Gabriel Balbinotti essaie de percer un circuit professionnel brésilien, le pays de ses racines.

Balbinotti rêve au Brésil

TROIS-RIVIÈRES — Une première année décevante chez les professionnels aura convaincu Gabriel Balbinotti de tenter sa chance au Brésil, le pays de ses origines.

À peine utilisé l’an dernier dans la Ligue USL avec le Fury d’Ottawa, le club affilié de l’Impact de Montréal, l’attaquant de Trois-Rivières âgé de 21 ans voudra prouver qu’il peut devenir un joueur de soccer à temps plein. C’est à Porto Alegre, en troisième division, qu’il voudra laisser sa marque.

Balbinotti a quitté le pays vendredi dernier. Deux longs vols l’ont conduit dans le sud du Brésil, où il retrouve plusieurs membres de sa famille. Là-bas, il retrouve surtout la direction du club Sao Jose, une équipe de troisième division ayant accepté de lui offrir un essai, pendant le calendrier préparatoire, qui se poursuit cette semaine.

Tous les espoirs sont permis pour Balbinotti, qui a déjà été considéré comme l’un des meilleurs espoirs de son âge au Québec.

Il l’admet sans broncher, il essaiera de relancer sa carrière au Brésil. «Je n’étais pas vraiment dans les plans du Fury à Ottawa. C’était clair que je ne souhaitais pas y retourner», admet Balbinotti, qui avait aussi participé au camp d’entraînement de l’Impact en 2018, le premier sous l’ère de Rémi Garde.

«Ce sera une expérience différente. J’en ai discuté avec mes parents, ils m’encouragent dans le processus et je connais déjà beaucoup de monde à Porto Alegre.»

Il est né à Montréal, mais Balbinotti a effectivement vécu dans cette région du Brésil pendant son enfance. Il est ensuite retourné dans la métropole québécoise, avant de déménager à Trois-Rivières. Ses parents enseignent toujours à l’UQTR.

«Je suis Trifluvien, mais j’ai toujours gardé un contact avec mes amis et ma famille au Brésil. Une opportunité s’est présentée à moi et je voulais la saisir. Je ne connais pas grand-chose du soccer brésilien, sauf que je crois que mon style cadrera là-bas. J’espère faire l’équipe!»

Balbinotti est trilingue: sa langue maternelle est le portugais et il s’exprime aussi en anglais. Il n’y aura donc aucun barrage linguistique pour lui.

En décembre, il avait pris part à un camp d’essai avec le club réserve de l’Internacional, à Porto Alegre. Cette équipe évolue en première division brésilienne. «C’est à ce moment que j’ai décidé que ma carrière se poursuivrait au Brésil. Je n’ai encore rien accompli, je dois mériter mon contrat là-bas, mais je suis confiant d’y parvenir.»

Il s’est déjà entretenir avec la Trifluvienne Mélissa Lesage, qui a vécu l’expérience de joueuse professionnelle au Brésil y a une dizaine d’années. «Elle m’a parlé de la passion des Brésiliens pour le soccer. C’est quelque chose que je veux vivre! J’aurais aimé jouer pour l’Impact, c’était mon rêve à 14 ans, mais les plans ont changé.»

Gabriel Balbinotti saura, après quelques jours au camp du Sao Jose, s’il pourra demeurer avec l’équipe.