Les Aigles de Trois-Rivières pourraient jouer, l’an prochain, dans une nouvelle ligue de baseball indépendant qui deviendrait la plus importante en Amérique du Nord, du moins pour le nombre d’équipes.

Baseball: la Can-Am prépare une fusion

Trois-Rivières — Si tout se déroule comme prévu, la Ligue Can-Am et la Ligue Frontier, deux entités indépendantes dans le baseball professionnel, confirmeront leur fusion dans les semaines ou les mois à venir. Cette fusion permettrait la création d’un circuit d’au moins 16 équipes, aussi tôt qu’en 2020.

On le sait, les meilleurs joueurs des deux ligues ont disputé un match des étoiles, il y a quelques jours au domicile des Boulders de Rockland. Or, il n’y a pas que les vedettes des clubs qui se sont déplacées au Palisades Credit Union Park: les propriétaires avaient aussi rendez-vous pour parler d’opportunités d’affaires.

Le président des Aigles de Trois-Rivières, Marc-André Bergeron, est revenu emballé de ces rencontres. Il n’y a rien d’officiel encore, mais ça regarde bien pour une alliance entre la Can-Am et la Frontier.

«Nous avons entériné plusieurs points chauds, c’est du sérieux. Tant que rien n’est signé, on parle au conditionnel, sauf que c’est encourageant», témoigne l’ex-hockeyeur de la LNH, impliqué chez les Aigles depuis leurs débuts en 2013.

«C’est une excellente occasion qui se présente pour la Ligue Can-Am. Nous avons toujours affiché nos intentions par rapport à une expansion ou une fusion. Pour nous, six équipes, ce n’est pas suffisant. On croit que nos partisans et nos joueurs méritent mieux et on se rapproche d’un modèle qui nous conviendrait davantage.»

La Can-Am compte six clubs depuis 2015, quand les Miners de Sussex County et les Champions d’Ottawa ont rejoint ses cadres. Quant à la Ligue Frontier, elle mise sur 10 concessions établies dans six États américains (Illinois, Indiana, Kentucky, Missouri, Ohio et Pennsylvanie). La nouvelle entité deviendrait le circuit de baseball indépendant avec le plus grand nombre d’équipes en Amérique du Nord.

Les récentes discussions ont permis aux propriétaires de fixer les règles du circuit en devenir. «Nous souhaitons garder le nom de Can-Am et eux tiennent aussi au nom Frontier. Ce serait peut-être le nom de deux divisions. Deux clubs de la Frontier pourraient rejoindre la division Can-Am», explique Bergeron.

La Ligue Frontier accueille davantage de joueurs ayant peu d’expérience chez les pros que la Can-Am. Aucun joueur âgé de plus de 27 ans ne peut rejoindre la Frontier. «On a fait des concessions des deux côtés afin de trouver un terrain d’entente.»

Par exemple, le plafond salarial de la Can-Am baisserait légèrement, mais les joueurs ne perdraient pas au change puisque leur logement serait entièrement payé par leur équipe. «En calculant le tout, chaque club débourserait un peu plus d’argent qu’en ce moment. Par contre, nous sommes convaincus que le jeu en vaut la chandelle.»

Bergeron ne s’inquiète pas des futures distances que devront parcourir les clubs de la Can-Am pour aller disputer des matchs dans les stades de la Frontier.

«Ça ne fera que crédibiliser notre ligue professionnelle. C’est de ça que nous avons le plus besoin actuellement en tant que circuit. On pense aussi que cela va nous aider à attirer plus de monde dans nos gradins.»

Le nombre de 16 équipes demeure hypothétique.

Récemment, Le Droit écrivait un papier relatant les difficultés financières des Champions à Ottawa. La Ligue Can-Am viserait également un septième marché, tandis que la Ligue Frontier planche sur quatre projets d’expansion.

Bref, il pourrait y avoir jusqu’à 21 équipes en 2020 dans ce nouveau circuit, dont la création reste tout de même à officialiser.