Étienne Boileau ne sera pas de retour à la tête des Draveurs de Trois-Rivières la saison prochaine.

Boileau abandonne Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Après quelques semaines de réflexion, Étienne Boileau a tranché. L’homme d’affaires de la métropole a avisé le commissaire de la LNAH Richard Martel il y a quelques heures qu’il n’allait plus opérer une franchise à Trois-Rivières. Boileau regarde actuellement pour se trouver un autre port d’attache mais ce qui est certain, c’est qu’il a rayé la cité de Laviolette de ses options.

«C’est officiel, Étienne ne sera pas de retour à Trois-Rivières. Pour le reste, on verra s’il décide de continuer à faire du hockey ailleurs. Il n’y a rien de réglé à ce chapitre. Ce qui est réglé, c’est qu’il ne sera pas de retour à Trois-Rivières», a répété Martel, question de bien se faire comprendre.

Le règne de Boileau aura donc été très bref à la tête des Draveurs. Une saison cauchemardesque autant sur le plan des transactions, que des résultats sur la glace et de l’affluence aux guichets. Il a perdu plusieurs dizaine de milliers de dollars dans l’aventure.

Ce n’est donc pas une surprise si Boileau n’a pas trop le goût d’un deuxième round dans le capricieux marché trifluvien. Martel espère néanmoins que des investisseurs locaux vont se manifester, maintenant que le terrain de jeu est libre. D’ailleurs, la LNAH a gelé jusqu’au 14 mai la liste de protection de Trois-Rivières, question d’avoir du matériel à offrir si le téléphone sonne. «Dans un monde idéal, c’est sûr qu’on espère que Trois-Rivières va rester parmi nous. C’est un beau marché. La balle est dans le camp des hommes d’affaires de la Mauricie. Si certains sont intéressés, ils n’ont qu’à se manifester!»

Printemps mouvementé
Martel s’attend à un printemps mouvementé. Des promoteurs des villes de Berlin, aux États-Unis, de Roberval et de Granby étudient actuellement la possibilité de faire une demande pour une équipe d’expansion. Parallèlement, les formations de Rivière-du-Loup et Thetford Mines, qui seraient malheureuses du leadership exercé par Martel, n’ont toujours pas officialisé leur retour pour 2018-19. «Il y a beaucoup d’intérêt pour notre ligue à l’heure actuelle. On bat des records d’assistances dans les séries, c’est fou raide! Où toutes ces discussions vont mener? Je l’ignore pour le moment. On verra où nous en sommes le 14 mai.»

TREMBLAY N’A PAS CHANGÉ D’IDÉE
De son côté, Yves Tremblay soutient toujours être prêt à prendre la relève à Trois-Rivières à Boileau si les conditions sont favorables. Le propriétaire de Plante Sports ferait alors équipe avec Dean Lygistakos pour tenter de relancer la concession. Il souhaite toutefois obtenir un plus grand appui de la Ville. Une rencontre est prévue la semaine prochaine pour explorer certains scénarios, dont une petite cure de jeunesse pour le vieux Colisée. Si Tremblay n’a pas peur de se mouiller publiquement, il va attendre l’appel de Martel. «J’ai des conditions pour reprendre l’équipe. La Ligue est parfaitement au courant de ces conditions. Si elle est intéressée, Richard Martel sait où me trouver.»