Jonathan Bédard espère poursuivre son cheminement aux États-Unis dans la NCAA à compter de l’automne 2018.

Bédard lorgne la NCAA

SHAWINIGAN — Maintenant son parcours junior complété, Jonathan Bédard est mûr pour un nouveau défi. Le tennisman shawiniganais souhaite accéder au prestigieux réseau universitaire américain de la NCAA dès l’automne prochain et tout porte à croire qu’il parviendra à ses fins.

Au cours des derniers mois, l’athlète de 19 ans a eu des discussions avec une quinzaine d’universités américaines, dont certaines qui évoluent en première division. À la fin du mois, l’entraîneur-chef de l’équipe masculine du Blue Hose du Presbyterian College, situé à Clinton en Caroline du Sud, viendra l’épier à Repentigny où il s’entraîne régulièrement.

Bédard refuse évidemment de s’emballer par la venue de Patrick Fediuk avant d’avoir apposé son nom au bas d’un contrat, mais il admet être optimiste quant à ses chances de poursuivre ses études et son développement au pays de l’oncle Sam. «C’est un bon programme de division 1 qui a remporté le titre de sa conférence (Big South) l’an passé et a même participé au championnat national. Je commence à être bien avancé dans mon processus et cette université semble plus intéressée que les autres», mentionne le joueur de 6 pi 2 po qui fait affaire avec la firme Sport Ambitions de Brossard pour dénicher une offre de qualité sur le circuit universitaire américain.

Dans la région, il faut remonter à la fin des années 90 pour retrouver les derniers Mauriciens à avoir accédé à la NCAA en tennis. Simon Larose avait d’abord porté les couleurs de Mississippi State pendant deux ans (1996-98), avant d’être imité par son compatriote du secteur Cap-de-la-Madeleine Charles-Antoine Sévigny, dans la même institution, en 1999-2000.

Un encadrement supérieur
Douzième meilleur junior au Québec en 2017, Bédard aimerait évidemment bénéficier d’un encadrement de premier ordre dans la NCAA pour poursuivre son rêve d’accéder un jour au circuit de l’ATP.

À vrai dire, le Shawiniganais pourrait déjà faire le saut chez les professionnels, mais de son propre aveu, il doit peaufiner son niveau de jeu avant d’espérer se frotter aux meilleurs. Il y a également une question financière à ne pas négliger dans l’équation pour le 236e joueur au pays chez les seniors.

«C’est certain que de jouer quatre ans dans la NCAA, dans un calibre de jeu très relevé m’aiderait beaucoup. Ça prend un certain niveau de jeu pour aller chez les pros et ça coûte surtout très cher en raison des nombreux voyages», explique celui qui se décrit comme un joueur complet avec un service de plus en plus redoutable.

«Je n’ai quand même pas un service aussi puissant que (Milos) Raonic! Mais mon service s’en vient dominant. Et je travaille aussi sur mon coup droit pour que ça devienne mon arme principale», mentionne celui qui a compilé un dossier de 41-18 à sa dernière année junior.