Après avoir mérité sa première victoire en carrière en NASCAR la saison dernière, Marc-Antoine Camirand visera la conquête d’un premier titre.

«Ça va mettre du piquant!»

Trois-Rivières — La bataille s’annonce encore féroce dans le peloton de tête de la série NASCAR Pinty’s. Le pilote de Saint-Léonard-d’Aston, Marc-Antoine Camirand, fait encore partie des favoris. Il voudra toutefois éviter les bris mécaniques cette fois-ci, question de rester dans la course le plus longtemps possible et, qui sait, s’imposer à la fin septembre.

«Je vise le championnat, je suis clairement rendu là», mentionne Camirand, un des trois pilotes de l’équipe 22 Racing avec les Québécois Alex Tagliani et Donald Theetge. «Nous sommes trois gars à temps plein qui visons le titre. Ce sera très compétitif à l’intérieur de l’équipe et j’espère qu’on se servira de cette force pour mieux développer les voitures en fonction des nouveaux pneus. Ça va mettre du piquant!»

Les chronos enregistrés lors des tests officiels incitent à croire qu’on battra des records de piste tout l’été. Les pneus General Tire, des vrais pneus de courses, représentent un défi supplémentaire pour tout le monde. Mais personne ne sait comment ces pneus réagiront sur de longues périodes, pendant les courses. «C’est le principal point d’interrogation du début de la saison! Sur le plan de la performance, ça va augmenter. Mais les pneus sont plus collants et ils se dégraderont plus vite. Sur 250 à 300 tours, sur les pistes ovales, comment est-ce que tout cela va se passer? Pour l’instant, on l’ignore.»

Ce n’est cependant pas ce qui empêchera Camirand de dormir d’ici à dimanche! «J’adore ce type de challenges», sourit le principal intéressé, qui a savouré sa première victoire en carrière en série NASCAR l’année dernière, à l’Autodrome Saint-Eustache. «Les équipes ont établi des années de réglages avec les anciens pneus Goodyear, sans dire qu’il faudra tout recommencer, il va falloir refaire nos devoirs. C’est stimulant!»

Camirand n’est pas le seul qui a soif de victoires. À sa septième saison, Tagliani ne se contentera de rien de moins que du titre, d’autant plus qu’il a frôlé la gloire en 2018. Andrew Ranger, lui, n’a pas gagné le championnat depuis 2009. Alex Labbé voudra assurément récidiver ses exploits de 2017, qui l’avaient propulsé aux États-Unis l’année suivante.

«On s’en va tous à la guerre. Et avec la webdiffusion en direct de plusieurs des 13 courses, on sent que nos partenaires et les amateurs seront davantage impliqués. C’est une bonne nouvelle pour tout le monde.»