Les Aigles ont gagné six des sept parties contre les Capitales cette saison.

Aigles: les grands frères de Québec en arrachent

TROIS-RIVIÈRES — Ce n’est pas arrivé souvent, en six saisons, que les Aigles se retrouvent devant les Capitales de Québec au classement de la Ligue Can-Am. En 2019 pourtant, les rôles des deux rivaux sont inversés. À quelques heures d’une série de trois rencontres en autant de jours entre eux au Stade de Trois-Rivières, les Aigles (30-20) visent le premier rang du circuit, tandis que les Capitales (19-32) s’accrochent à l’espoir de participer aux séries.

Par le passé, c’est plutôt le contraire qui se produisait, et ce, année après année, en excluant la saison 2014, au moment où les deux équipes québécoises ont raté la finale dans une ligue à quatre clubs. C’est pourquoi les Capitales ont souvent été considérés comme les grands frères des Aigles.

Ces derniers avaient mis la table, dès leur série inaugurale, en battant Québec trois fois sur une possibilité de quatre. Ils en ont ajouté une couche en les balayant 3-0 à la mi-juin, au Stade Canac de surcroît!

Depuis, la troupe de Patrick Scalabrini a heureusement accueilli des renforts. Les joueurs originaires de Cuba sont enfin arrivés à Québec. Stayler Hernandez (19 points produits ainsi que 10 doubles en 26 matchs) et Yordan Manduley (32 coups sûrs en 100 présences au bâton) font déjà sentir leur présence. S’ils maintiennent cette cadence, avec la qualité et l’expérience de leurs lanceurs, les Capitales pourraient retrouver le sentier de la victoire.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’ils devront se débrouiller sans Manduley, Hernandez, Vladimir Garcia, Tyson Gillies, Dustin Molleken et Scott Richmond, et ce pour quelques semaines, en raison de la participation de ces joueurs aux Jeux panaméricains, au Pérou. Pour eux, mieux vaut remporter la série contre les Aigles puisque par la suite, la profondeur du club en sera grandement affectée. À noter qu’ils ont utilisé 42 joueurs jusqu’ici cette saison, contre 31 pour les Aigles.

«On a regardé beaucoup de séquences vidéo des Capitales pour nous préparer, car il y a plusieurs gars qu’on ne connaît pas. C’est presque un nouveau club si on compare leur alignement à celui de mai et juin», constate le gérant des Aigles, T.J. Stanton.

«Ce sera un beau défi pour nos frappeurs. Je pense que les lanceurs de Québec sont plus talentueux que ceux de Rockland et ils ont amélioré leur efficacité à l’attaque. On a hâte de les affronter, c’est toujours spécial contre les Capitales, peu importe le classement.»

Arrivé à Trois-Rivières en début d’année, Tucker Nathans demeure néanmoins bien aux faits de l’importance de ces séries contre Québec. «C’est une grande rivalité, il y a toujours plus d’ambiance et de partisans donc on veut gagner. Par contre, on anticipe que ce sera plus difficile cette fois. On les tient en haute estime, les Capitales ont toujours été des gagnants, mais nous, si on joue notre style, nous pouvons battre n’importe qui.»

Les Aigles jouent avec confiance en ce moment. En fait, depuis la mi-juin, c’est l’équipe la plus redoutable du circuit.

Les hommes de Stanton viennent de remporter quatre séries consécutives, face à Ottawa et Rockland.

Les Capitales, eux, pensaient bien revenir du New Jersey avec au moins trois victoires sur quatre, après avoir enlevé les honneurs d’un programme double vendredi, mais ils se sont inclinés samedi et dimanche.

Depuis le premier juillet, les Capitales montrent un dossier peu reluisant de quatre gains et huit revers. Ils avaient pourtant collé cinq victoires de suite à la fin du mois de juin. Plusieurs les croyaient alors repartis.

Cette série face aux Aigles pourrait représenter leur ultime chance de remontée, sachant qu’ils devront faire sans plusieurs joueurs clés par la suite.