Éric Barrak ne demande pas mieux que de remonter sur le ring le 15 juin à Shawinigan face à Adam Braidwood.

Barrak prêt à accepter le défi

Shawinigan — Éric Barrak (8-4, 7 K-O.) n’est pas tombé en bas de sa chaise lorsqu’il a su qu’Adam Braidwood (13-2, 12 K.-O.) avait indiqué à son clan qu’il voulait le combattre le 15 juin à Shawinigan. Le Montréalais, qui n’a pas boxé depuis 2016, ne demande pas mieux que d’accepter le défi.

«Ça fait quelques mois qu’on se parle via les médias sociaux. On veut tous les deux ce combat. Et ce que je comprends, c’est que les Cataractes et Eye of the Tiger Management souhaitent eux aussi que ça se matérialise. C’est parfait, je suis dans le gym depuis un bon moment. Ils n’ont qu’à me faire signe quand ils seront prêts à coucher ça par écrit!»

À 41 ans, Barrak assure qu’il n’aura aucun mal à récupérer son permis de boxeur. «Je suis en très grande forme physique. J’ai parlé à la Régie cette semaine, si je passe les tests elle n’a aucune intention de me mettre des bâtons dans les roues. J’ai une grande expérience amateur, un bon bagage pro. Je m’entraîne sérieusement. Et, le plus important, j’ai repris le goût à la boxe. Je vais être prêt pour le 15 juin si on fait appel à moi», lance Barrak, conscient que son âge peut susciter des inquiétudes après ce qui s’est passé avec Adonis Stevenson il y a quelques mois. «C’est sûr que c’est bien plate, ce qui s’est passé avec Adonis et David Whittom. La boxe est dure, elle n’est pas sans risque. Mais des cas extrêmes comme ça, il y en a très peu. Je vais boxer intelligemment, j’ai la maturité pour le faire. Je sais dans quoi je m’embarque.»

Confiant

Barrak est persuadé qu’il a les atouts pour maîtriser un combattant féroce comme Braidwood. «C’est une grosse brute, un athlète. Je lui donne. Mais côté boxe, son expérience est limitée et je ne le trouve pas très intelligent sur un ring. Je pense que la popularité de Braidwood a été soufflée, tout comme celle de Simon Kean», lance Barrak, qui croit qu’il pourra défier ensuite le Trifluvien s’il domine le Boogeyman. «Il a battu Braidwood. Si je fais comme lui, je vais faire partie de l’équation c’est sûr. Je sais que je n’ai pas bien paru à mes derniers combats. Il y a des raisons. Après 25 ans à boxer, j’étais un peu démotivé. Cette pause a fait du bien et là, je veux finir sur une bonne note. Il me reste peut-être deux, trois combats, et je veux que ça soit excitant. Tant mieux si ça se concrétise contre Braidwood, ça donnerait un excellent spectacle.»


«  Je pense que la popularité de Braidwood a été soufflée, tout comme celle de Simon Kean »
Éric Barrak

Rendez-vous manqué

Le duel Barrak-Braidwood serait présenté en sous-carte de la finale impliquant Simon Kean et Dillon Carman. Barrak raconte d’ailleurs qu’il a bien failli se mesurer à Carman au Casino de Montréal en 2015. Carman a déclaré forfait… à quelques minutes de monter sur le ring!

«Notre combat avait été choisi pour un test de dopage inopiné. Je me suis plié aux demandes de la Régie sans problème, mais pas Carman qui s’est sauvé du Casino! Je ne l’accuse de rien, on m’a dit par après qu’il était malade. Mais bon, c’est une drôle de coïncidence, hein? On m’a averti juste avant le combat, j’avais fait mon échauffement. J’ai quand même été payé. Disons que j’étais pas mal fâché sur le coup. »