Des milliers de spectateurs se trouvaient déjà dans les estrades quand le premier combat a commencé, à 19h30.

Boxe à Shawinigan: «sur une note de 1 à 10, c'est 11»

SHAWINIGAN — Camille Estephan a été renversé par le son provoqué par les 4862 spectateurs, entassés samedi dans les gradins du Centre Gervais Auto de Shawinigan. Un accueil digne des grandes villes du monde de la boxe, selon le promoteur de Eye of the Tiger Management.

«Je n’ai jamais entendu une foule si bruyante pour acclamer un des leurs. Jamais», a répété l’homme d’affaires, qui a de nouveau manifesté sa joie de présenter des galas en Mauricie.

Les amateurs seront heureux d’apprendre qu’il a des plans pour 2019. «C’est un très grand succès. Sur une note de 1 à 10, les Cataractes méritent une note de 11! Oui, nous serons de retour.»

Voilà des mots qui sonnent comme une douce mélodie aux oreilles du président des Cataractes Roger Lavergne qui, on n’en doute plus, est devenu un ami de Camille Estephan.

«Nous avons organisé un bel événement, c’est vrai. Mais la qualité des combats qu’on a vus ici à Shawinigan, c’est grâce à Eye of the Tiger Management. Les commanditaires et plusieurs amateurs me demandaient déjà, dans les minutes après la victoire de Simon Kean, quand on reviendrait pour un gala. Je leur ai dit le plus vite possible!»

Ce qui est saisissant avec cette carte du 16 juin, c’est que des milliers de spectateurs se trouvaient déjà dans les estrades quand le premier combat a commencé, à 19 h 30. Une atmosphère de fête régnait autour de l’amphithéâtre municipal, deux heures avant le début des combats!

«Je dis bravo aux gens de la Mauricie. Leur réaction fut extraordinaire. De constater que 80 % de la foule est dans les gradins en tout début de gala, c’est du rarement vu ailleurs dans ce sport.»

Or, la qualité des combats était au rendez-vous. Oui, il n’y avait que sept confrontations contrairement aux neuf qui avaient été prévues à l’origine, mais la qualité a prévalu sur la quantité.

Il serait surprenant que Simon Kean soit de retour à Shawinigan dans son ascension vers un titre de champion du monde. Lavergne en est bien conscient et il sait que des émotions fortes comparables à celles vécues pendant la finale Kean-Braidwood n’arrivent pas à tous les galas.

«On comprend les intérêts de Simon. Déjà, il a voulu tenir ce combat face à Braidwood dans sa région et nous lui en sommes reconnaissants. Par contre, lorsqu’on reviendra ici pour un autre gala, on a vu que chez les autres pugilistes, il y a du potentiel pour nous offrir un très grand spectacle. C’est ce qu’on vise pour la prochaine fois.»

Et la prochaine fois, ce sera dans quelques mois. Pas dans quelques années.

«Un paquet de gens ont cru en notre folie. Cette finale de poids lourds aurait pu avoir lieu dans un plus gros amphithéâtre,
mais elle s’est décidée chez nous, à Shawinigan.
La région ne sera plus regardée de haut quand viendra le temps d’organiser des événements de haut niveau.»