Marc-Antoine Gélinas a fait face à 74 lancers en deux matchs devant la cage du Blizzard ce week-end. Après une victoire samedi à Saint-Georges, les Trifluviens ont perdu contre Sorel dimanche à domicile, une 11e défaite de suite devant leurs partisans.

Blizzard: Gélinas ne peut tout faire seul

Le week-end a été l'affaire d'un seul homme chez le Blizzard: Marc-Antoine Gélinas. Le gardien a permis aux Trifluviens de récolter une victoire samedi soir face au Cool FM à Saint-Georges-de-Beauce, mais il ne pouvait quand même pas tout faire dimanche face aux Éperviers de Sorel-Tracy. Laissé seul, Gélinas a subi une défaite de 3-2 au Colisée.
Le portier trifluvien a fait face à 38 lancers lors de cette rencontre, deux de moins que la veille en Beauce. La différence, c'est que samedi soir, ses coéquipiers ont été en mesure de lui donner un coussin de cinq buts.
Dimanche, après 54 minutes de jeu, seul Nicolas Corbeil avait été en mesure de battre le gardien des Éperviers, Charles Corsi. Mais le Blizzard était toujours dans la rencontre puisque Gélinas n'avait cédé qu'à deux reprises, en première période face à P.J. Corsi et en deuxième contre le meilleur marqueur du circuit, Marco Charpentier.
L'indiscipline est toutefois venue faire mal aux locaux. Avec sept minutes à faire à la rencontre, Marc-André Huot a été puni pour avoir donné un coup de bâton à Maxime Robichaud, qui venait de l'accrocher.
Quelques coups de poing plus tard, Huot allait écoper d'un total de six minutes de punition contre deux pour le joueur sorelois. Et comme ce n'était pas assez, David Foucher a lui aussi été dirigé vers le banc de punition pour avoir donné de la bande. Les Éperviers allaient profiter d'un avantage numérique de deux minutes à cinq contre trois. Ils en ont profité. Le tir sur réception de Louis Mandeville n'a laissé aucune chance à Gélinas.
À son deuxième match cette saison, Maxime Boisclair a toutefois réduit l'écart lors d'un jeu de puissance avec un peu plus de deux minutes à faire, mais le Blizzard a manqué de temps pour compléter la remontée.
«L'indiscipline nous a coûté le match, a avoué l'entraîneur Sébastien Vouligny après la rencontre. Mais je trouve que nous avons connu une excellente troisième période. Nous avons bourdonné, nous avons été menaçants et ça aurait pu virer de bord. Mais les punitions sont venues nous ralentir.»
Gélinas, lui, voyait beaucoup de positif dans les dernières performances de l'équipe. 
«Nous sommes beaucoup plus unis, alors qu'avant, c'était vraiment divisé. On était bougonneux. On se parle beaucoup plus sur la glace, surtout en défensive.»
Venu en relève à Marco Cousineau, retenu à l'infirmerie, Gélinas connaît ses meilleurs moments dans la LNAH. Blessé gravement à une jambe dans un accident de VTT il y a près de deux ans, le gardien de Bécancour semble avoir retrouvé ses airs d'antan après une campagne 2015-2016 difficile.
«Pour moi, cette saison, c'était celle de la dernière chance. Nous étions quatre gardiens au camp, dont trois à se battre pour le poste d'adjoint. Je me disais que chaque match pouvait être mon dernier, alors j'ai cessé de me mettre de la pression.»
La guigne du Colisée
Le Blizzard devrait peut-être penser à élire domicile dans un autre aréna de Trois-Rivières. Le club a été incapable de remporter une victoire au Colisée pour un 11e match de suite. 
À vrai dire, son dernier gain à domicile remonte au 23 mars dernier. Voilà une des explications pour la maigre foule de 542 personnes dimanche. Pire encore, les amateurs de hockey-spectacle n'ont rien eu à se mettre sous la dent, puisque l'entraîneur des Éperviers, Serge Forcier, avait défendu à ses joueurs de jeter les gants.
«La dernière fois qu'ils sont venus chez nous, il n'y a eu aucun combat. Martin Larivière nous disait même qu'il avait de la colle dans les gants. Ne pas donner de combat, c'est la dernière chose que je voulais faire dans le contexte des difficultés du Blizzard, et je trouve ça très dommage pour le propriétaire Ronald Lavertu. Mais il y a une manière correcte d'agir et ils ne l'ont pas fait chez nous», a expliqué le pilote sorelois.
«On a essayé de donner un spectacle, mais semble-t-il qu'il n'était pas content de la dernière fois. Je suis désolé pour les partisans. On me dit que Serge est un bon gars, mais pour prendre sa revanche, je trouve qu'il a choisi un drôle de contexte. Mais bon, au final, il ne s'est pas trompé, c'est lui qui a gagné le match!», a quant à lui répondu Vouligny, avec ironie.