Miles Wolff: «Après 25 ans, le temps était venu de céder ma place.»

La Ligue Can-Am 2019: la passation des pouvoirs

Miles Wolff a pris une grosse décision durant la saison morte. Il a quitté son poste de commissaire de la Ligue Can-Am. En marge de l’ouverture de la saison 2019, il nous parle de sa décision et partage une partie de sa vision quant à l’avenir du baseball indépendant. Présent dans trois marchés du circuit, Groupe Capitales Médias vous présente aussi un portrait des six clubs qui forment la Ligue Can-Am. Bonne saison!

QUESTION: Comment avez-vous pris cette décision?

RÉPONSE: Il y a un an, environ, j’ai commencé à prévenir certaines personnes que le temps était venu pour moi de ralentir un peu le rythme. Dan Moushon, qui était le président de notre ligue, a choisi de quitter afin de relever un nouveau défi dans le baseball affilié. Son départ m’a donné le goût d’accélérer les choses. Kevin Winn, qui occupait l’an dernier le poste d’arbitre-en-chef, sera désormais le directeur exécutif de la Can-Am. Il s’acquittera de la plupart des tâches du commissaire. Moi, je continuerai de siéger au sein d’un comité de trois propriétaires qui sera en lien constant avec la ligue.

Q: On ne quitte quand même pas un poste aussi important facilement...

R: Je travaille dans le domaine du baseball indépendant depuis 1993. J’ai fait mes débuts avec la Ligue Northern. Ça fait quand même 25 ans! Justement. Après 25 ans, le temps était venu de céder ma place. La transition a débuté. L’an dernier, l’American Association a embauché un nouveau directeur exécutif. Nos deux ligues empruntent des directions opposées.

Q: C’est un peu la nature des ligues mineures professionnelles. Il n’est pas facile de trouver la stabilité.

R: Vous avez raison. Il y aura toujours des chaînons faibles. Certaines équipes fonctionnent bien. D’autres fonctionnent moins bien. Il n’est pas facile de maintenir l’harmonie dans un groupe de huit à 10 propriétaires. Chacun a ses idées, sa façon de voir les choses. Je l’ai fait pendant 25 ans. J’ai permis à ces deux ligues de survivre. C’était mon principal objectif.

Miles Wolff

« Le scénario idéal? Les quatre ligues que je viens de mentionner trouveraient un moyen de s’unir! »
Miles Wolff

Q: Dans quel état laissez-vous les choses?

R: Les choses vont bien, rien n’est jamais facile. L’American Association est en santé, mais deux ou trois de ses clubs vivent des difficultés. La Ligue Can-Am a toujours eu du mal à maintenir un nombre d’équipes suffisant. La Ligue Atlantic mise sur deux ou trois franchises qui sont très fortes. Les autres formations ne sont pas aussi fortes. La Ligue Frontier se maintient. Toutes ces ligues survivent depuis maintenant 20 ans. C’est loin d’être mauvais. Ça me laisse croire qu’il y a de la place pour le baseball indépendant.

Q: Quel serait donc le scénario idéal pour la suite?

R: Idéalement? Les quatre ligues que je viens de mentionner trouveraient un moyen de s’unir! Je ne sais pas trop si ça va se produire, parce que les propriétaires de toutes les équipes impliquées ont leurs idées et leurs priorités. Je crois quand même que l’union fait la force. Toutes les ligues indépendantes deviendraient plus fortes, si elles s’unissaient au sein d’une seule organisation.