Matthew Rusch a livré un discours en français et en anglais, lui qui a appris la langue de Molière en Mauricie.

«Merci pour tout»

TROIS-RIVIÈRES — Pour une première cérémonie de retrait de chandail, c’est réussi. Très émotif, l’ex-lanceur des Aigles Matthew Rusch a salué les amateurs de Trois-Rivières, qui se sont déplacés en grand nombre jeudi soir pour vivre un moment très spécial avec lui.

Accompagné de sa femme Amélie Marcoux, son fils William, ses parents et son frère, Rusch, détenteur de nombreux records dans l’histoire de l’équipe, n’a pu retenir quelques larmes en visionnant une courte vidéo préparée par l’organisation.

«Merci pour tout, aux partisans et à l’équipe. J’ai apprécié tout mon temps ici. Le baseball amène beaucoup de sacrifices, autant pour l’athlète que ses proches, je vous remercie vous aussi», a-t-il enchaîné, en regardant ses proches. «Le monticule a toujours été comme ma deuxième maison. Ma passion pour les Aigles, c’est fort et ça va toujours rester fort. Je souhaite bonne chance à l’équipe pour la fin de la saison, vous pouvez gagner le championnat.»

Rusch a livré un discours en français et en anglais, lui qui a appris la langue de Molière en Mauricie.

En plus d’avoir assisté au dévoilement d’une affiche de son numéro 22, Rusch a reçu une plaque commémorative ainsi qu’une toile de l’artiste-peintre Caroline Saint-Pierre.

Avant d’arriver à Trois-Rivières en 2014, Rusch a défendu les couleurs de plusieurs équipes, dont des clubs des réseaux affiliés des Tigers de Detroit et des Red Sox de Boston. À l’écouter parler jeudi toutefois, c’est assurément au parc de l’Exposition, ici à Trois-Rivières, qu’il aura vécu ses plus belles émotions. Ses joueurs des Cascades de Shawinigan, de la Ligue de baseball majeur du Québec, étaient aussi dans les gradins pour être témoins de ce moment important pour l’Américain de 36 ans, qui vient de les aider à connaître la meilleure saison de leur histoire.

Inoubliable championnat

Rusch a traversé quelques campagnes difficiles avec la casquette des Aigles sur la tête, sauf qu’il a aussi vécu des moments inoubliables. L’inattendu championnat de septembre 2015 figure parmi ceux-ci. «C’était indescriptible. L’année suivante, j’avais aussi atteint le plateau des 1000 retraits au bâton, ici à Trois-Rivières. J’avais reçu une belle ovation, c’était spécial. J’ai toujours senti que je faisais partie de la famille.»

Cette famille le suivra toute sa vie. Une affiche sur une clôture du champ gauche au Stade de Trois-Rivières en témoignera.