Le Prix d’été n’aura pas lieu cette année à l’hippodrome de Trois-Rivières en raison de la pandémie de COVID-19.
Le Prix d’été n’aura pas lieu cette année à l’hippodrome de Trois-Rivières en raison de la pandémie de COVID-19.

Annulation du Prix d’été à l’hippodrome de Trois-Rivières

Trois-Rivières — La pandémie de COVID-19 et la fermeture des frontières forcent la direction de l’hippodrome de Trois-Rivières à annuler le Prix d’été 2020, son gros événement de l’année. Bien qu’assurément chamboulée et reportée par la crise actuelle, la saison des courses pourrait malgré tout se tenir à huis clos si Québec l’autorise.

«La crème de la crème de nos chevaux vient vraiment des États-Unis et de l’Ontario, en grande majorité. Même si c’est prévu à la troisième semaine du mois d’août, on ne sait pas ce qui va se passer. Est-ce que les frontières vont rouvrir? Il fallait prendre une décision pour cet événement», explique Murielle Thomassin, directrice générale de l’hippodrome de Trois-Rivières.

Le Prix d’été est aussi l’événement annuel qui attire le plus de spectateurs à l’hippodrome de Trois-Rivières. Alors que Québec interdit les festivals et autres événements touristiques jusqu’au 31 août, il devenait aussi impossible de tenir le Prix d’été.

«C’est lors de cette journée que nous avons le plus grand nombre de spectateurs, mais aussi la plus grosse bourse de l’année. En une course seulement, nous donnons 200 000 $ tandis que nous donnons 250 000 $ en bourse durant toute la journée. On fait donc la promotion de cet événement partout au Québec. Les gens viennent de loin pour voir cet événement», précise Murielle Thomassin. «C’est la journée la plus importante pour nous.»

La directrice générale de l’hippodrome de Trois-Rivières, Murielle Thomassin.

Une saison chamboulée

Le seul hippodrome du Québec devait normalement amorcer la saison des courses le 2 mai prochain. Les deux premières dates prévues au calendrier ont déjà été reportées à l’automne. La direction de l’hippodrome espère bien pouvoir tenir par la suite les courses à huis clos, si Québec donne son aval.

«On sait qu’on est capable de respecter les règles de distanciation sociale. Nous avons fait une demande au gouvernement en suivant le protocole en place. Nous attendons une réponse», soutient Murielle Thomassin. «Même si on doit attendre au mois de septembre, on va avoir une saison. C’est juste qu’elle va être différente. Il va falloir la remanier et s’adapter.»

Une industrie fragile

Le maintien des courses est aussi dans certains cas «une question de vie ou de mort» affirme la directrice générale de l’hippodrome de Trois-Rivières. «On le fait pour l’industrie. On essaie de garder des chevaux en vie, parce que ça peut être littéralement une question de vie ou de mort. Si les gens n’ont plus le revenu pour soutenir leur famille et les chevaux, leur passion, ils vont devoir choisir. Ce sont des chevaux qu’on a peur de perdre», explique Mme Thomassin.

«Il pourrait être vendu à des abattoirs ou à d’autres personnes ailleurs dans le monde. On ne veut vraiment pas que ça arrive. On veut garder notre industrie à flot.»

Même si les spectateurs sont moins nombreux à se rendre à l’hippodrome en raison des mesures sanitaires en place, l’industrie des courses peut malgré tout être rentable en raison de la présentation des courses et les paris en ligne.