Sports

Les Aigles échangent Daniel Mateo

Coup de tonnerre au Stade Stéréo Plus vendredi après-midi alors que les Aigles de Trois-Rivières ont échangé l’un de leur pilier des dernières années, Daniel Mateo.

Le joueur de troisième but a été envoyé aux Miners de Sussex en retour d’un bouquet d’atouts: les lanceurs Kody Kerski et Daniel Carela ainsi que le voltigeur Alexi Colon. Les trois étaient des réguliers dans l’uniforme de l’équipe du New Jersey l’année dernière.

Reste-t-il que Mateo est le gros morceau de cette transaction. En quatre saison à Trois-Rivières, il a conservé une moyenne au bâton de ,299, un OPS de ,783 et a frappé 33 circuits. Des chiffres qui le placent parmi les meilleurs chez les Oiseaux à l’offensive en compagnie de Javier Herrera.

À sa première saison dans le baseball indépendant l’an dernier, Kerski a obtenu une fiche de six victoires et cinq défaites et une moyenne de points mérités de 4,10. Il était utilisé comme partant mais aussi comme releveur numéro un, comme le démontrent ses 12 sauvetages.

Carela occupait lui aussi le poste de releveur chez les Miners. Il a maintenu une m.p.m. de 3,11 en 23 matchs pour la troupe de Bobby Jones. Finalement, Colon, qui a manqué de constance à la plaque l’an dernier, a frappé pour ,265 en plus d’obtenir 14 buts volés.

Crane quitte aussi

Le gérant T.J. Stanton n’a pas bougé une mais plutôt deux fois vendredi. Il a exaucé le vœu du voltigeur Connor Crane qui désirait un changement d’air à la suite de la dernière saison. L’athlète de 23 ans évoluera dorénavant avec le Freedom de Florence dans la Ligue Frontière. En retour, les Aigles ont obtenu le joueur de deuxième but Taylor Oldham et le lanceur Pete Perez.

En deux saisons en Mauricie, Crane a disputé 165 matchs et a affiché une moyenne au bâton de ,268.

Aigles

Plus de matchs en juillet pour les Aigles

Trois-Rivières — Les Aigles ont été déçus par le calendrier concocté par les instances de la Ligue Can-Am en 2016. Il semble que leurs revendications ont été entendues, car ils disputeront davantage de matchs durant la saison estivale l’été prochain.

Le calendrier des six équipes du circuit a été dévoilé lundi. Celui-ci comprend 102 parties pour chacune des formations, comparativement à 100 rencontres par le passé. 

Or, les Aigles disputeront quatre matchs de moins au Stade Stéréo Plus avant le congé de la fête nationale du Québec, une période au cours de laquelle il est plus difficile d’attirer des amateurs au parc de l’Exposition.

Les Oiseaux auront aussi la chance d’évoluer dans leur nid plus souvent en juillet, alors que quatre rencontres ont été ajoutées, toujours en comparant le calendrier de 2018 à celui de 2017 (17 parties contre 13). 

À l’instar de l’an dernier, la saison se mettra en branle à Ottawa le 18 mai. Le premier match local est prévu une semaine plus tard, le vendredi 25 mai contre les Boulders de Rockland. 

Les Aigles croiseront le fer avec les Champions à 22 reprises en cours de saison. Il s’agit de l’adversaire qu’ils verront le plus souvent, alors que seulement 18 rencontres contre les Capitales de Québec figurent au programme.

Encore une fois en 2018, deux équipes internationales visiteront les six clubs de la Can-Am. On ignore pour l’instant l’identité de ces deux clubs, mais Cuba, le Japon, Taïwan et les Pays-Bas seraient dans les rangs. 

Un retour d’une équipe de la République dominicaine n’est pas exclu non plus, bien que celle-ci ait déçu par son faible niveau de jeu.

La fin pour Ayala et Lahera?

