Stéphane Boileau, directeur général de la Classique internationale de canots de la Mauricie, salue l’implication des villes de la région, mais aimerait que le gouvernement fédéral les suive.

Boileau souhaite un appui du fédéral pour la Classique

SHAWINIGAN — Avec un événement en forte croissance qui a presque quadruplé son budget d’exploitation en cinq ans, le directeur général de la Classique internationale de canots de la Mauricie, Stéphane Boileau, souhaite que le gouvernement fédéral apporte un soutien financier à ce grand rendez-vous sportif de la fête du Travail.

Du même souffle, il salue l’implication des villes de Trois-Rivières et Shawinigan, qui viennent d’augmenter leur cautionnement pour permettre à l’organisation de conclure un nouveau contrat de crédit variable avec la Caisse Desjardins du Centre-de-la-Mauricie. Il ne reste qu’au conseil municipal de La Tuque à adopter sa résolution pour que la nouvelle entente prenne effet.

M. Boileau n’a jamais caché que le financement de cet événement constitue toujours un défi particulier, étant donné qu’il ne peut compter sur la vente de passeports, par exemple. En septembre, il a annoncé le lancement de la Loto Classique pour amener de l’eau au moulin, mais il glisse au passage que le gouvernement fédéral pourrait s’impliquer davantage.

«Notre défi est de développer des revenus privés», explique-t-il. «C’est difficile avec la Classique, car c’est un événement gratuit. Ce n’est pas un événement qui se prête à des droits d’entrée, contrairement au FestiVoix, au Grand Prix ou aux rodéos du Festival western de Saint-Tite. Nous avons peu de revenus privés.»

«Il faut travailler sur d’autres éléments», ajoute M. Boileau. «Comme bien d’autres organisations, c’est toujours un combat. Il faut être créatif. Heureusement que les villes sont là, mais il faudra que les autres paliers de gouvernement soient là également. Ce sera très important pour le futur.»

Il est difficile pour la Classique de développer des revenus privés puisqu’il s’agit d’un événement gratuit.

Le directeur général mentionne obtenir un certain support du gouvernement du Québec, mais il croit surtout que le fédéral devrait investir dans la Classique internationale de canots de la Mauricie.

«Nous avons 0 $ d’Ottawa, effectivement», déplore-t-il. «Les Villes sont là plus que jamais. Trois-Rivières a augmenté sa contribution, ce qui est très apprécié. La participation de la région est très bonne.»

Quant au cautionnement, M. Boileau fait remarquer qu’il serait impossible pour un organisme sans but lucratif comme la Classique internationale de canots de la Mauricie d’obtenir un contrat de crédit variable sans le soutien des municipalités. Au cours des dernières semaines, Trois-Rivières et Shawinigan ont accepté de porter leur cautionnement de 34 000 $ à 55 000 $. Ils l’avaient déjà fait passer de 17 000 $ à 34 000 $ en 2016. Les élus de La Tuque n’ont pas encore adopté de résolution en ce sens, mais le sujet fait l’objet de discussions.

«La mise en place de Loto-Classique, ça prend de l’argent», indique le maire de Shawinigan, Michel Angers. «En augmentant la marge de crédit, ça permet de lancer ce processus.»

Ce cautionnement ne représente qu’une garantie pour l’institution financière qui, du reste, n’a jamais eu à s’en prévaloir jusqu’à maintenant.

«On n’a jamais eu à payer», confirme M. Angers. «L’équipe de Stéphane Boileau roule rondement. C’est une belle organisation, en qui nous avons confiance.»