Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
Louis-Simon Gauthier
Tomas Tatar
Tomas Tatar

Beige

COMMENTAIRE / Beige. C’est la couleur à laquelle on pense quand on regarde la position du Canadien au classement de l’association Est. Trop loin de la loterie Lafrenière... et des séries éliminatoires.

Dans une LNH où le développement des franchises s’effectue de plus en plus à l’interne et non par le biais des transactions ou des embauches d’agents libres, c’est une situation frustrante pour le Canadien, un club qui n’est jamais trop mauvais... ni très bon!

Pourtant, dans cette saison surtout ponctuée de bas, on voit d’excellents flashs. Comme Ilya Kovalchuk, qui nous rappelle les belles années de l’Artiste Kovalev depuis qu’il est arrivé à Montréal. Ou Price, qui retrouve sa vivacité d’avant Noël.

Et que dire du jeune Kotkaniemi, qui s’est porté à la défense de son coéquipier Poehling, victime d’un geste discutable de Robert Hagg. Kotkaniemi a mis fin au combat en chutant, mais il a eu le temps de démontrer qu’il pouvait avoir mauvais caractère! Parions que plusieurs amateurs du Canadien ont apprécié voir le jeune homme réagir ainsi. Le hic, c’est que pour ces belles séquences, il y a des matchs comme ceux de mercredi au Centre Bell, face aux Blackhawks. Des contre-performances difficiles à expliquer, souvent dues à un manque d’effort ou de discipline. C’est le manque de constance qui explique la situation du Canadien au classement, conséquence des blessures et du peu de profondeur.

C’est quand on voit l’équipe connaître une belle sortie sur la route, comme celle de jeudi, qu’on peut se questionner sérieusement à savoir où pourrait être ce club avec Jonathan Drouin, Paul Byron et Noah Juulsen dans l’alignement. Non, il ne bataillerait pas avec les Bruins ou les Capitals, mais il ne serait certainement pas aussi loin des Flyers et des Panthers pour les places des équipes repêchées.

En passant, Phillip Danault semble avoir beaucoup de plaisir aux côtés de Kovalchuk et Tomas Tatar. Quand il portait l’uniforme des Estacades à Trois-Rivières il y a une dizaine d’années, le jeune homme était sûrement loin de se douter qu’il aurait l’occasion d’évoluer, un jour, aux côtés de l’un des joueurs russes parmi les plus électrisants de sa génération!