Pavlos Antoniades sera parmi les favoris, l’an prochain, pour le titre mondial chez les juniors en triathlon.

Antoniades huitième au monde

TROIS-RIVIÈRES — Pavlos Antoniades a lancé un message clair à la planète lors de son avant-dernier rendez-vous au Championnat du monde junior de triathlon, samedi en Australie. Malgré une pénalité de 10 secondes, le Trifluvien a pris le huitième rang de l’événement, un bond de sept places par rapport à l’an dernier.

Antoniades a terminé quatrième chez les athlètes nés en 2000. Un podium, peut-être même un titre de champion du monde, sera à sa portée dans un an avec une grosse année de préparation. «On en a parle depuis ses débuts chez les juniors. On voit qu’on est pile sur l’horaire», sourit son entraîneur Pascal Dufresne, fier de son protégé.

«Il peut dire mission accomplie, l’objectif était un top 10 et il l’a atteint malgré la pénalité pour départ hâtif. Cette pénalité ne lui a pas juste coûté 10 secondes, elle l’a privé de prendre la route en vélo avec le groupe qu’il visait. Relégué au troisième groupe, il a dû brûler des cartouches pour revenir sur les meneurs. C’est impressionnant, la façon dont il a géré la situation. Il aurait pu se décourager mais non, il a fait preuve de sang-froid et il est allé chercher ce qu’il pouvait dans les circonstances. Chapeau!»

Antoniades a enregistré un temps global de 53 min 40 sec, finissant à seulement 51 secondes du gagnant, le Hongrois Csongor Lehmann. Selon Dufresne, il aurait pu gagner deux positions sans cette pénalité.

«Je croyais avoir attendu le signal de départ et j’ai été influencé par le geste prématuré de l’athlète à côté de moi. Je suis finalement sorti de l’eau 35 secondes derrière le meneur. J’ai fait une natation assez bonne pour le premier peloton de chasse, mais avec la pénalité de 10 secondes que j’ai prise dans la transition entre la natation et le vélo, je me suis retrouvé dans le peloton derrière», a raconté Antoniades à l’agence Sportcom.

Le jeune homme de 18 ans s’en voulait aussi d’avoir commis une petite erreur technique à la fin du parcours de vélo.

«J’ai réussi à rattraper le premier peloton et j’étais en bonne position pour le début de la course à pied. Par contre, vers la fin du vélo, un virage de 180 degrés suivi d’un autre à 90 degrés ont séparé de peu le premier peloton dans lequel j’étais juste avant la transition entre le vélo et la course. Je me suis retrouvé dans la deuxième moitié du premier peloton, ce qui m’a empêché de débuter la course avec les meneurs. C’était l’erreur qui m’a peut-être coûté le top-5. J’ai donc commencé la course à pied environ 20e pour finir huitième», a poursuivi le triathlète québécois, qui a fait un temps de 16 min 12 sec en course à pied.

Une grosse année
Pour Dufresne, cette expérience sera importante dans la prochaine planification annuelle, qui le mènera vers son dernier championnat du monde junior à Lausanne.

«Il est le meilleur Canadien, mais aussi le meilleur en Amérique du Nord. C’est quand même quelque chose, ce sport est très relevé depuis qu’il a fait son entrée aux Olympiques en 2000», fait valoir Dufresne. «On a maintenant plus d’outils pour planifier ce qui s’en vient. On sait notamment qu’il aura besoin d’améliorer son temps en course à pied pour prétendre au podium. Pavlos s’est amélioré dans les trois sports cette année, et il y a évidemment encore de la place pour progresser. Une grosse, très grosse année l’attend à son retour. La bonne nouvelle, c’est qu’il est dans la game. Même que si les astres sont alignés le jour de la course, il pourrait être champion du monde. Voilà une position qui va l’inciter à pousser encore plus.»