De gauche à droite, André Beauchesne, président de Sport-Hommage Mauricie, Luc Pellerin, directeur général du Collège Laflèche et représentant de la Fondation Laflèche, Andréanne Langlois, mentor et Guillaume Jacques, récipiendaire de la bourse Sport-hommage Laflèche.

Bourse Sport-hommage Laflèche: une aide diversifiée

Trois-Rivières — C’est à Guillaume Jacques que revient, cette année, la bourse Sport-hommage Laflèche de 1750 $.

Ce spécialiste du tir à la carabine de précision amorce sa première année de niveau collégial en sciences de la nature. Membre du Club sportif de la Mauricie, Guillaume Jacques s’est distingué, rappelons-le, au Championnat national de tir olympique à Toronto, en août dernier, où il a remporté le titre de Champion canadien junior en plus de se hisser à la deuxième place toutes catégories.

Cette session-ci, il recevra l’appui d’Andréanne Langlois, Olympienne en canoë-kayak, à titre de mentor.

Le jeune athlète a choisi le cheminement Sport plus études au Collège Laflèche, ce qui lui accorde beaucoup de flexibilité. «On ne parle de quelqu’un qui a momentanément besoin d’être libéré. On parle de quelqu’un qui a un régime d’entraînement très intense», bref, un athlète de haut niveau, fait valoir le directeur du Collège, Luc Pellerin. Les étudiants-athlètes inscrits à ce programme peuvent faire leurs études collégiales en trois ans au lieu de deux tout en évoluant dans un cadre très adapté à leur réalité. «On adapte l’horaire. Il est personnalisé», explique M. Pellerin. «On déplace les examens», ajoute-t-il.

Pour le personnel du Collège, cela implique de rédiger et de corriger des examens différents de ceux auxquels sont soumis les autres étudiants.

INITIÉ CHEZ LES CADETS

Guillaume Jacques a été initié au tir à la carabine de précision alors qu’il était dans les cadets de l’armée du Canada. Voyant son potentiel, son entraîneur l’invite à joindre la Fédération québécoise où il peut s’adonner à une entraînement régulier.

«Comme dans tout sport, il faut une part de talent, mais il faut surtout beaucoup d’entraînement, beaucoup de persévérance et surtout, beaucoup de motivation», fait-il valoir. Tout cela a un coût, plaide-t-il, d’où le besoin de support.

Des bourses, comme celle que vient de lui décerner le Collège Laflèche, «permettent de financier différentes compétitions, différents entraînements, mais un soutien, comme celui du Collège, permet de garder de bons résultats scolaires», explique-t-il.

André Beauchesne, président de Sport-hommage Mauricie, estime qu’il est important, outre la bourse octroyée, de s’assurer que l’athlète aura une oreille attentive à sa disposition, un rôle de mentor qui revient à Andréanne Langlois. «Parfois, on a besoin de se confier. Ce n’est pas nécessairement pour des problèmes dramatiques. Ça sert d’exutoire», explique-t-il.

Mme Langlois, une ancienne étudiante du Laflèche a eu, dit-elle, beaucoup d’oreilles à sa disposition, c’est pourquoi elle se dit heureuse de venir prêter son concours. «Cette session-ci, je peux être une oreille pour Guillaume pour pouvoir l’aider dans les moments difficiles. C’est le fun d’avoir maman, papa et un entraîneur, mais aussi c’est le fun aussi d’avoir quelqu’un d’expérience de l’extérieur», dit-elle, même si elle ne connaît rien au tir. «Pour toutes les autres choses, toutefois, je pense que j’ai de bons conseils», dit-elle.