Étienne Boileau croit que le produit de la LNAH mérite un meilleur appui des fans.

Boileau tend la main aux amateurs de hockey

Trois-Rivières — Déçu des assistances depuis le début de la saison, le propriétaire des Draveurs, Étienne Boileau, tend la main aux amateurs de hockey de la Mauricie. Vendredi soir, alors que les Trifluviens vont recevoir la visite des 3L de Rivière-du-Loup, le coût du billet aura été réduit à 5$. Le but: faire découvrir le nouveau produit de la Ligue nord-américaine de hockey.

«J’étais content de sauver l’équipe il y a quelques mois. Mais j’ai besoin d’un coup de main. Ça prend plus de monde dans le Colisée», admet sans détour l’homme d’affaires de la métropole, convaincu que son équipe saura grossir sa base de fans si ces derniers se pointent au Colisée. 

«La ligue n’a jamais été aussi rapide et talentueuse. Et si elle est un peu moins robuste, nous formons tout de même l’équipe qui a été impliquée dans le plus de combats depuis le début de la saison. À Trois-Rivières, nous sommes équipés pour offrir un spectacle complet et c’est ce qu’on veut démontrer aux gens. Avec un match à 5$, on a bon espoir d’en convaincre pas mal de nous donner une chance.»

Boileau dit avoir été à l’écoute des fans jusqu’à présent. Il a abaissé le coût des billets. Le prix de la bière a aussi été revu à la baisse. «On me parle beaucoup du hockey senior, où il y a plus de bagarres. C’est peut-être vrai mais côté hockey, on ne peut nier que cette ligue est assez ordinaire. On a d’anciens joueurs de la LNH dans notre ligue, d’autres qui arrivent d’Europe et des rangs universitaires. Si les gens viennent voir, ils ne seront pas déçus.»

Les Draveurs ne livrent pas totalement la marchandise sur la glace. La signature de Jon Mirasty a été un coup d’épée dans l’eau, lui qui n’a endossé l’uniforme que deux fois. Et puis l’équipe est au dernier rang du classement général. «Mirasty n’était pas en forme lorsqu’il s’est présenté chez nous en début de saison. C’est ça, la vérité. Je suis prêt à le payer pour venir ici et assumer toutes ses dépenses mais de son bord, il doit être en mesure physiquement de faire son travail. C’est le message que nous lui avons lancé. Il nous a dit qu’il allait s’entraîner pour être dans de meilleures dispositions quand il reviendra. On va le prendre quand il sera prêt», assure Boileau. «Quant à notre fiche globale, elle est trompeuse. On ne se fait jamais déclasser, nos défaites étaient très serrées. On a fait beaucoup de changements cet été, on savait qu’on aurait besoin d’une période de rodage. Cette période est maintenant passée, et je m’attends à de bien meilleurs résultats pour notre équipe.»

L’état-major de l’équipe a aussi décidé de brasser son vestiaire en échangeant Nicolas Corbeil, l’une des vedettes de l’équipe, un peu plus tôt cette semaine. Étienne Archambeault a été obtenu en retour de Rivière-du-Loup. Les retrouvailles seront rapides pour ces deux joueurs, qui s’affronteront vendredi soir. 

«On voulait servir un électrochoc à notre équipe. Deux joueurs qui n’avaient pas une saison à leur goût changent de camp. Nicolas a peut-être un peu plus de talent, mais Étienne est plus intense dans les coins de patinoire. Les deux clubs y trouvent leur compte, je pense. De notre côté, on n’a pas fini, on a les yeux sur un autre joueur d’impact», confie-t-il.

Boileau espère attirer plus de 1000 personnes ce vendredi avec cette promotion agressive. «Le plan, c’est de réussir à avoir une moyenne de 850 personnes par match. Je ne peux pas croire qu’on n’y arrivera dans un aussi bon marché que le grand Trois-Rivières. Vrai que l’automne a été beau, les gens n’avaient peut-être pas envie de s’entasser dans un aréna. Mais là, le froid est arrivé. C’est le temps de venir nous voir!»