Plus Jordie Benn passe de temps sur la glace, meilleures sont les chances du Canadien de chuter au classement et gonfler ses chances de repêcher au premier rang cet été.

Benn devrait jouer plus!

CHRONIQUE / Soyons positifs.

Quand Marc Bergevin va déclarer, au prochain tournoi de golf de l’équipe en septembre prochain, que sa défensive sera améliorée par rapport à la campagne précédente, cette fois on pourra le croire sur parole.

Ce match face aux Blue Jackets a encore une fois rappelé à quel point Jordie Benn n’est pas taillé dans le nouveau moule de la LNH. Lent comme une tortue, hésitant sous pression, incapable d’être créatif avec la rondelle sur sa palette, Benn avait l’air d’un cône lundi soir. Ça va trop vite, il n’est même plus capable d’assurer une présence physique.

Karl Alzner est un peu plus stable mais lui non plus, ça ne vaut pas cher la livre. Dire qu’il y a un an, il avouait dans une entrevue être incapable d’ouvrir les pots à la maison tellement ses mains le faisaient souffrir. Faut croire que Marc Bergevin a raté l’article, puisqu’il lui a accordé un contrat de quatre ans!

Alzner sera difficile à tasser cet été avec ce contrat boulet. Ce n’est pas le cas de Benn, qui devrait disparaître de la circulation avec l’émergence de Noah Juulsen. En attendant cette décision de Bergevin qui va améliorer automatiquement son escouade défensive, il faut utiliser Benn au maximum. Plus il est sur la glace, plus le Canadien a de chances de perdre. Parce que chuter au classement, c’est la seule option logique du Canadien en ce moment.

Bien sûr, chez les joueurs, c’est impossible de penser de la sorte. Ce sont des professionnels. En bout de piste, ce sont tous des petites PME sur deux lames qui doivent se préoccuper de leur rendement pour ne pas trop affecter la suite de leur carrière. Fort bien.

Mais chez les dirigeants, rien ne les empêche de cuisiner un peu l’alignement. Ils sont bien en selle de toute façon si on en croit Geoff Molson. Ce n’est pas quelques défaites de plus qui vont changer l’évaluation du grand patron. Un peu plus de Benn, d’Alzner, de De La Rose dans la sauce et qui sait, un ou deux clubs derrière pourraient rattraper le Canadien et donc doper ses chances de ramasser Rasmus Dahlin en juin…