Les Aigles

Les renforts feront-ils le travail?

À l'aube du début d'une série de quatre matchs à domicile contre les Capitales de Québec et après avoir profité d'un congé de quelques jours, les Aigles doivent prier pour un peu de renfort du côté du monticule s'ils veulent, au minimum, afficher un dossier respectable d'ici la fin du calendrier.
Car avec un retard de huit matchs sur les Champions d'Ottawa et la dernière place donnant accès aux séries, la cause des Oiseaux semble déjà entendue: une exclusion du grand bal de septembre flotte dans l'air, et ce pour une quatrième fois en cinq ans.
La troupe de T.J. Stanton peut encore se redresser, ça ne prendrait qu'une séquence de cinq ou six victoires - leur meilleure est de quatre jusqu'ici - pour relancer la course avec les Champions et les Miners de Sussex.
Sur le pur plan des statistiques, tout est donc possible. Mais en s'attardant sur les chiffres et les prestations sur le terrain, rien ne laisse présager de tels changements, et ce en raison du travail des lanceurs.
L'attaque des Aigles fonctionne par séquence, c'est vrai. Mais elle mise sur assez d'outils pour livrer bataille aux meilleures formations de la Ligue Can-Am.
Daniel Mateo, un vétéran, est en voie de compléter sa meilleure campagne à vie au sein du circuit Wolff. À sa première saison en Amérique du Nord, le Cubain de 35 ans Alexander Ayala frappe pour plus de ,300.
Le jeune Connor Crane a déjà franchi le cap des 40 points produits tandis que Javier Herrera, même s'il est trop souvent retiré sur trois prises, compte 25 claques de plus d'un but. Et que dire de Julio Martinez, sans doute l'un des joueurs parmi les plus rapides et spectaculaires à avoir porté le maillot rouge et blanc de la franchise trifluvienne.
Gageons que cette offensive aurait pu en faire encore davantage si les frappeurs n'avaient pas joué avec la pression associée au baseball de rattrapage.
À 18 reprises depuis le 23 mai, les lanceurs partants des Aigles ont concédé au moins deux points à l'adversaire dès la manche initiale. On parle d'un match sur trois, grosso modo. Entre le 13 et le 23 juillet, c'est arrivé à cinq reprises!
Le gaucher Pat Peterson, engagé par Stanton à la mi-juin, a été l'un des plus permissifs avec quatre départs atroces. Il a d'ailleurs été libéré par son gérant mercredi.
Pour le remplacer, les Oiseaux feront appel à Kurt Heyer, un choix de sixième ronde des Cards de St. Louis en 2012 et qui mise sur une expérience de plus de 100 manches dans les rangs AAA. Ses chiffres ne sont toutefois pas à tout casser. Il devrait amorcer la dernière partie contre les Capitales, dimanche au Stade Stéréo Plus.
Heyer s'ajoutera ainsi à la rotation des partants dans laquelle on retrouve Edilson Alvarez, Matthew Rusch, Ethan Elias et Chris Murphy.
Heyer fait partie des joueurs les plus récemment embauchés par Stanton, avec Elias et le releveur Shaun Ellis. À Ottawa, les Champions ont fait le plein de releveurs depuis un mois et cela semble porter ses fruits.
Le gérant Hal Lanier a ainsi eu la main heureuse avec ses trouvailles. Reste à voir si Stanton, sur qui il y a de plus en plus de pression, pourra en dire autant.
Depuis le lancement des hostilités, huit lanceurs ont été libérés ou échangés. Six d'entre eux avaient été attirés à Trois-Rivières par Stanton.
D'excellentes foules à prévoir
La série contre Québec devrait s'avérer l'une des plus lucratives aux guichets pour les Aigles. En effet, c'est un petit cadeau du ciel que d'accueillir le principal rival de l'équipe pendant les vacances de la construction.
Edilson Alvarez sera sur le monticule pour Trois-Rivières. Il fera face à Arik Sikula des Capitales.