Mavrik Bourque a hâte d’amorcer la deuxième partie du camp d’entraînement.

Bourque prêt pour le vrai test

SHAWINIGAN — Pour un athlète dans un sport collectif, se sentir désiré par son équipe est un feeling dur à battre.

Mavrik Bourque a certainement reçu toute une dose d’amour en juin dernier. Les Cataractes, qui parlaient au troisième rang du repêchage, ont jeté leur dévolu sur lui, causant quand même une certaine surprise.

Si les deux premiers choix de cet encan des joueurs midget faisaient consensus, l’identité du choix du dépisteur-chef Mario Carrière était un mystère en ce samedi matin. Patrick Guay semblait alors l’espoir le plus talentueux encore dans les gradins. Il y avait aussi l’énigmatique Théo Rochette disponible, fraîchement débarqué de la Suisse. Carrière a néanmoins choisi Bourque, vedette des Estacades de Trois-Rivières qui avait traîné son club jusqu’en grande finale du midget AAA, et qui était répertorié au cinquième rang par la Centrale du soutien au recrutement. «Ce fut une petite surprise d’être choisi aussi tôt. J’avais l’habitude de regarder le repêchage à la télévision, là c’était mon tour et je peux te dire que jamais je n’oublierai cette journée», expliquait Bourque, qui a ainsi obtenu le privilège de graduer dans le junior à quelques minutes de son patelin, Plessisville.

Après deux mois d’entraînement, il était évidemment le point de mire du camp des recrues, qui s’est terminé jeudi soir. Sans remplir le filet, il a joué avec autorité dans les trois zones. Toujours dans la photo, ce Bourque, peu importe où est la rondelle. «Il a été en mesure de nous démontrer ses habiletés», jugeait le pilote Daniel Renaud, peu enclin à trop s’étendre sur le dossier de son jeune surdoué, probablement pour éviter de lui mettre de la pression. «Le plus dur s’en vient, alors que les vétérans seront intégrés au camp vendredi. Mais pour l’avoir vu jouer l’an dernier dans le midget AAA, au U17 à Calgary puis ici au camp, je ne suis pas inquiet», ajoute Renaud.

Le jeune pilote prend quand même le soin de préciser que Bourque ne sera pas évalué en fonction de la feuille de pointage. «Sa production offensive sera le dernier de mes soucis. Tout ce qu’on veut, c’est qu’il continue à travailler fort et à prendre soin des bonnes choses sur la glace.»

Bourque, de son côté, ne demande pas mieux que de se mesurer aux vétérans. «J’aime mon camp jusqu’ici. Ces deux premiers jours, ça servait surtout à s’acclimater. J’ai l’impression que le vrai test, il commence demain. Je veux jouer ici cette année, j’entends gagner ma place. Le repêchage, c’était l’fun mais je comprends que ce n’était qu’une étape. C’est sur la glace que les places dans le vestiaire vont se mériter.»

Un invité brille
L’autre joueur qui s’est démarqué au cours de ce minicamp de deux jours est Austin Paul, un adolescent qui a bénéficié d’une invitation après une belle saison dans le midget Espoir avec le Lac-Saint-Louis. Paul a marqué cinq buts en deux matchs jeudi! Pariez que même s’il n’a pas été repêché par l’organisation, il va résister à la première vague de coupures prévue vendredi!

Carnet de notes
Trois pratiques sont à l’agenda shawiniganais ce vendredi, puis deux matchs intra-équipe ont été programmés samedi. Le premier duel préparatoire sera présenté dimanche après-midi au Centre Gervais Auto face aux Tigres de Victoriaville. Quelques vétérans devraient alors être utilisés par Renaud… Les mœurs changent : aucune bagarre n’a éclaté en trois match intra-équipe. C’est d’ailleurs une directive du directeur-gérant Martin Mondou. Qui aurait dit il y a 10 ans que Mondou, qui a été à la tête de l’Xtrême de Shawinigan dans une autre vie, allait un jour instaurer pareille politique?