Alex Bellemare ne pourra pas lever le pied s'il veut décrocher un deuxième podium en Coupe du monde cette saison.

Alex Bellemare enfin à la maison

Il y a longtemps que les proches d'Alex Bellemare ne l'ont pas vu en action près de son domicile shawiniganais. À vrai dire, la meilleure occasion était probablement lorsqu'il profitait d'un congé pour aller s'amuser à Vallée du Parc. Mais ils auront enfin la chance, dès jeudi, lors du Jamboree de Stoneham.
Pour une première fois, la compétition de la Coupe du monde de la Fédération internationale de ski (FIS) présentera des épreuves de slopestyle, un tournant qu'a pris cette année l'événement tenu dans la grande région de Québec.
«Pour ma famille, le plus proche pour me voir, c'est probablement le Colorado. Ce sera plaisant de skier à basse altitude, de pouvoir parler français et de manger de la poutine! Je vais me sentir comme à la maison», mentionne l'athlète de 23 ans.
Bellemare ne pourra donc pas lever le pied s'il veut impressionner ses proches et décrocher un deuxième podium en Coupe du monde cette saison, après la France à la mi-janvier.
«Ça me rajoute une pression. Mes proches m'ont demandé quand étaient les finales... pas quand étaient les qualifications. Il faut donc que je m'assure d'être en finale.
Pour le reste, c'est un peu comme les autres compétitions, je suis à l'hôtel et j'ai la même routine. Je ne pense pas que ça me donne un avantage», affirme Bellemare, qui étudiait le parcours de la montagne de Stoneham. Un tracé différent de ce qu'il a l'habitude.
«Il va y avoir trois sauts au début et ensuite trois rails. Avant, il y en avait plus de tracé comme ça, mais depuis que la Coupe du monde est entrée en vigueur, le standard, c'est le contraire. Je pense que je suis content. Ça va me donner plus d'énergie pour les sauts. Sauf que ça m'arrive de devenir étourdi, donc il faut voir ce que ça donnera sur les rails. Mais je pense que le tracé devrait m'aider.»
En plus des épreuves de slopestyle, Bellemare participera à la compétition de big air qui se déroule à l'îlot-fleuri, près du Vieux-Québec. Un événement qui donne chaque année de magnifiques images. Il ne faut toutefois pas s'attendre à un podium, puisqu'il ne s'agit pas de sa spécialité.
Des points à accumuler
Le week-end dernier, le Shawiniganais était du côté de Mammoth Mountain en Utah pour le Grand Prix des États-Unis. L'événement n'a finalement jamais eu lieu, le vent et la neige ne permettant pas aux athlètes de s'élancer.
Il s'agit d'un scénario similaire à ce qui s'était produit en France, où on avait toutefois pu tenir les épreuves qualificatives. Ce sont ces pointages qui avaient été retenus pour décider du podium, où Bellemare s'est retrouvé sur la troisième marche.
«Le podium en France a vraiment fait du bien. Mais aux X Games, je n'ai pas bien skié et j'ai terminé dernier. L'an passé, soit je terminais premier ou dernier, et ce n'est pas ce que tu veux. Mais cette année, ça ne regarde pas pour ça. Après la France, j'avais la tête haute.»
Avec l'annulation du Grand Prix des États-Unis, l'épreuve de Québec aura donc encore plus d'importance pour une qualification pour les prochains Jeux olympiques de PyeongChang en Corée du Sud. 
Deux autres manches, en Suisse et en Espagne, sont aussi au calendrier d'ici à la fin de la saison. Alex Beaulieu-Marchand, Evan McEachran et Teal Harle représentent la plus sérieuse compétition pour le Shawiniganais.
«Je préfère ne pas y penser et contrôler ce que je peux. Pour les choix, tous les sports de ski acrobatique, comme les bosses, le ski-cross, seront considérés, donc ce sont ceux qui ont le plus de chances de podium qui vont y aller. On pourrait donc tous être choisis.»