centre.

Quant aux chances de Suzuki de se tailler un poste avec le Canadien dès cette saison, Julien a rappelé que le défenseur Victor Mete y était parvenu l'année dernière, au même âge.

«L'an passé, nous avons fait de la place à Victor Mete parce qu'il l'a mérité. L'attitude ne change pas de notre côté. Si un joueur mérite d'être ici, il va être ici. On va lui faire de la place. Si des joueurs arrivent ici et nous surprennent, c'est sûr que nous allons les garder avec l'équipe.»

Canadien

Max Pacioretty échangé aux Golden Knights

MONTRÉAL — La saga entourant la situation contractuelle de Max Pacioretty a enfin connu son dénouement.

Le Canadien de Montréal a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi qu'il avait échangé son capitaine aux Golden Knights de Las Vegas.

Après plusieurs semaines de brouillard, Pacioretty prendra le chemin de Las Vegas à l'aube de la nouvelle saison qui s'amorcera sous peu.

En retour, le Tricolore a obtenu l'attaquant Tomas Tatar, l'espoir Nick Suzuki et un choix de deuxième ronde en 2019.

Le 29e capitaine de l'histoire du Canadien revêtira l'uniforme d'une nouvelle équipe pour la première fois de sa carrière. Choix de premier tour en 2007 — 22e au total — l'attaquant quitte Montréal après avoir récolté 226 buts et 222 mentions d'aide en 626 matchs avec la Sainte-Flanelle.

Les rumeurs de transactions entourant l'attaquant de 29 ans allaient de bon train depuis un moment déjà.

Lors du dernier repêchage du circuit Bettman, le Canadien avait même échangé le capitaine aux Kings de Los Angeles. La transaction avait par contre avorté puisque Pacioretty avait refusé de signer la prolongation de contrat que lui offrait la formation de la Californie.

Dans la foulée, le capitaine, qui écoule la dernière année d'un contrat de six ans d'une valeur totale de 27 millions $, avait alors licencié son agent, le Québécois Pat Brisson, au profit d'Allan Walsh.

Lors du tournoi de golf caritatif annuel de Pacioretty le 28 août, Walsh avait précisé que le Canadien n'avait déposé aucune offre formelle, malgré les discussions entre les deux parties.

L'état-major avait pour sa part signifié qu'il ne ferait pas de plus amples commentaires sur la situation et qu'il éclaircirait le tout lors de son propre tournoi de golf, qui se tiendra lundi matin.

Jeudi dernier, Pacioretty avait confirmé aux journalistes présents au tournoi du golf de Jonathan Drouin qu'il n'avait pas l'intention de négocier un nouveau contrat durant la saison, puisque ça amènerait trop de distractions au sein du club.

Au cours de ses 10 saisons, le numéro 67 a atteint le plateau des 30 buts à cinq reprises.

Au terme de la présente saison, il deviendra joueur autonome sans compensation.

La dernière fois qu'une telle situation s'est produite remonte à 1999, lorsque Vincent Damphousse avait rejoint les Sharks de San Jose.

Sur le réseau social Twitter, le Canadien de Montréal a publié un vidéo récapitulatif de Pacioretty au sein de la formation montréalaise.