Alex Beaucage, entouré de sa maman Maryse Milette et de son papa Marc, lorsqu’il a mis la patte sur la coupe du Président.

Alex Beaucage: «Le travail n’est pas terminé»

TROIS-RIVIÈRES — Alex Beaucage a l’impression de nager dans un tourbillon depuis trois jours. En soulevant la coupe du Président samedi à Halifax, les Huskies ont viré la ville de Rouyn-Noranda à l’envers.

Ce petit marché de hockey junior n’avait jamais célébré de championnat avant de s’imposer face aux Cataractes de Shawinigan en grande finale en 2015. Quatre ans plus tard, voilà que les Huskies ont remis ça avec panache, cette fois en défaisant l’équipe hôtesse de la Coupe Memorial lors de la dernière phase.

«C’est indescriptible comme feeling, ce que j’ai ressenti quand j’ai soulevé la Coupe. On a fêté sur la glace, puis dans le vestiaire, et on s’est ensuite fait dire que pas mal de gens nous attendaient à Rouyn. Jamais par contre nous n’aurions cru qu’ils étaient si nombreux. Il devait y avoir 2000 personnes à l’aéroport pour nous accueillir. On avait de la misère à circuler dans l’aéroport», sourit l’adolescent de 17 ans, qui a marqué un but en échappée lors du match décisif. Une belle façon de terminer des séries un peu moins éclatante qu’en saison, puisqu’il a été frappé par un virus lors du premier tour face aux Cataractes. «Quand je suis revenu, l’équipe allait tellement bien, je comprenais parfaitement la décision de Mario (Pouliot) de ne pas briser ses combinaisons. J’ai quand même tout donné, je sens que j’ai contribué. On joue pour gagner et c’est ce que nous avons fait, je ne peux demander mieux.»

Beaucage croit que c’est la série… face aux Cataractes qui a permis aux Huskies de s’imposer en finale. «Ce fut une finale très serrée, avec de l’émotion et de l’adversité. La première ronde face aux Cataractes nous avait bien préparés à faire face à ce genre de défi. Les Cataractes forment une jeune équipe talentueuse qui va vivre de bien belles choses dans le futur. Je pense que les deux équipes ont grandi lors de ce premier tour éliminatoire.»

Place à la Coupe Memorial

Les Huskies doivent maintenant mettre ce triomphe derrière eux pour les deux prochaines semaines. Car dès mercredi, ils reprennent l’avion en direction d’Halifax, où les attend le tournoi de la Coupe Memorial. Vous vous doutez bien que Beaucage et ses potes se pointeront au domicile des Mooseheads avec les dents longues. «Nous sommes en train de redescendre du nuage et il le faut. Le travail n’est pas terminé. Une coupe c’est bien. Deux, c’est mieux. C’est notre but en allant à Halifax», tranche Beaucage, qui sait bien que la compétition sera féroce. «Ce sont les meilleures équipes au Canada qui seront là. Il ne faut pas croire que les Mooseheads ne seront pas dans le coup eux aussi, bien au contraire. Quatre équipes de pointe, une seule va gagner. On a du pain sur la planche. Tant mieux, c’est très excitant. Les gars ont hâte de recommencer!», s’enthousiasme celui qui sera éligible au prochain repêchage de la LNH, en juin. «Le fait que le tournoi se déroule à Halifax peut nous donner un petit avantage face aux champions des autres ligues. On arrive de là, nous sommes confortables dans les installations. C’est un petit détail, c’est vrai. Mais quand c’est aussi serré que ça sur la glace, tous les détails comptent!»

Le Trifluvien a pu savourer cette conquête samedi avec ses parents Maryse Milette et Marc Beaucage. Ce dernier connaissait bien le trophée, puisqu’il a bu dedans en 1993 avec le Titan de Laval… et un certain Éric Veilleux, aujourd’hui pilote des Mooseheads! «Le hasard fait drôlement les choses», rigolait Marc Beaucage, qui a conduit 22 heures le week-end dernier pour voir fiston soulever la coupe du Président. «Ça valait ça sans aucun doute! Alex est en train de vivre une année dont il va se rappeler toute sa vie…»

Il reste un chapitre à écrire, à partir du week-end prochain en Nouvelle-Écosse.