Avec un effort aussi épouvantable à domicile, contre un grand rival avec qui il lutte directement pour une place en séries, le Canadien pouvait difficilement faire pire.

Atroce

CHRONIQUE / L’année 2018 du Canadien à domicile a pris fin sur une note atroce, lundi, dans un gênant revers aux mains des méchants Bruins.

Si la rivalité est généralement bien ressentie entre les deux ennemis, le Tricolore a plutôt transigé animosité par générosité pour ce match, un bien triste imbroglio pour les fidèles réunis au Centre Bell.

Dès la première période, on se sentait en pleine matinée de Noël, au cœur de la distribution des cadeaux. Et il faut croire que les Bruins ont été beaucoup plus sages pendant la dernière année! Au cours des sept premières minutes, le Canadien a offert la rondelle à ses adversaires 11 fois. Et après le premier vingt, on parlait de 14 remises gratuites aux Bruins. Demandez et vous recevrez!

Malgré tout ça, Carey Price est parvenu à limiter les dégâts. En retard par un but pour la majeure partie des 40 premières minutes, le Canadien était toujours dans le coup en dépit d’un effort lamentable. Mais un revirement – évidemment! – de Shea Weber a permis aux Bruins de doubler leur avance avec 26 secondes à jouer au deuxième vingt. À partir de là, les visiteurs n’ont plus regardé derrière. Mieux encore, ils ont même continué à recevoir d’autres cadeaux!

Peut-être qu’avec un peu de mordant sur l’avantage numérique, le Bleu-blanc-rouge aurait pu s’offrir un certain répit. Mais comme c’est le cas depuis maintenant sept matchs, la sécheresse s’est poursuivie. Voilà maintenant 25 occasions consécutives bousillées par la bande à Claude Julien. Et ce n’est pas comme si les chances de marquer étaient au rendez-vous. Le Canadien peine à s’installer et semble à court de solutions en possession de la rondelle. Vivement un électrochoc!

À l’autre bout, Jaroslav Halak devait rire dans son masque en voyant son ancien coéquipier être laissé à lui-même. Le héros du printemps 2010 n’a eu besoin que de quelques arrêts clés en deuxième période pour empocher facilement la victoire... et le jeu blanc!

Avec un effort aussi épouvantable à domicile, contre un grand rival avec qui il lutte directement pour une place en séries, le Canadien pouvait difficilement faire pire. D’ailleurs, à sa sortie de la patinoire, Brendan Gallagher n’a pas hésité à identifier ce match comme étant son pire en carrière.

Voilà qui résume bien la soirée.