Une décision de Pete Carroll dont on parlera encore longtemps a donné la victoire à Bill Belichick et aux Patriots sur un plateau d'argent.

Belichick a encore le dessus sur Carroll

C'est un 26 janvier 1999. J'ai 15 ans et je suis en visite au vieux Foxboro Stadium pour assister à un match entre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Bills de Buffalo. En marchant dans les couloirs du stade, un partisan de l'équipe porte une affiche collée dans son dos sur laquelle on peut lire, dans la langue de Shakespeare: Congédiez Pete Carroll.
Son souhait allait se réaliser au terme de la saison, et Carroll a été remplacé par Bill Belichick, posant la première brique d'une des plus grandes dynasties de l'histoire de la NFL. Les Patriots allaient gagner trois Super Bowl lors des cinq années suivantes. Dimanche, Belichick a encore eu le dessus sur Carroll.
Les Seahawks ont été opportunistes dans cette rencontre. N'eut été d'une interception lancée par Tom Brady à la porte des buts, et de deux très longs jeux de Russell Wilson à Chris Matthews, le pointage aurait très bien pu être 21-0 à la demie, plutôt que 14-14, ce qui aurait plombé les espoirs de Seattle. Même en fin de match, la chance leur a permis d'atteindre la zone payante grâce à un attrapé rocambolesque de Jevon Kearse, qui a rappelé à tous les partisans des Patriots le cauchemar de la réception de David Tyree au Super Bowl de 2008.
Toutefois, l'histoire s'est arrêtée là, grâce à l'interception de Malcom Butler. Comment expliquer cette décision des hommes de Carroll d'y aller pour la passe à la ligne d'une verge, tout ça avec Marshawn Lynch dans le champ arrière? Les Seahawks avaient l'option d'un filet mignon, mais ont préféré opter pour du bologne. Ils en payeront avec un mal de ventre qui durera plusieurs jours. Encore une fois, Tom Brady a été Tom Brady: incroyable sous la pression. Il a fait preuve de sang froid durant toute la partie, ne se laissant pas démoraliser par ses deux interceptions. Une deuxième remontée spectaculaire durant les présentes éliminatoires pour sa troupe et lui. Sa place au Temple de la renommée était déjà assurée, elle est maintenant cimentée avec ce quatrième trophée Vince Lombardi.
Les à-côtés
Maintenant, mon appréciation des publicités du Super Bowl. Vous me direz que ce qui est important, c'est le match, mais à 4,5 M$ du 30 secondes, aussi bien en glisser quelques mots.
Grâce à un ingénieux système, j'ai pu avoir accès aux publicités américaines (vivement 2017, lorsque les Canadiens auront accès au même contenu) et ce n'était pas le grand cru. Je vous recommande celle des avocats du Mexique. Un sujet banal avec un résultat des plus drôles. Le tout sera probablement disponible sur YouTube.
En ce qui a trait au spectacle de la mi-temps, je vous avoue que j'ai changé de canal. On était loin de Paul McCartney, qui était d'ailleurs dans l'assistance, tout comme Mark Wahlberg. J'aurais bien apprécié un retour de Marky Mark and the Funky Bunch. De toute façon, Carrie Underwood avait ravi mon coeur lors de l'ouverture de la soirée à NBC.
La firme EA Sports et son jeu de football Madden 2015 ont procédé à une simulation du match la semaine dernière sur Xbox One. Le résultat prévu: une victoire des Patriots 28-24 sur les Seahawks après avoir tiré de l'arrière 24-14. La réalité a rattrapé la fiction.