Après le défi qui l’attend face à Dillon Carman, samedi soir au Centre Vidéotron, Simon Kean aimerait ensuite en découdre avec l’ancien champion du monde WBC, Bermane Stiverne, dans un avenir rapproché.

«Après Carman, je veux Stiverne»

Trois-Rivières — Impliqué dans une guerre émotive face à Adam Braidwood à son dernier combat, Simon Kean (15-0, 14 K.-O.)trouve la semaine précédant son duel face à Dillon Carman (13-3, 12 K.-O.) un peu terne. N’ayez crainte, il assure qu’il sera aussi affamé samedi soir au Centre Vidéotron qu’il ne l’était en juin dernier lorsqu’il a démoli Braidwood.

«Carman se tient tranquille, j’imagine qu’il ne veut pas réveiller la bête. J’ai de mauvaises nouvelles pour lui: je suis un Grizzly je n’ai besoin de personne pour me réveiller», sourit Kean.

Il n’y a pas que la personnalité qui est différente entre l’Ontarien et le mastodonte de l’Ouest canadien. Kean ne fait pas de cachette, il s’attend à un meilleur test face à Carman. «C’est un meilleur boxeur. Il détient un meilleur jab. Je m’attends à un plus long combat.»

Kean n’a quand même aucun doute sur le résultat. Il dit avoir commencé le ménage chez les poids lourds au Canada en humiliant Braidwood. Carman représente la deuxième étape. Si Camille Estpehan lui demande son avis, ce sera ensuite l’ex-champion du monde Bermane Stiverne. «Après Carman, je veux Bermane Stiverne. J’aurais aimé Oscar Rivas mais parce qu’il est avec un autre promoteur, ça ne se fera pas. Il y a d’autres cibles potentielles, comme les frères Lippe Morrisson et Mladen Miljas mais mon préféré à moi, c’est Stiverne. S’il veut bien sortir de sa retraite, je suis son homme, faites-lui le message!»

Stiverne a touché de bien grosses bourses dans le passé et son dernier combat face à Deontay Wilder a été catastrophique, alors il serait étonnant qu’il accepte ce genre de proposition. Les frères américains Lippe Morrison semblent plus accessibles, de même que Miljas, le nouveau champion canadien qui n’a fait qu’une bouchée du vétéran Travis Fulton le mois dernier. Miljas, en passant, a mis la main sur le titre canadien en passant le K.-O. à Carman au deuxième round il y a dix mois. Kean assure toutefois qu’il ne cherchera pas nécessairement à être plus expéditif que lui face à Carman pour lui envoyer un message.

«Je n’ai pas l’intention de me battre comme Miljas et de me retrouver au tapis au premier round», lance Kean. «Je vais faire mon combat à moi. Tant mieux, dans le fond, si Carman me permet de faire quelques rondes. Ce qui est sûr, c’est que lorsque l’ouverture va se présenter, je vais rentrer dedans!»

Son entraîneur, Jimmy Boisvert, assure quant à lui que Kean est bien concentré sur Carman. «Il y a des noms qui circulent pour la suite mais nous, notre travail, c’est de penser à samedi. Simon est à un ou deux combats de percer le top 10 mondial. Il est aussi à une défaite de prendre une méchante débarque dans les classements. Il joue gros samedi. Il le sait, sa préparation a été excellente au gymnase ces dernières semaines. Il y a moins de distractions autour de lui cette fois, ça ne peut qu’être bénéfique pour mettre à exécution notre plan.»

Plan qui commande le respect pour Carman. «Il est grand, il a de la boxe en lui. Il peut être dangereux à tout moment. Il faut être méthodique quand tu embarques sur le ring avec un gars comme lui. Je ne suis pas inquiet, Simon a montré par le passé cette patience. Le sparring avec Johan Duhaupas nous offre une préparation de très grande qualité en vue de samedi. Ça va paraître», conclut-il.