Par ailleurs, Alexander Ayala et Miguel Lahera pourraient avoir joué leur dernier match avec les Aigles. Le site web de la Ligue Can-Am annonce que le gérant T.J. Stanton les a libérés à la fin du mois d’octobre, après une saison dans l’organisation.

Si le releveur Lahera a grandement déçu, Ayala s’est avéré un excellent frappeur de moyenne. Interrogé à ce sujet, Stanton assure qu’il n’y a rien de coulé dans le béton dans leur cas, à l’instar de tous les autres joueurs de l’équipe.

«C’est un détail administratif pour les joueurs cubains. Au moment où on se parle, aucun joueur n’est sous contrat pour 2018. Je suis encore à évaluer mon personnel de la fin de saison. Nous déciderons bientôt si on poursuit l’expérience cubaine.»

Tout ça dépendra en partie du voyage à Cuba des gens des Capitales, qui visiteront le pays des Antilles à la fin novembre.

Actualité

Troquer le bâton pour le chariot élévateur

En ces temps de Série mondiale, ça jase un peu de baseball parmi les quelque 150 employés de l’entreprise FAB 3R, sur le boulevard du Saint-Maurice à Trois-Rivières. Tous ont leur opinion, mais l’avis de l’un d’eux est particulièrement populaire. C’est normal, il est lui-même joueur de baseball professionnel. On se fie donc à l’expertise de Javier Herrera pour analyser les forces en présence!

Le voltigeur des Aigles Javier Herrera a rejoint l’équipe de FAB 3R il y a environ un mois, où il travaille comme manœuvre. «C’est la première fois de ma vie que je suis un employé d’usine. À bien y penser, c’est la première fois que je travaille à l’extérieur du baseball», concède l’athlète de 32 ans, qui a délaissé le chariot élévateur pendant 15 minutes pour répondre aux questions du Nouvelliste.

Originaire du Venezuela, Herrera a quitté son pays natal au milieu de l’adolescence. 

Dès l’âge de 16 ans, les Athletics d’Oakland l’enrôlaient au sein de leur club-école dans la Ligue des recrues.

Notre homme, même s’il n’était pas encore majeur, figurait parmi les beaux espoirs vénézuéliens du baseball. Dans ces circonstances, on joue au baseball à l’année.

«Je n’ai jamais pensé à l’époque que je devrais faire autre chose de ma vie. Mais un jour, tu comprends qu’il y aura une suite après le baseball. Tu dois penser à ton avenir pour ta famille.»

Il y a deux ans, Herrera et sa famille ont quitté le Venezuela et demandé l’asile politique au Canada. 

Après des mois d’incertitude, ils ont obtenu le statut de réfugié, grâce à l’implication d’acteurs politiques et de l’appui de la communauté.

Ayant passé par toute la gamme des émotions, Javier Herrera n’hésite pas, désormais, à parler de Trois-Rivières comme de sa ville et certaines personnes qui l’ont appuyé au fil du temps sont devenues des amis.

«J’ai déjà dit que je ferais tout ce que je peux pour m’intégrer ici. Je suis très reconnaissant qu’on m’offre cette opportunité. Les gens nous reconnaissent dans la rue, ils savent notre histoire. On a de la chance, surtout en ces temps difficiles au Venezuela.»

Une embauche dans l’ère du temps

Si Herrera admet qu’il se questionnait au départ en appréhendant ses premiers jours au boulot, force est d’admettre qu’il se débrouille plutôt bien.

«Il est très rigoureux, c’est un bon travaillant», témoigne Yves Lacroix, l’un des trois dirigeants de FAB 3R.

«Javier n’avait pas d’expérience particulière, mais il est gâté par la nature côté physique. Les gens impliqués sur le plan sportif sont souvent de bons employés. Il est reconnaissant et conscient de son environnement. On voit tout de suite que c’est un gars d’équipe.»

