La jeune protégée du Trampoline Intercité a découvert le sport quand elle avait 5 ans.

Aux Nationaux de trampoline à 11 ans

TROIS-RIVIÈRES — Six trampolinistes du Club Trampoline Intercité de Trois-Rivières participeront aux Championnats canadiens en gymnastique trampoline, qui se tiendront du 25 au 28 juillet, à Oshawa. Parmi elles, Gaëlle St-Pierre-Lepitre sera la plus jeune athlète de la compétition, à 11 ans.

«Je trouve ça le fun parce que je sais que je vais être la plus jeune. Je ne m’attends pas à arriver première, mais juste d’y aller, c’est quelque chose. Je vais aussi pouvoir voir les meilleurs au Canada», se réjouit-elle.

La jeune trampoliniste n’en est pas à sa première compétition nationale. En mai dernier, elle avait participé à Élite Canada, à Calgary. Elle a terminé 16e en individuel et quatrième en finale de trampoline synchronisé, avec Léane Blackburn.

Gaëlle a seulement 11 ans, mais elle a beaucoup de potentiel. «Gaëlle est forte, elle se développe assez rapidement. C’est impressionnant parce qu’on veut qu’elle garde ses points de repère et comme c’est assez haut dans les airs, on ne veut pas qu’elle se perde», analyse son entraîneuse, France Bouffard. «On travaille à perfectionner les doubles saltos, ça va très bien pour ça. On travaille aussi sur des éléments qu’on ne met pas encore dans les routines présentement, pour mieux la préparer en vue de la saison prochaine.»

Lors des Championnats canadiens, Gaëlle sera confrontée à plusieurs athlètes plus âgées qu’elle, chez les 16 ans et moins. «La problématique en individuel, c’est la hauteur. Il y a un temps de vol qui est accumulé au pointage final lors de la routine. Son temps est plus court que les autres puisqu’elle est plus petite. Je pense que juste de comparer son exécution, c’est déjà quelque chose», mentionne France.

Gaëlle St-Pierre-Lepitre compétitionnera chez les 16 ans et moins à Oshawa.

Elle prendra aussi part à la compétition en trampoline synchronisé, toujours avec Léane. Cette dernière a trois ans de plus que sa partenaire, donc quelques ajustements sont à faire concernant la hauteur des sauts. «Comme Léane est plus grande, on lui demande de sauter plus bas, et on demande l’inverse à Gaëlle», poursuit l’entraîneuse.

Gaëlle a commencé dans le trampoline à l’âge de cinq ans. Elle est présentement dans le programme voie sportive à l’Académie sportive de Trois-Rivières. Deux fois par semaine, elle manque les cours de l’après-midi puisqu’elle va s’entraîner au Club de trampoline. Elle y ajoute une journée lors du week-end. Pendant l’été, elle s’exerce du lundi au vendredi, à raison de trois heures par jour.

«Au début, j’ai commencé à en faire parce que j’avais beaucoup d’énergie, même trop. J’aimais ça regarder les autres le faire, donc j’ai décidé de m’inscrire.», se souvient-elle. «La hauteur est vraiment le point qui fait baisser mes notes. J’aime le trampoline synchronisé parce qu’il faut que je me dépasse pour sauter plus haut. Ce que j’aime de l’individuel, c’est que tu comptes seulement sur toi pour performer.»

Une cinquantaine d’athlètes québécois participeront à cette compétition nationale, c’est donc dire qu’une représentation de six athlètes du Club Intercité représente une belle fierté. «C’est la deuxième fois que ça arrive. Je trouve ça vraiment impressionnant et il y a une belle cohésion entre elles. C’est un peu comme notre salaire de les amener jusque-là», confirme France Bouffard.

Une épatante délégation

En plus de Gaëlle et Léane, quatre autres trampolinistes du club seront à Oshawa pour la compétition. Laetiah Sauveur, Meggy Lebel, Mathilde Vinette et Laurianne Legault ont de bonnes chances de revenir en Mauricie avec des médailles, selon leur entraîneuse.

«Mathilde est impressionnante, elle a grimpé rapidement. Elle travaille beaucoup sur son exécution. Meggy et Laetiah ont beaucoup d’expérience, donc ça devrait bien aller. Elles ont été championnes à Élite Canada en trampoline synchronisé.»

La Trifluvienne Sara-Jade Berthiaume y sera aussi, mais elle a quitté le club dernièrement pour poursuivre son cheminement au Club Virtuose de Longueuil puisqu’elle poursuit ses études dans cette région.