Alex Beaucage

Alex Beaucage en première ronde

Comme prévu, Alexis Lafrenière domine le bulletin final émis lundi par la Centrale de soutien au recrutement, ouvrage qui va alimenter les discussions jusqu'au repêchage des joueurs midgets le samedi 3 juin au domicile des Sea Dogs à Saint-John.
L'attaquant vedette des Vikings de Saint-Eustache devance Samuel Poulin, Jakob Pelletier et Benjamin Parent, un quatuor qui suscite la convoitise depuis plusieurs mois!
Chez les Estacades, Alex Beaucage a réussi à trouver refuge en première ronde, répertorié au 17e rang. Son entraîneur, Frédéric Lavoie, se réjouissait de cette reconnaissance.
«C'est un joueur avec plein d'outils offensifs. Il génère de l'attaque à chacune de ses présences. Les équipes aiment ce profil en première ronde, alors je ne suis pas du tout surpris qu'il soit à ce rang», commente Lavoie. 
Après Beaucage, Vincent Sévigny apparaît en début de deuxième ronde, au 22e échelon. Le défenseur, fils de Pierre Sévigny, a connu une très belle progression dans les derniers mois. Benjamin Dion est répertorié en quatrième ronde, alors que les gardiens Benjamin Lajoie et William Grimard sont perçus comme des choix de cinquième tour. 
Ce palmarès chicote un peu Lavoie. Pas nécessairement parce qu'il est en désaccord avec les choix de l'équipe pilotée par Carl Bouchard. Mais en raison des attentes qu'une telle liste peut provoquer.
«En tout honnêteté, je me questionne sur l'utilité d'une telle liste en 2017. Je pouvais comprendre il y a 20 ans. Mais de nos jours, chaque équipe a un directeur-gérant, qui a un adjoint, en plus d'un dépisteur-chef qui supervise une petite armée de dépisteurs. Ça fait environ 10 hommes de hockey par organisation. Ont-ils vraiment besoin d'une liste externe pour faire leurs choix? J'espère que non!», lance Lavoie. 
«Si le CSR établissait uniquement un bulletin pour les choix de première ronde, afin de mousser l'intérêt en vue du repêchage, je comprendrais davantage. Mais y aller si en profondeur, ça profite à qui? Je ne comprends pas. Mais ce que je sais, c'est que les jeunes de 15-16 ans ont du mal à gérer une situation comme celle-là, positive ou négative.»
Lavoie a donc passé les dernières heures à jouer au psychologue avec ses jeunes éléments. «Le message, c'est que cette liste, c'est de la projection. Elle ne reflète pas tant que ça ce qui s'est passé au cours des derniers mois. Le repêchage, de toute façon, ce n'est qu'une étape. Une fois au camp d'entraînement, les joueurs doivent faire leur place, peu importe leur rang de sélection.»