Jean-Sébastien Bélisle a été invité au camp national d’évaluation de la Ligue canadienne de football.

Bélisle charme les recruteurs de la LCF

Trois-Rivières — Le nom de Jean-Sébastien Bélisle commence à circuler dans les cercles de la Ligue canadienne de football. Le demi défensif de 23 ans a franchi une autre étape vers une éventuelle carrière professionnelle cette semaine alors qu’il a obtenu une invitation au camp d’entraînement national du circuit Ambrosie qui permettra d’évaluer les meilleurs espoirs en vue de la prochaine séance de repêchage.

Membre des Carabins depuis quatre saisons, l’ancien du Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph a suffisamment impressionné les recruteurs mercredi lors du volet régional du camp d’entraînement de la LCF présenté à Montréal.

Si les tests physiques ne l’ont peut-être pas placé parmi les meilleurs, son rendement lors des situations de match à un contre un a charmé les décideurs. En tout, cinq des 35 joueurs invités à la séance ont reçu l’invitation pour la prochaine étape après avoir été évalués par des dépisteurs, des entraîneurs-chefs et des directeurs généraux de la LCF.

«C’était très intense! C’était la première fois que je participais à une journée de Combine et j’avais en tête de performer. Je sais que je ne suis pas reconnu pour mes tests physiques. Mais je suis habituellement bon dans les tests de vitesse et j’ai eu un résultat décevant. Ça m’a piqué et je me suis bien repris pour les séances à un contre un.»

Il faut dire que le Trifluvien n’a pas eu un parcours facile au cours des dernières années. En 2016, deux blessures et deux opérations l’ont gardé sur les lignes de côté. Puis, en 2017, une mononucléose est venue ralentir sa progression.

Heureusement, il a su profiter au maximum de son retour en santé en 2018 pour briller sous les ordres de Danny Maciocia. En vertu de son brio, qui a permis aux Carabins d’inscrire une nouvelle marque du RSEQ pour le moins de points accordés en une saison, Bélisle a mérité une place sur l’équipe d’étoiles du circuit universitaire québécois.

«Quand je suis revenu l’été dernier, j’avais surtout l’intention d’être plus fluide sur mes pieds. J’ai mis l’accent sur ma mobilité et j’ai quelque peu délaissé le côté physique. Je ne pensais pas au prochain niveau tout de suite. Mais tranquillement, je reprends ma forme physique.»

Dilemme en vue

S’il réussit à poursuivre son opération charme auprès des neuf formations de la LCF, Bélisle pourrait être confronté à un choix déchirant entre l’attrait du football professionnel et la possibilité de disputer une cinquième et ultime saison à l’Université de Montréal.

«Je ne suis pas prêt à dire si je ferais le saut tout de suite. Je veux gagner la Coupe Vanier. J’ai encore un goût amer de notre défaite en finale en 2015. Ça m’intéresse de gagner!», explique l’étudiant en éducation préscolaire et enseignement primaire.

Avant de se retrouver devant un tel dilemme, Bélisle concentrera d’abord ses énergies sur le camp national qui sera présenté à Toronto du 22 au 24 mars. Ensuite viendra le repêchage de la LCF, le 2 mai.

«Le but, c’est de démontrer que je suis capable de jouer au football au camp national. Après, j’aurai peut-être une décision à prendre. Mais je ne me stresse pas trop avec ça pour l’instant...»