On ignore toujours si T.J. Stanton portera une casquette des Aigles l’an prochain. Il doit rencontrer le directeur général de l’équipe René Martin (à gauche) mercredi.

Aigles: Stanton a été froissé

TROIS-RIVIÈRES — Alors qu’une rencontre est prévue entre lui et l’organisation mercredi à Trois-Rivières, le gérant des Aigles, T.J. Stanton, admet qu’il a été frustré de la façon dont l’équipe a géré son dossier il y a un an.

À la fin de la saison 2018, alors qu’il venait de guider ses troupes en séries pour la deuxième fois de leur histoire, le Floridien s’attendait à recevoir un vote de confiance de l’organisation. On lui a offert un contrat d’une saison, ce qu’il n’a pas apprécié, a-t-il confié au Nouvelliste mardi.

Dans les circonstances, il n’est pas étonnant de le voir étudier ses options. ll paraît que deux autres clubs de la nouvelle Ligue Frontier, dans laquelle les Aigles et les Capitales de Québec joueront dès 2020, se montreraient intéressés à ses services. Comme Le Nouvelliste l’écrivait il y a une semaine, Stanton doit prendre une décision d’ici vendredi. La rencontre de mercredi avec les Aigles sera donc primordiale pour son avenir avec l’équipe qu’il dirige depuis le milieu de la saison 2016.

«Je suis un agent libre», se plaît-il à dire, en entrevue téléphonique depuis Québec, où il passe une partie de son hiver à enseigner le baseball dans des programmes Sport-études. «J’essaie de déterminer quelle avenue est la plus avantageuse pour mon avenir. C’est rare de voir un gérant de l’année sans contrat, j’avais donc besoin de plus de temps pour mesurer tout ça.»

Bref, si les Aigles l’avaient reconduit pour au moins deux autres saisons à l’automne 2018, le discours serait peut-être différent en ce moment. «J’ai une bonne relation avec [le directeur général] René Martin, on verra ce que ça donnera.»

Chose certaine, le temps commence à presser pour tout le monde. Stanton reconnaît que la formation d’une nouvelle ligue à 14 équipes entre la Frontier et la Can-Am amène son lot de défis en termes de recrutement et de nouveaux règlements. Qu’il poursuivre l’aventure à Trois-Rivières ou ailleurs, il aura du pain sur la planche en novembre! «C’est pas mal sûr que vendredi, je sais où je m’en vais...»

Effet domino?

Plusieurs joueurs de l’édition 2019 des Aigles suivent le dossier à distance. C’est le cas de David Glaude, que Stanton a attiré à Trois-Rivières pendant la campagne 2017, après que cette ancienne vedette de la Ligue de baseball junior élite du Québec ait disputé un match dans l’uniforme des Capitales. Ce fut un vol en plein jour, Glaude devenant l’un des meilleurs joueurs de l’équipe.

«Le fait que T.J. revienne ou non à Trois-Rivières aura un impact sur la décision de certains joueurs et je m’inclus là-dedans, parce que c’est grâce à lui que j’ai eu une vraie chance dans le baseball professionnel», mentionne l’étudiant au département des sciences géomatiques à l’Université Laval.

«La plupart des gars s’entendent pour dire qu’il est un entraîneur très proche de ses joueurs. C’est un coach qui a confiance à 100 % aux capacités de ses joueurs. C’est une mentalité différente d’autres gérants, mais ç’a fonctionné à Trois-Rivières avec notre groupe de frappeurs de puissance.»

Le Trifluvien Raphaël Gladu n’est peut-être pas aussi proche de Stanton que ne l’est Glaude, mais il tenait lui aussi un discours favorable à son égard. «J’ai bien aimé ma première saison avec lui, il n’est pas du genre à mettre de la pression. Je pense que c’est normal qu’il veuille négocier son contrat et s’il revient, je serai heureux de jouer pour lui», assure celui qui poursuit l’entraînement ainsi que ses implications avec les Estacades et les Dragons du Collège Laflèche, pendant la saison morte.

D’autres candidats?

Sinon, d’autres noms circulent pour un éventuel successeur à Stanton, si ce dernier venait à décliner l’offre des Oiseaux. Il est évidemment question de Matthew Rusch, qui mise sur une excellente réputation auprès des partisans et de nombreux membres de l’organisation. Son chandail est le seul retiré par l’équipe à ce jour.

Les noms de Sébastien Boucher, gérant des Champions d’Ottawa jusqu’à cette année, de même que ceux de Jonathan Malo et même de Pierre-Luc Laforest, gérant des Aigles entre 2013 et 2016, auraient également été avancés.