Après avoir réussi un top 20 aux Mondiaux, Stéphanie Roy a enlevé les honneurs du Ironman 70.3 de Cozumel, au Mexique.

Au sommet de leur sport

Deux athlètes de la région, Stéphanie Roy (Trois-Rivières) et Pierre Slusarek (La Tuque), ont fait parler d'eux pour les bonnes raisons en fin de semaine.
Pendant que la première signait une autre victoire sur le circuit professionnel féminin du Ironman 70.3 au Mexique, Slusarek entrait dans l'histoire des athlètes amateurs en course à pied, au Marathon de Berlin.
Le commun des mortels s'offre Cozumel pour se faire dorer au soleil. Stéphanie Roy, elle, reluquait cette destination pour faire grimper sa valeur sur l'échiquier mondial du triathlon!
L'étudiante de l'UQTR, à son meilleur sous des températures caniculaires, était donc comme un poisson dans l'eau au Mexique dimanche. Elle en a profité pour signer son meilleur chrono sur un 70.3 et récolter une deuxième victoire cette saison sur le circuit professionnel.
«C'est pour moi une victoire qui a beaucoup de valeur alors qu'elle termine en beauté une saison qui fut à la fois incroyable et difficile psychologiquement avec quelques courses que je n'ai pas été en mesure de compléter», rappelait Roy, 16e aux Mondiaux il y a deux semaines.
Avec un peloton un peu moins relevé à Cozumel, son intention était d'envoyer un petit message aux filles qui sont devant elles au classement avant de prendre un peu de repos. «Je ne peux pas dire que je suis surprise de cette victoire, j'arrivais ici avec une idée en tête, soit montrer que j'étais prête et montrer que ces conditions ne me faisaient pas peur», ajoute la protégée de Pascal Dufresne, qui a complété l'épreuve en 4 h 17 m 09 s, retranchant donc plus de 22 minutes à son temps réussi au Mondial.
C'est à la course à pied, au 15e km, qu'elle a pris la tête. Après une belle nage, elle s'était maintenue dans le peloton au vélo, ce qui la plaçait en bonne position pour sa discipline de prédilection. Les cinq premiers kilomètres ont été difficiles, Roy a eu besoin d'eau pour refroidir un peu sa machine. À partir de là, elle s'est envolée vers la plus haute marche du podium.
«Je réalise que je viens de battre une femme qui a trois titres de championne du monde Ironman et je dois dire que cela me rend très fière», confiait-elle.
Roy va maintenant s'accorder un peu de repos, question de refaire ses forces et de rattraper le temps perdu sur les bancs d'école. «Je dois me reposer et donner une pause à mon corps et à mon esprit afin d'être prête à faire une autre belle saison l'année prochaine. Je suis jeune et je dois prendre soin de ces petits détails si je veux demeurer sur le circuit encore longtemps et surtout pour le faire en santé.»
Pierre Slusarek est l'un des coureurs amateurs parmi les plus rapides à obtenir la médaille attestant de sa présence aux six marathons majeurs de la planète.
«Mission accomplie!»
À l'autre bout du monde, Pierre Slusarek a bouclé les 42,2 kilomètres du Marathon de Berlin en 2 h 40 m 26 s, devenant ainsi, à 50 ans, le coureur amateur le plus âgé à compléter les six marathons majeurs. Il est également, sans contredit, un des plus rapides de l'histoire en excluant les professionnels.
Question de mettre un point d'exclamation sur cet exploit, Slusarek a terminé les trois derniers marathons majeurs au premier rang de son groupe d'âge, ralliant le fil d'arrivée au 345e rang sur plus de 40 000 participants à Berlin.
«J'avais les pieds trempes dès le départ, ça courait pas mal moins vite! Mais je suis très content car tout le monde était plus lent et je suis premier chez les 50-54 ans», témoignait celui qui visait un sixième temps de suite dans les marathons majeurs sous les 2 heures 40 minutes. Une petite déception rapidement éclipsée par l'ivresse d'avoir obtenu son fameux certificat attestant de sa présence aux six marathons.
À Berlin, Slusarek a d'ailleurs été confronté à la pluie pour la première fois sur une si longue distance. «Mission accomplie!» n'a pu empêcher de s'exclamer le Latuquois, qui aura 51 ans dans quelques jours.