Éric Bédard est heureux où il est, mais ne cracherait pas sur l’opportunité de diriger l’équipe nationale masculine de courte piste.

Bédard pourrait se laisser tenter

TROIS-RIVIÈRES — Le départ pour la Chine de l’entraîneur de l’équipe nationale masculine de patinage de vitesse courte piste, Derrick Campbell, ouvre la porte pour un poste assez convoité. De retour au Québec depuis quelques mois, Éric Bédard tendra l’oreille si on le contacte... mais il n’en fera pas des cauchemars si la fédération jette son dévolu sur un autre!

«Il y a quatre ans, ça aurait été différent», concède l’orgueil de Sainte-Thècle, de retour dans son village natal après quelques années passées comme directeur du programme courte piste de l’Ovale olympique de Calgary. «Je serais flatté qu’on m’appelle, c’est certain. J’écouterais certainement ce qu’ils me diraient, mais je ne recherche pas ça. J’occupe deux emplois très valorisants en ce moment.»

Bédard travaille en effet auprès de la fédération ontarienne de patinage de vitesse. Aux côtés d’anciens coéquipiers de l’équipe nationale, dont François Drolet, il poursuit en parallèle le développement de l’entreprise québécoise Nagano Skates, spécialisée dans la vente d’équipements destinés à la discipline. Ils ont ajouté un arc à leur offre de services en proposant des conférences et des camps d’entraînement.

Ces projets l’emballent et occupent la plupart de son temps. Ceci dit, le poste occupé jusqu’à tout récemment par Campbell est l’un des plus prestigieux au pays en courte piste. Qui plus est, Bédard a déjà dirigé les programmes de l’Allemagne, de l’Italie et de la France par le passé. Prendre les rênes de la fédération irait de soi, non? «Ce serait idiot de refuser l’emploi! Sans blague, ce serait tout un honneur et Montréal, ce n’est pas loin de Sainte-Thècle! Je travaille déjà avec Patinage de vitesse Canada grâce à nos programmes en Ontario et mon ancien emploi à Calgary me donnait aussi cette opportunité.»

Éric Bédard s’attend à ce qu’un nouvel entraîneur soit nommé dans les prochaines semaines. «Selon moi, au 1er juillet, il y aura quelqu’un en poste.»