Presque toutes les joueuses de l’équipe ont imité Marie-Ève Nault (cinquième à partir de la gauche à l’arrière) et avaient accepté l’invitation du comité olympique canadien.

«Ça nous a rappelé de beaux souvenirs»

Trois-Rivières — Marie-Ève Nault et les autres membres de l’équipe féminine canadienne de soccer qui a remporté la médaille de bronze lors des Jeux olympiques de Londres en 2012 ont été intronisées au Temple de la renommée olympique canadien, rejoignant ainsi plusieurs grands noms de l’olympisme canadien.

La Trifluvienne venait tout juste d’atterrir à Québec, au lendemain de la cérémonie qui a eu lieu à Toronto mercredi, lorsqu’elle s’est entretenue avec Le Nouvelliste. Avouant qu’elle s’était couchée un peu plus tard qu’à l’habitude la veille, l’athlète retraitée depuis maintenant quelques années a indiqué qu’elle avait passé un très bon moment en compagnie de ses anciennes coéquipières. Rappelons que cette médaille constituait la première remportée par le Canada en sport d’équipe à des Jeux olympiques d’été depuis 1936. Les Olympiades de Londres représentaient la deuxième participation du Canada au tournoi olympique de soccer féminin. Quatre ans plus tard, le Canada a remporté le bronze à nouveau à Rio au Brésil, devenant la première équipe canadienne à remporter deux médailles consécutives à des Jeux olympiques en plus d’un siècle.

«Ça nous a rappelé de beaux souvenirs. [...] Ils ont montré une vidéo pendant qu’ils nous intronisaient et c’est comme si on revivait tout notre parcours. Autant le match contre les États-Unis, où nous étions dévastées d’avoir perdu que celui contre la France et les célébrations après alors qu’on se sautait dans les bras, ça nous a donné la chair de poule. Il y avait une chimie dans cette équipe et ça l’a fait remonter», a-t-elle raconté.

Médaille au cou, Marie-Ève Nault était attendue par plusieurs de ses proches à son retour au pays en 2012.

Outre Marie-Ève Nault, l’équipe canadienne était composée de Melanie Booth, Candace Chapman, Jonelle Filigno, Robyn Gayle, Christina Julien, Kaylyn Kyle, Karina LeBlanc, Diana Matheson, Erin McLeod, Carmelina Moscato, Kelly Parker, Sophie Schmidt, Desiree Scott, Lauren Sesselmann, Christine Sinclair, Chelsea Stewart, Melissa Tancredi, Brittany Timko Baxter, Rhian Wilkinson et Emily Zurrer. La majorité des joueuses de l’équipe, ainsi que l’entraîneur-chef John Herdman, étaient présents pour l’intronisation au Glenn Gould Studio à Toronto. D’autres olympiens ayant représenté le Canada avec brio au cours de leur carrière, dont Alexandre Despatie et Émilie Heymans, Simon Whitfield, Christine Girard et l’équipe féminine de hockey en 2010 à Vancouver, ont été intronisés lors de la même cérémonie.

Un parcours mémorable

Un des moments marquants de la performance du Canada à Londres est sans aucune doute le but en dernière minute de Diana Matheson face à la France lors du match pour la médaille de bronze.

La rencontre s’était soldée par une victoire de 1-0 qui a permis au Canada de remporter la médaille de bronze. Au cours de la compétition, la capitaine Christine Sinclair avait marqué un tour du chapeau face aux États-Unis et avait été la meilleure buteuse du tournoi.

Fait à noter, le match de demi-finales entre le Canada et les États-Unis a attiré une audience moyenne de 2,4 millions de téléspectateurs sur TSN seulement, en faisant l’événement des Jeux olympiques d’été le plus regardé à la télévision canadienne.

Personnellement, Nault avait joué un rôle important dans le parcours des Canadiennes. Initialement destinée à un rôle de réserviste, elle avait finalement pris part aux quatre dernières rencontres, dont celui de la médaille de bronze. «Je jouais au moins 80 minutes par match et ce n’était pas prévu», se rappelle celle qui, à 30 ans à l’époque, était l’une des joueuses les plus âgées de la formation canadienne.