Manipulation du chariot élévateur, nettoyage, déchargement de camions: Javier Herrera est un homme à tout faire dans l’un des entrepôts de l’usine. Son quotidien, il le compare à sa préparation pour une partie de baseball.

«Peu importe ce que tu fais, tu dois y trouver un certain plaisir. J’ai été super bien accueilli, les collègues posent des questions sur le baseball et j’apprends un peu le français en les écoutant. C’est un autre type de challenge, mais tout aussi sérieux que mon emploi avec les Aigles l’été.»

Bonne nouvelle, il devrait pouvoir continuer à jouer chez les Oiseaux en 2018, si ses services sont requis, évidemment. Son employeur est ouvert à l’idée, quitte à ce qu’il prenne un congé sans solde.

Chose certaine, Yves Lacroix et ses associés ne regrettent pas leur choix. «L’immigration comblera le manque de main-d’œuvre dans bien des secteurs d’activités au Québec. Chez nous, on recherche toujours des soudeurs monteurs et des machinistes. Même si Javier n’a pas de qualification particulière, il comble un besoin et on l’apprécie beaucoup.»

Herrera, lui, n’en revient pas du chemin parcouru depuis deux ans, quand il est arrivé en ville avec sa femme, ses deux enfants... et presque rien. «Les enfants sont comme les jeunes Québécois de leur âge et ma femme et moi travaillons. On ne pouvait pas demander mieux.»

Sports

Stanton reconduit dans ses fonctions pour 2018

Trois-Rivières — T.J. Stanton a du pain sur la planche pour relancer les Aigles de Trois-Rivières. Bonne nouvelle pour lui, il a la confiance de ses patrons.

Sans surprise, les Aigles ont confirmé mardi le retour de leur gérant ainsi que des adjoints Matthew Rusch (lanceurs) et Chris Torres (frappeurs). 

«Nous croyons que miser sur la stabilité dans le département des opérations baseball nous aidera à devenir une équipe gagnante. T.J. aura carte blanche pour confectionner une équipe à sa main tout en étant conscient que les résultats devront suivre», affirme le directeur général René Martin.

En effet, la première équipe concoctée par Stanton, l’an dernier, a grandement déçu les amateurs. Les Aigles ont de nouveau terminé la saison dans la cave du classement, mais contrairement à 2016, la formation sur le terrain portait sa signature, car il avait attiré la plupart des joueurs à Trois-Rivières. Ce n’était plus le club de ses prédécesseurs Pierre-Luc Laforest et Maxime Poulin.

«J’ai fait une grande évaluation de mon travail à la fin de l’été, à tenter d’expliquer ce qui a pu se passer pour que ça aille si mal», confie Stanton au Nouvelliste

«J’ai appris beaucoup de choses et je n’ai peut-être pas connecté comme il aurait fallu avec certains joueurs de l’équipe. La culture ici changera de façon radicale, car nous manquions de caractère. Je vis au Canada depuis quelques années et je recherche des gars avec l’attitude qu’on retrouve chez les hockeyeurs: la haine de perdre! Des gars comme Taylor Brennan et Ethan Elias avaient cette attitude.»

Stanton sera donc en quête de nouveaux leaders et de lanceurs. Cette fois, il ne veut pas se tromper, car il se sait sur un siège éjectable. Les dirigeants des Aigles auraient beaucoup de difficulté à négocier avec une cinquième saison perdante en six ans.

«J’ai cru un instant que je ne reviendrais pas, reconnaît T.J. Stanton. Dans le baseball indépendant, des contrats à long terme, ça n’existe pas. Je suis donc très heureux de recevoir ce vote de confiance.»

Le gérant a notamment cité le cas de l’ancien pilote des RedHawks de Fargo-Moorhead, dans l’Association américaine du baseball professionnel. Engagé par l’équipe en 1996, Douglas Simunic, un ancien espoir des Expos de Montréal, a été remercié par l’organisation l’été dernier, au bout de 22 saisons! «Non, personne n’est à l’abri...»