Bientôt de retour sur l’eau

Trois-Rivières — Les sports de rame ont toujours eu la cote en Mauricie. Même si la première phase du déconfinement sportif restreint grandement les possibilités, les clubs de canot saluent cette ouverture et préparent le retour sur l’eau.

Aviron, canoë-kayak, kayak de mer, kitesurf, natation en eau libre, planche à pagaie, plongée sous-marine, surf et voile: plusieurs activités nautiques seront de nouveau permises dès le 20 mai. Et on le sait, les plans d’eau ne manquent pas dans notre région pour satisfaire ces adeptes.

«Il faut seulement s’assurer de faire les choses de la bonne façon. Cette première phase est importante et les autres viendront si nous respectons les règles», prévient Hélène Gervais, du Club de canotage de Shawinigan.

«Nous avons une semaine pour nous préparer, pour nous assurer de bien appliquer les cinq règles du gouvernement.» C’est-à-dire de respecter la distanciation physique pendant l’activité, s’assurer que ce lieu de pratique se déroule à l’extérieur, avoir l’équipement requis, s’adonner au sport dans un contexte de pratique ainsi que limiter les déplacements, dans la mesure du possible.

«La rivière Saint-Maurice est encore froide, mais chez nous à Shawinigan, nos installations sont prêtes. Il y aura des entrées et des sorties distinctes. Nos quais sont assez grands pour maintenir une bonne distance avec les autres et il y aura des repères sur l’eau pour les embarcations.»

En tout temps, le code de sécurité garantira la présence des chaloupes, si quelqu’un devait chavirer. «C’est correct de se protéger contre la COVID-19, mais nos mesures de sécurité de base ne changent pas.»

Au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, Mathieu Pelletier a hâte de revoir ses athlètes. Selon le plan de la fédération québécoise, l’élite du sport pourrait recevoir le feu vert en premier.

«Nous sommes chanceux de pratiquer un sport qui s’adapte bien au contexte de pandémie», reconnaît celui qui œuvre aussi en tant qu’entraîneur avec l’équipe canadienne.

Seuls les bateaux à une personne seront permis: pas de K-2 ni de C-2, encore moins de K-4. Au club, situé sur l’île Saint-Christophe à Trois-Rivières, l’accès à l’intérieur de la bâtisse sera contrôlé.

«Quand un jeune arrivera sur place, il devra déjà être prêt à partir sur l’eau, ou il aura à se changer dans sa voiture. Cette routine prévaut déjà lors de nos camps d’entraînement en Floride, alors pour eux, ce n’est pas une si grande adaptation.»

Pelletier reconnaît qu’une période de rodage sera peut-être de mise. «Le protocole en eau froide ne change pas et, à ça, on doit ajouter la distanciation. Mais bon, dans les circonstances, nous étions tous tannés d’être chez nous, alors on va saluer ce déconfinement et y aller une étape à la fois!»