Après avoir fait la pluie et le beau temps au pays, Pavlos Antoniades s'attaque à la planète entière samedi à Rotterdam.

Antoniades: «Pas question de jouer les touristes»

Il a l'habitude de survoler les épreuves provinciales, de dominer les parcours nationaux et de faire tourner les têtes en Amérique du Nord. Mais cette fois, le Trifluvien Pavlos Antoniades va se mesurer à la crème de sa discipline à l'échelle planétaire, ce samedi aux Pays-Bas, hôtes du Championnat du monde junior de triathlon.
À 16 ans, voilà un défi qui l'allume au plus haut point. «Je sens de la fébrilité, c'est sûr. Je sens que ce n'est pas une compétition comme les autres. En fait, c'est l'épreuve la plus importante de ma carrière jusqu'ici. Et je me suis préparé en conséquence.»
Antoniades s'est pointé à Rotterdam en pleine confiance. Plus tôt cet été, il a gagné les Jeux du Canada et le championnat canadien par groupe d'âge, chaque fois passant la ligne d'arrivée aisément sous la barre d'une heure. 
Au cours des dernières semaines, il a peaufiné certains aspects bien précis et il est en ville depuis plusieurs jours, question d'être sûr que le décalage horaire ne lui joue pas un vilain tour. Tout est au point pour l'amener à offrir une performance à son goût.
«Ici, le chrono, on s'en fout un peu! L'important, c'est la position. Si je sors du premier groupe en nage, un top 10 sera à ma portée. Si je sors du deuxième groupe, ça risque d'être un top 20. Mais je ne veux pas aller plus loin que ça. Pas question de jouer les touristes!»
Le point de mire, la nage
Excellent cycliste, Antoniades redoute particulièrement la première étape de l'aventure, les 750 m de nage. En vélo, il devra quand même se méfier du parcours technique de Rotterdam.
«J'ai confiance en ma nage mais je sais qu'il y a des gars plus forts que moi. On verra où je me situerai quand cette portion sera finie. Ce qui est certain, c'est que le parcours en vélo me convient bien. Il est fidèle aux parcours européens, il est très technique. Ça veut dire que les meneurs seront certainement plus conservateurs et qu'ils vont prendre moins de risques. Moi aussi, je devrai faire attention aux chutes mais ce sera une situation où j'aurai un peu plus de latitude pour pourchasser les meneurs», analyse-t-il.
Après les 20 km de vélo, il fera avec ce qui lui reste d'énergie pour finir avec le plus d'autorité sur son 5 km de course à pied. «Je pense être en mesure de viser un chrono de 15:45 si tout va bien. Encore là, c'est difficile à évaluer, ça va dépendre de ce qui va se passer avant. L'important, c'est vraiment de connaître un bon départ à la nage», insiste-t-il.
Entouré de ses parents
Antoniades doit affronter tout ça sans avoir le privilège de compter sur son entraîneur Pascal Dufresne à ses côtés. Par contre, ses parents seront sur le site pour l'encourager.
«C'est un beau moment à vivre ensemble, une grosse étape dans mon cheminement. Je veux en profiter pleinement, n'avoir aucun regret quand je vais passer la ligne d'arrivée.»