À entendre parler Eric Boulton, membre des Islanders de New York depuis 2012, Anthony Beauvillier a tout ce qu'il faut pour connaître du succès dans la LNH.

Beauvillier a rapidement capté l'attention chez les Islanders

Par sa combativité, sa polyvalence et son éthique de travail, Anthony Beauvillier n'a pas eu de mal à convaincre les Islanders de New York de lui faire une place avec le grand club, dans la Ligue nationale de hockey.
C'est du moins l'avis du dur à cuire Eric Boulton, membre de l'organisation new-yorkaise depuis 2012, qui est de passage à Québec cette semaine à titre d'entraîneur-adjoint des mini-Islanders de New York dans le cadre du 58e Tournoi international pee-wee.
Confiné à la Ligue américaine de hockey cette saison, chez les Sound Tigers de Bridgeport, Boulton a tout de même eu l'occasion de côtoyer l'ancien capitaine des Cataractes de Shawinigan lors des deux derniers camps d'entraînement. Il en garde un souvenir très positif. 
«Il a tout ce qu'il faut pour jouer dans la LNH», lance sans détour Boulton, qui a aussi défendu les couleurs des Sabres de Buffalo, des Trashers d'Atlanta et des Devils du New Jersey dans sa carrière.
«C'est toujours un peu une surprise de voir un jeune percer l'alignement de la sorte. Il bataillait avec plusieurs autres jeunes pour une place. Son niveau de combativité et son éthique de travail lui ont permis de se détacher du lot.»
Au départ, Le Nouvelliste espérait rencontrer Garth Snow dans la Vieille Capitale afin de discuter de l'étonnant parcours du surdoué de 19 ans. Cependant, même si le nom de l'ancien homme masqué des Nordiques de Québec se trouvait sur la liste d'entraîneurs des mini-Islanders pee-wee, le DG des Islanders brillait par son absence au Centre Videotron. Il semble que le tumulte des derniers jours - dont le congédiement de l'entraîneur Jack Capuano et la date limite des transactions qui approche à grands pas - l'aurait convaincu de demeurer à Brooklyn pour vaquer à ses occupations habituelles.
Ainsi, Arron Asham et Boulton se partagent la tâche derrière le banc des mini-Islanders de New York qui ont entamé leur parcours avec une défaite de 4-2 face aux Lions de Zurich, vendredi dans la classe pee-wee Élites.
À sa sortie du vestiaire, Boulton, qui rêve toujours à un rappel dans le circuit Bettman à 40 ans, n'a eu aucun mal à vanter les mérites de Beauvillier. 
«Je sais que les dirigeants sont très impressionnés par lui, ils l'aiment beaucoup. C'est un jeune très talentueux qui amène beaucoup de hargne et de détermination au groupe. Tu ne vois pas ça souvent de la part d'une recrue dans la ligue. Son niveau de compétition est toujours au maximum et, en plus, il s'implique physiquement», indique le robuste attaquant qui totalise 1421 minutes de pénalité en carrière dans le circuit Bettman.
Une polyvalence appréciée
Depuis le début de la saison, Beauvillier a été utilisé à pratiquement toutes les sauces au sein des Islanders. Tantôt sur l'attaque à cinq aux côtés de John Tavares, l'attaquant de 19 ans aussi été dépêché pour des missions défensives ou encore aux côtés de joueurs d'énergie sur une unité à utilisation réduite.
Aux yeux de Boulton, cette polyvalence représente une grande valeur pour l'état-major. «Une des raisons pourquoi il a été retenu avec les Islanders, c'est parce qu'il est un joueur très versatile. Il peut autant se rendre utile sur une quatrième ligne ou encore sur un premier trio. Maintenant, le temps nous dira où il parviendra à s'établir définitivement», dit-il, en comparant du même souffle Beauvillier à Casey Cizikas. «Il a le même style énergique... mais avec beaucoup plus de talent!», précise-t-il, avec un large sourire.